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30/05/2007

Faire entrer le Cotentin dans la modernité

Faire entrer le Cotentin dans la modernité

 

 

 

 

Pour un géographe faire de la politique c’est s’inscrire dans le fil de l’histoire. L e Cotentin c’est d’abord Cherbourg la belle,  sa rade et ses faubourgs, mais c’est aussi la Hague, sa lumière et ses caps qui plongent  à l’abrupt dans la Manche, c’est la Côte des îles, ses havres et ses dunes, c’est  le Bocage, ses collines et ses clos, c’est le Plain avec ses prairies et ses marais et c’est enfin  le Val de Saire, où a dit un poète « nulle part, n’est plus éclatant le rire de la terre ». Presque une île comme on le dit souvent, le Cotentin a traversé les siècles en étant  à la fois proche et lointain des grands courants traversiers. Un peu gallo-romaine, la région s’est christianisée sur le tard, ouverte aux migrations barbares et vikings, propice aux chefs de guerre, prodigue en marins et en voyageurs. Il semblerait que le premier corsaire français soit né dans notre pays et qu’on ait avant tout le monde fait la conquête des Canaries et trafiqué du bois du Brésil. Les évènements nationaux, les Révolutions et les Contre Révolutions n’ont eu que des échos assourdis, sortes d’ondes de chocs venant s’éteindre dans nos campagnes. Malgré cela nos rois et nos présidents ont toujours été bien accueillis, François 1er et Louis XVI, Napoléon III et de Gaulle. Jamais, à aucun moment, le Cotentin n’a été effleuré par la moindre idée d’autonomie, jamais il n’a envisagé son destin en dehors de la nation. Par exemple , il n'a jamais été tenté par une République des anglo-normandes !

Fidèle au pouvoir central donc, mais trop lointain, trop périphérique pour qu’il y naisse une grande agglomération comme Caen ou Rennes, ou un grand port comme Le Havre. L’économie de notre région s’est nourrie d’un double mouvement. Celui vers le Sud de l’agriculture tournée dès le XVIII° vers le ravitaillement de Paris et ses satellites et celui vers le Nord de la défense stratégique du territoire contre des voisins tantôt méfiants, tantôt envahissants. Nous n’avons jamais réussi à faire de nos cousins anglais des amis véritables et encore moins des partenaires économiques. Le Cotentin agricole et nourricier s’est tourné vers Paris pendant que le Cotentin maritime s’est hérissé de défenses dirigées contre nos voisins les plus proches, géographiquement et culturellement. Le Cotentin industriel a vécu de l’effort de défense nationale. Rien d’étonnant dans ces conditions que lorsqu’il a fallu trouver une place pour traiter les déchets nucléaires on se soit tournés vers la Hague. Quasiment regius nullus, l'endroit choisi ne pouvait aux yeux du pouvoir central que faire la nique à nos voisins, les indigènes étant pratiquement exclus de l’enjeu . Et puisqu’il en était ainsi cela devenait tout naturel d’y rajouter la Centrale électro-nucléaire de Flamanville. Je ne suis pas sûr que si on avait aujourd’hui à débattre de ces décisions, je  me rangerais parmi ses partisans : un si petit pays pour un aussi vaste projet ? On aurait pu y discerner les prémices d'un déséquilibre.

 

Il est trop tard aujourd’hui pour effacer cela, alors faisons contre mauvaise fortune bon cœur et utilisons notre savoir faire pour préparer l’avenir. Et l’avenir comment le dessiner ? Va-t-on continuer de considérer Cherbourg comme un appendice perdu au bout de sa quatre voies rudimentaire ? comme le terminus d’une voie ferrée obsolète ? comme le bout du monde a pu écrire un journaliste,  attendant sous ses parapluies les paquebots de croisière pris par le mal de mer ? Va-t-on continuer d’exporter nos légumes, nos poissons, nos yaourts sous des appellations évasives, pour masquerl’épineuse image de notre activité nucléaire ? Il faut mettre tout cela sur la table, il faut mutualiser les profits du plutonium et les pertes de nos pêcheurs et de nos agriculteurs, il faut que Cherbourg se tourne vers son arrière pays et il faut que nos bourgs et nos campagnes se tournent vers la mer. Et pour cela il faudrait qu’on cesse nos querelles de clocher, il faudrait qu’enfin nos communes deviennent citoyennes, qu’elles se préoccupent du bien public et non pas de la réélection de leurs maires. Puisque le décentralisation est là, qu’on nous la propose, qu’on peut se la payer, alors je demande aux habitants de Beaumont, de Sottevast ou d’Urville Nacqueville, plutôt que de s’enfuir avec la caisse,  de prendre leur bâton de pèlerin et de prêcher la modernité.

