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13/06/2007

Une lettre de Teurthéville Bocage

 

 

Elections législatives : qui dit la vérité ?

 

 

Je suis une habitante de Teurthéville-Bocage, moyennement pauvre, moyennement intelligente, moyennement informée, mais je me pose tout de même des questions à propos des élections législatives dans la circonscription de Valognes.

J’ai bien envie de voter pour le député sortant, mais il y a quelque chose qui me gêne. Voilà qu’à plusieurs reprises,  j’ai entendu des rumeurs accusant ce candidat d’avoir utilisé des fonds publics, à son profit. Bien entendu jusque là,  je n’en croyais pas un mot, mais quand j’ai lu hier dans le journal, que notre Président du Conseil Général,  Jean François Legrand lui même, reprenait à son compte ces médisances en écrivant : «Quand à Claude Gatignol, je maintiens le jugement que je porte sur l’homme-les malversations sont incompatibles avec la représentation du peuple… »  j’ai commencé à avoir des doutes sérieux.

D’un côté,  un député rafle 40% des voix au premier tour des élections, et de l’autre son Président du Conseil Général, du même camp, l’UMP, l’accuse d’en prendre à son aise avec l’argent de l’Etat. Mais ma surprise ne s’arrête pas là. Malgré tout ça,  Monsieur Gatignol reste imperturbable et se vante même de l’appui écrit de responsables politiques parisiens(…..) et du Président Sarkozy en personne.

Du coup,  je suis partagée entre l’envie de rester chez moi et celle de voter pour son opposante socialiste Madame Yveline Druez, qui fait preuve d’une belle énergie et d’un grand courage en affrontant un tel adversaire.

 

Dites moi je vous prie : quelles couleuvres veut-on encore nous faire avaler ?

 

En souhaitant que vous acceptiez de publier cette lettre sur votre blog, veuillez recevoir Cher Monsieur l'expression de mes salutations empressées et amusées.

D. L.

12/06/2007

Le Cotentin oublié des politiques

Le Cotentin oublié des politiques. Le Cotentin est riche de sa diversité. Sa capitale,  l’agglomération cherbourgeoise, est une porte ouverte sur le monde,  incitant aux échanges et aux trafics internationaux. Mais ce port est aussi ancré sur un arrière pays fait de terroirs différents et complémentaires. Le Val de Saire maraîcher et pêcheur côtoie le Bocage Valognais et son industrie laitière. Le Plain avec ses prairies, ses marais, et sa Baie des Veys,  répond aux havres de la Côte des Iles, pendant que le joyau des caps de la Hague abrite nos bijoux de famille nucléaires.

 

Mais le Cotentin est aussi fort de son unité historique et culturelle. Des gallo-romains aux Vikings, de Guillaume le Conquérant à de Gaulle, notre bout de presqu’île a toujours marché du même pas. On en trouve les preuves dans la toponymie de nos noms de famille et de nos lieux dits, dans les églises de nos villes et de nos villages, dans les racines de la langue commune que fut notre patois normand. Il en résulte un réel sentiment d’appartenance partagé par les gens d’ici. En termes ultimes de décentralisation,  les lois Voynet- Pasqua ont mis sur les rails législatifs l’aménagement et le développement des pays en utilisant leurs ressorts humains, culturels, sociaux et économiques. Le territoire national est ainsi constitué d’un patchwork de petites entités bien concrètes,  à l’échelle d’une journée de cheval. L’histoire y a durablement imposé sa marque. Dans ce contexte le Cotentin possède plusieurs atouts. Celui d’abord d’être bien individualisé avec des frontières que personne ne conteste plus, sauf à la marge. Celui ensuite de reposer sur un équilibre presque parfait entre citadins et ruraux, entre terre et mer, entre activités industrielles et productions agricoles. Celui enfin d’être doté d’un réseau de villes hiérarchisées allant de la capitale aux chefs lieux de canton et aux petits bourgs et hameaux de nos campagnes profondes. Chaque entité propose son lot d’activités et de services qui sont complémentaires et indispensables.

 

En dépit de ces atouts, si on examine les tentatives locales d’application de la loi, force est de constater un maigre bilan. Les causes sont peut-être un Conseil de Développement trop nombreux  et sans doute, des dissensions ouvertes entre ruraux et urbains. Mais on remarque aussi l’absence de nos politiques et surtout de nos députés. Conseil général et  députés sont pourtant du même parti. La 4° et la 5° circonscription ont eu pendant ces 5 ans une représentation homogène. D’évidence  ces deux députés qui auraient pu établir un véritable leadership politique n’ont rien tenté et  ont été absents des débats. Ils  n’ont soutenu aucun projet de pays.

 

Les élections législatives de 2007 doivent servir à remédier à cette regrettable carence. Il faut mettre fin à l’indifférence des élus qui se réfugient dans les sphères parisiennes du pouvoir  pour délaisser les forces vives de la population qu’ils sont censés représenter.

 

Pour qui voter ?  j’ai une petite idée, mais vous pouvez vous faire la vôtre. Demandez aux candidats  quels sont ceux qui refusent la politique de guichet pour instaurer une politique de projet. Demandez quels sont ceux qui veulent rassembler au lieu de diviser, et quels sont ceux qui militent pour la décentralisation et une authentique planification régionale. Vous trouverez sans doute la même réponse que moi. Aujourd’hui nous avons l’ exceptionnelle opportunité de relancer une politique de pays qui mette à profit le contrat de Plan-Etat-Région pour faire entrer le Cotentin dans la modernité. Les élections sont faites pour améliorer les choses. Pour changer de politique, il faut changer les hommes et voter B. Cazeneuve et Y. Druez.