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17/09/2008

Chroniques de l'âne 9- Mettre les pieds dans le plat

Mettons les pieds dans le plat !

 

J’en ai assez des hypocrites. Tous les camarades qui se répandent sur les ondes en réclamant le débat des idées nous prennent pour des billes. On voit bien à lire les contributions que leurs auteurs se donnent un mal fou pour se distinguer de leurs petits camarades. Il leur faut bien exister ! Il n’y a pas d’épaisseur idéologique entre les uns et les autres. Sauf à être des politiciens formés à la casuistique, les militants sont incapables de trier le bon grain de l’ivraie.Même mon âne est incapable de faire la différence entre les chardons de Fabius et le mélilot de Rocard.

 

En revanche,  nos généraux qui se ressemblent tant  par leurs concepts politiques (rappelons nous que notre Déclaration de Principes vient d’être votée avec une belle unanimité), se distinguent réellement par leur savoir faire. Ils pensent tous la même chose mais ils servent leurs ambitions avec plus ou moins de bonheur, avec plus ou moins de pudeur, en poussant le bouchon plus ou moins loin. Alors mon âne suggère  qu’on les juge  la dessus. Sur leur façons de faire. Commençons, comme l’a dit Vincent Peillon par éliminer une dizaine de politiciens malfaisants qui se servent avant de servir. Faisons une liste de  ceux qui n’ont pas respecté la discipline de parti, des spécialistes de la démolition, des chausse trappes et du mensonge et renvoyons les à leurs préoccupations de député, de maire ou de sénateur. Le parti leur a beaucoup donné ; qu’on en reste là. 

 

Vous voulez des exemples : Fabius qui a cristallisé la campagne du non au référendum, contre toute attente ; Rocard qui est allé se répandre en critiques acerbes sur Ségolène ; Jospin qui complote avec Bertrand pour s’approprier le Parti et même Jack Lang qui n’a pas respecté la discipline de vote sur les Institutions. Et la chère Martine, dernier avatar, qui s’est livrée ouvertement aux marchandages à La Rochelle. Et comme on dit la liste n’est pas exhaustive, on pourrait ajouter Strauss Kahn qui a cédé aux sirènes dorées de l’ordre international, ou bien Moscovici qui tente des alliances contre nature. Mettons les au placard et leurs copains avec.

 

Je respecte les idées des uns et des autres mais il y a des moments ou les armées en bataille ne peuvent accepter les trahisons. Fusillons les traîtres, je veux dire mettons les à l’écart du parti.  En tout cas, puisqu’ils servent objectivement Sarkosy, reconnaissons le ouvertement et classons les avec les ennemis de classe. Je sais que les partisans du tout est dans tout et de la confusion vont dire allons ! aimons nous les uns et les autres, comme Ségolène l’a fait récemment. C’est une erreur, il ne suffit pas de s’aimer, il faut être intelligent,  rigoureux et impitoyable, en dehors de quoi notre Parti va mourir.

 

 

 

PS / Encore une petite chose, Stéphane dans la PDLM déclare que la Fédé de la Manche met un point d’honneur à soutenir les poils à gratter du PS, Montebourg et Emmanuelli. Je crains d’y voir un abus de langage et en tout cas je constate que le poil à gratter du bon Henri est bien celui d’une vieille barbe. 

 

Chronique du Moyne 1 Une enfance malheureuse

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Chronique 1- Une enfance malheureuse 

 

Au moment ou commence notre histoire, nous sommes en mai 1460. Hamon était un jeune homme qui avait grandi dans la solitude. Sa mère Gillette était morte en couches à sa naissance, vingt ans plus tôt. Jeune homme il ne conservait  qu’un vague souvenir de sa nourrice, à qui il avait été arraché trop tôt, par son père,  le Sire de Giron.

 

Né dans une noble famille, l’enfant n’était pas destiné à la Religion. Comme son père, il aurait du apprendre à manier les armes et à batailler tantôt contre les Bretons tantôt contre les Anglais. Le reste du temps son devoir aurait été d'interdire les désordres dans son fief en tenant les vilains à bout de pique, pour les contraindre au travail et à l’obéissance.   Hélas, l’enfant fut, dès son plus jeune âge, porté vers les bons sentiments. Il aimait ses camarades de jeu et il respectait les jeunes filles.

 

Le vieux Chevalier  était un géant roux, retors et ignorant qui partageait son temps entre les échauffourées, les brigandages,  la chasse  et les cabarets. Il voulait un fils à son image suivant le précepte qu’une rapière de gentilhomme est bien préférable à une plume de bailly. Il avait confié  l’enfant  aux serviteurs du Château, et en particulier au garde-chasse et à la matrone qui lui servait de femme. Ils étaient des gens grossiers et brutaux. Un peu plus tard,  l’abbé Cresté, curé de l’église Saint Martin toute proche, lui avait appris quelques bribes de latin de cuisine et un peu de grammaire rudimentaire. Mais l'abbé obséquieux et conformiste était surtout là comme espion pour rapporter à Giron les faits et gestes de son fils.

 

Hamon ne goûtait guère les exercices brutaux. Il était choqué par les cochons qu’on égorgeait et par les biches qu’on chassait à l’arbalète. Il était surtout écoeuré par les chiens en meutes qui se jetaient sur les sangliers éventrés. Devenu un garçon solide et beau comme un prince espagnol, il fuyait ce père tonitruant et rouge comme un godon, toujours en bordée et qui ne cessait de se livrer à des exactions dans la Province. Le garçon méprisait les armes et il refusait de s’exercer à manier l’épée ou à tirer à l’arquebuse.

A suivre Chronique 2- Un amour de jeunesse

 

 

 

 

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