 

La modernité c’est le renforcement de la vie collective. Pendant des siècles nous avons vécu sous la domination d’un centre lointain intéressé par nos impôts mais assez peu par notre confort. Aujourd’hui Paris lui même, bien qu’il s’en débatte, est pris dans l’ensemble européen et mondial. Redevenue province du monde, notre capitale doit lâcher prise sur sa périphérie, faire confiance à ses lointaines contrées et leur confier leur propre destin. La vraie unité de vie aujourd’hui, c’est le Pays, c’est le Cotentin. C’est Cherbourg et sa campagne avec son armature de bourgs dont le maillage fait la force. Ainsi pensé sous sa forme d’unité le Cotentin devient un véritable ensemble de proposition, de création, de transformation, d’évolution vers le progrès. Le Cotentin comme  je l’ai dit  plus haut est riche de sa diversité il ne tient qu’à nous qu’il devienne fort de son unité. Nous avons l’unité de l’histoire, de nos monuments et de notre langue, patois compris, nous avons l’unité de notre mémoire collective. Il suffit de parcourir nos communes pour reconnaître notre patrimoine de clochers et de manoirs qui sont tous sous l’appellation contrôlée d'une toponymie unifiée  gallo-romaine et nordique. Alors pourquoi ne pas réfléchir ensemble à notre avenir ?

28/05/2007

Objectif 10

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OBJECTIF 10

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je commence à croire que l’enjeu national des élections présidentielles a quelque chose de factice, d’illusoire. On nous prend pour des gogos. Ce que nous donne à voir l’illustre Sarkosy ne fait que renforcer cette impression. Les grands prestidigitateurs sont ainsi, ils nous donnent à voir une belle danseuse pendant que les coups les plus fumeux se trament dans l’ombre. On rigole mais on est floués. Comme vient de nous le rappeler Ségolène Royal. Mais si on y réfléchit bien est-ce que notre vieux parti socialiste ne nous fait pas le même tour ? Pendant que nous devisions doctement sur le fameux Projet des socialistes dont la langue de bois faisait accroire aux militants qu’ils existaient bien, les vrais enjeux étaient ailleurs. Ils se nouaient dans la tactique des uns et des autres crocodiles, ambitieux  d’accroître leurs prérogatives et leur autorité. Tout naturellement des chaînes de pouvoir plus ou moins anonymes disposaient en silence leurs légions supposées, leurs fédérations,  leurs soutiens et leurs appuis. Pendant ce temps nous attendions de pied ferme  les millions de tracts et les milliers d’affiches qui font l’ordinaire du godillot socialiste, lequel bien souvent n’a même pas lu ces pages et ces pages de littérature répétitive. 

 

Alors je sens que quelque chose me chiffonne, qui me fait penser qu’il faut reconsidérer cela de manière radicale. Le Parti Socialiste s’est construit à l’image de la France jacobine, très centralisée. Au centre à Paris, les Chefs désignés par le Conseil national, eux même émanant des Conseils fédéraux, représentant les Section s qui se trouvent par la force des choses rejetées à la périphérie. Et une section du Parti Socialiste c’est quoi ? des adhérents de base colleurs d’affiches qui font élire les meilleurs d’entre eux, conseillers municipaux, maires, conseillers généraux, députés. Si tôt élus ces militants prennent leur vie propre, n’assistent plus pour beaucoup aux réunions de section et n’ont plus qu’un souci, être réélus. Ils se livrent alors en toute bonne foi aux grimaces démagogiques des fameux politiciens : raillés par tous, déconsidérés pour tous, jusqu’à la caricature ils n'en demeurent pas moins imperturbables et satisfaits. On doit pourtant leur reconnaîttre, moi le premier,  de l’intelligence, de l’énergie et du dévouement, des qualités éminentes qu’ils mettent  en toute bonne foi au service de la cause publique. Mais les hommes sont ainsi faits qu’ils voient midi à leur porte et qu’ils ne scient pas en principe, la branche sur laquelle ils sont assis. Les mandats se superposent et s’accumulent au fil des ans en constituant la substance d’un pouvoir autonome, celui de la sphère des politiciens. Ce pouvoir a de toute évidence partie liée avec le 4°pouvoir,  celui de la sphère médiatique, parisienne, bobo, aisée,  vivant dans les beaux quartiers, glosant sur le peuple, discourant de la nation, refaisant le monde à sa guise.

 

Le militant socialiste se retrouve ainsi anesthésié, isolé ou bien féal, assujetti ou tributaire, rarement acteur, jamais décideur. Il en est réduit quand il est jeune,  à espérer son tour de chance pour devenir lui aussi élu notable et respecté. Quand est perclus et saturé d'idéalisme candide, il lui reste à raconter ses campagnes électorales passées,  comme un vieux fantassin, ses guerres. Cette situation que personne ne veut mais que nos institutions produisent et prolongent, doit cesser. Il faut que la révolte sonne. Au diable les débats participatifs, au diable la langue de bois socialiste ! Militants à vos plumes et à vos propositions, à vos passions et à vos envies, vous êtes là pour vous exprimer, vous êtes là pour donner sa chair au Parti et pour le faire vivre. Je dis moi,  que le militant socialiste est au coeur de notre parti et que nous avons tort de le négliger ainsi.  J’ai entendu des militants, mes frères, analyser la dernière défaite présidentielle : les jeunes disaient que c’était la faute aux vieux, les vieux pensaient bien que l’inexpérience des jeunes y était pour quelque chose, tous accusaient ou Fabius, ou Strass Kahn ou  François Hollande. Mais aucun ne battait sa propre coulpe. Chacun s’exonérait de toute faute, de tout manquement. Le Parti c’est nous, ses défaites sont les nôtres.

 

Et justement,  fort à propos, se déroule sous nos yeux la  campagne  des législatives. Les enjeux ne sont plus le gouvernement de la France et les frasques du nouveau Président. L’enjeu immédiat c’est d’élire celle qui va porter notre voix commune au Parlement. Une femme de chez nous au Parlement ! avons nous écrit sur son tract de campagne. Yveline porte un double espoir. Celui de notre 4° circonscription dont nous avons vu que nos agriculteurs, nos pêcheurs, nos infirmières, nos caissières de supermarché, nos ouvriers, nos enseignants, nos ingénieurs devaient être représentés, respectés et encouragés. Et l’espoir  de notre parti  :  députée socialiste Yveline se devra d'être la cheville ouvrière de  la rénovation et de  la créativité de nos sections, en relayant  leurs voix dans les instances nationales et  en pratiquant partout la démocratie participative. Une femme politique est née avons nous dit au début de cette campagne et nous devons saisir cette chance pour que nos idées progressent.

 

Ce qui me fait dire que tout en souhaitant ardemment la victoire d’Yveline aux élections, il y aura une vie militante après la bataille. Nous aurons à poursuivre notre réflexion sur les grands dossiers, celui de l’environnement et de l’énergie , celui des soins hospitaliers, celui de la formation universitaire et professionnelle, celui de la recherche et de l’innovation, celui de la construction navale et de la pêche, celui du tourisme et de la politique culturelle, celui enfin de la rénovation socialiste et de la vie démocratique des socialistes en Cotentin. Nous ne pouvons pas être des acteurs partout et sur tout,  mais soyons certains que  le destin, l'avenir progressiste, la modernité de la 4° circonscription est entre nos mains. Nous pouvons faire que le Parti s'absente des grands enjeux politiques et sociaux de chez nous ou bien qu’au contraire il se manifeste et se déclare porteur d’idées nouvelles, lanceur de projets de développement, foyer de créativité et de participation, capable de donner son avis sur les grands dossiers. Et pour commencer, je discerne un grand objectif immédiat, essentiel et impérieux : nous faire entendre de la jeunesse de cette région. Quel que soit le résultat de ces élections nous consacrerons la première réunion de section ordinaire à ce grand enjeu :  faire entrer chez nous le souffle de la jeunesse et engager  notre action dans la modernité. Soyons modestes, allez ! disons que nous allons convertir dix nouveaux adhérents de moins de 50 ans pendant l'année en cours. Appelons cela l'objectif 10.

 

 

 

27/05/2007

Une piscine à Barfleur

ET POURQUOI PAS UNE PISCINE A BARFLEUR.doc

15/05/2007

Re(traite électorale)

La (re)traite électorale des législatives dans la

 

circonscription de Valognes

 

 

 

 

Je sais qu’on ne doit pas tirer sur les ambulances, mais enfin la droite mène la danse dans cette circonscription depuis si longtemps, qu’on peut se permettre d’ironiser un peu. Depuis Pierre Godefroy célèbre pour sa déclaration solennelle à l’Assemblée Nationale « La vache laitière est la machine-outil du paysan », il faut bien se convaincre que l’histoire politique de notre circonscription tourne autour des bovins.

 

 

Qu’on en juge : même si on trouve  deux vaches à lait par habitant dans la Manche, doit-on pour autant confier notre destin politique  à des vétérinaires ? Vétérinaire,  le Président du Conseil Général envoie à la bataille électorale sous sa bannière (ou à peu près) trois autres vétérinaires,  trois confrères qui se disputent pour prendre la tête du troupeau des 70000 citoyens inscrits  sur les listes  électorales de notre circonscription. Nous prend-on aujourd’hui encore pour   des animaux qui ruminent sous les pommiers en fleurs,  comme le veulent les cartes postales d’autrefois ?

 

 

Faut-il vraiment un  vétérinaire pour représenter nos concitoyens ? Il n’y a plus dans nos cantons de la  4° circonscription que 3000 agriculteurs pour 30000 artisans, commerçants, cadres, employés et ouvriers de toute nature ? Faut-il un vétérinaire pour défendre les intérêts de nos 20000 retraités et de nos 15000 hommes/femmes au foyer ? Pourquoi pas UN vétérinaire, puisque nous n’avons rien  à reprocher à cette honorable profession, mais DEUX, mais TROIS, mais QUATRE ? Veut-on faire voter les chiens et les chats ?

 

 

Nous approchons dans notre circonscription d’une situation pathologique, nous frisons l’embolie et nous nageons en pleine  consanguinité. Nous en  voyons bien les effets spectaculaires. Contre toute raison ces honorables élus, tous du sexe masculin, déjà conseillers généraux, ou bien députés depuis plusieurs mandats, ne se contentent pas de leur domination, ils en veulent davantage. Ils veulent sans doute asseoir leur gloire et leur pouvoir sans partage. Mais ils ont tort de prendre les gens du Cotentin pour des bœufs. Les gens d’ici ont envie que ça change et que la politique change. Ils ont envie que leur pays donne une formation et du travail à leurs enfants. Ils ont envie d’être bien soignés et bien accompagnés dans leurs retraites. Ils veulent  enfin renvoyer aux autres  une image dynamique et moderne.

 

 

Ils ont envie les gens d’ici,  que leur industrie et nucléaire et navale et agro-alimentaire soient défendues et soutenues. Ils ont envie que leur environnement soit préservé pour la plus grande satisfaction des pêcheurs, des agriculteurs et des professionnels du tourisme. Ils ont envie d’une politique responsable. Ils n’ont aucune envie qu’on les embarque dans des histoires saugrenues de chefs de troupeau et de bétaillères de l’histoire. Et enfin mais ce n’est que mon avis partisan  ils ont envie d’ envoyer une femme au parlement. Pour que ça change vraiment.

 

 

NB/  Depuis que j'ai écrit cette note, un des protagonistes s'est retiré de la compétition. Notons cependant que le trio restant donne à cette empoignade électorale UMP une nuance tout à fait champêtre. Sarko est partout, Sarko voit tout...

Fin de campagne

Fin de campagne

Militant socialiste je devrais être déçu par le résultat des élections présidentielles. Ce n’est pas le cas, j’y vois plutôt des raisons d’espérer. D’abord la campagne et l’élection ont été claires,  avec des enjeux déterminés. Sarkosi a revendiqué sa place dans une  droite décomplexée et assumée. La violence de son projet laisse de ce fait un espace aux gens de gauche,  qui vont avoir toute latitude pour définir le contre-projet d’une société meilleure. Ce n’était pas le cas en 2002.

 

Ensuite Ségolène avec un sourire d’espérance a clairement et sereinement entériné sa défaite mais elle a également  assuré aux militants qu’elle ne les laisserait pas tomber. Elle l’a dit , elle le tente, elle est prête à se mesurer aux difficultés de la réorganisation de notre parti. Elle va livrer bataille. Ce qui n’était pas le cas avec le retrait sinistre  de Jospin devant les ruines et les dégâts causés par son cuisant échec.

 

Enfin Ségolène a fait bouger les lignes du parti. Celui-ci fonctionne depuis des années comme un syndicat d’autodéfense. Ségolène a inventé la démocratie participative et les jurys citoyens. Les notables et les élus du parti ne pourront plus croire que les militants sont des godillots bons à distribuer des tracts et  à coller des affiches. Ils ne pourront  plus leur mentir, ni leur dissimuler, ni faire des arrangements sur des coins de table en feignant d’écouter des diatribes convenues à la tribune. Certes nous sommes un parti de grognards fidèles à nos convictions mais hélas ces convictions n’attirent plus personne, ni les jeunes, ni les femmes, ni les plus actifs, ni les plus brillants. Notre parti est aujourd’hui  dans  l’incapacité de se renouveler.

 

Mais par dessus tout, la vraie raison d’espérer c’est que le vote Ségolène a été majoritaire chez les jeunes et chez les citadins. L’avenir est donc au Parti Socialiste si il veut bien se saisir de cette chance et si les militants en place cessent  d’avoir peur des courants d’air. Peur des nouveaux arrivés, peur des idées nouvelles, peur des réalités, peur des analyses dérangeantes, peur des contraintes économiques. Il faut qu’ils cessent de croire qu’on peut gagner plus sans travailler plus. Ils doivent se convaincre que la solidarité a un coût, que la santé a un coût, que l’environnement a un coût…que seule une société en mouvement peu assumer. Nous avons besoin de mouvement, d’imagination, de créativité. On dirait que les forces vives ont fini par nous quitter. Il faut qu’elles reviennent et avec eux les poètes et les écrivains, les philosophes, les humaniste de tout poil et tous les grands utopistes.

 

Alors bien sûr j’en ai gros sur le cœur,  que Sarkosi qui n’a aucune vergogne et pour qui tous les moyens sont bons pour gagner, puisse se réclamer devant des milliers de personnes, de Jaurès et de Blum. Je l’ai ressenti comme une insulte personnelle qui prouve que ce monsieur trop pressé ne respecte pas les convictions intimes des gens. C’est aussi  un indice qui peut nous faire craindre d’autres avanies, d’autres vilainies, et pour finir une dégradation du lien social.

 

Attendons cependant que ce Président, si peu Président, se sépare de la jet-set et des pipoles, attendons qu’il redescende de son yacht,  emblème du capitalisme outrancier, attendons qu’il cesse de faire le malin pour plaire aux femmes, il va peut-être nous mitonner  une bonne surprise avec un gouvernement d’ouverture. Védrine ministre des relations étrangères ? je rêve. Mais comme on dit chez moi « les tchins n’font pas des câts » et nous allons plus sûrement vers des déconvenues sévères. Il vaut mieux que les thuriféraires de la droite dure profitent de ce mince répit pour étaler dans les journaux et à la télévision, leur satisfaction et leurs espoirs de revanche. Les retours de flamme peuvent être prompts à embraser les jeunes (et les toujours jeunes) de France qui n’ont pas abdiqué toute dignité, ni abandonné tout rêve de progrès social.

 

Pour cela nous devons nous préparer, communiquer nos peurs et échanger nos propositions. Il ne tient qu’à nous d’œuvrer pour que notre parti transforme son régiment de vieux tirailleurs en une horde de fous inventifs. Daniel Dubost      

 

samedi 12 mai 2007