lalettreducotentin

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/11/2008

LA RESISTIBLE ASCENSION DE SEGOLENE

ségo2 WEB.jpgEn 2006 Ségolène a battu Strauss Kahn (21%) et Fabius (18%) avec 60% des militants qui l'ont désignée comme notre candidate aux élections présidentielles. En 2007, avec 47 % elle a résisté honorablement à Sarkosy dont tout le monde s'accorde pour dire que c'était un redoutable adversaire. En 2008 le 6 novembre sa motion  est arrivée en tête (29%), et le 20 novembre elle était encore la première avec 43% des voix. Heureusement le 21 novembre ses troupes ont été arrêtées en rase campagne par une coalition de vieux soudards éméchés, qui ont sauvé la France. Il s'en est fallu de 42 voix (0,02%).

18/11/2008

Fin de partie à Reims

Dans ce monde de communication permanente, il y a tant de choses dites ou écrites qu’on est pris de vertige et qu’on a plus qu’une envie, celle de se taire. D’autant plus que ce sont rarement des déclarations positives qu’on entend. On cherche en vain les idées de conciliation, les tentatives d'apaisement, ou les propositions de coopération. On entend au contraire et en surabondance  de l' ironie mordante, des proclamations victorieuses et des imprécations grandiloquentes,,  des condamnations péremptoires   et des exclusions définitives.

 

Dans ce concert de damnés ou personne n’écoute plus personne, les officiers de l'armée mexicaine qu’on appelle encore le PS,  ont renvoyé aux militants le soin de trier et d’éliminer les candidats pour choisir leur Général en Chef. Hélas notre Etat Major n’a pas vraiment élaboré de plan de campagne, ni désigné les véritables ennemis, ni reconnu d’éventuels alliés. Débrouillez vous chers militants et votez en conscience. Mais c’est un peu trop tard car il n’y a plus de bonne solution. Comment croire qu'après avoir appris à se détester les militants socialistes travaillent ensemble de gaieté de coeur? 

 

Dans ce psychodrame désolant il reste que le mouvement, la nouveauté, l'esprit d'équipe, la sincérité se trouvent du côté de Royal. Elle a fait des propositions claires que les trois autres ont repoussées avec une mauvaise foi évidente. Delanoé et Aubry ne sont que les paravents du vieux Parti qui veut se succèder à lui même. Il me semble que mon favori, Benoît Hamon, est lui aussi prisonnier de son mentor Henri Emmanuelli dont il reproduit l'immobilisme et le sectarisme, que Mélanchon vient de mener à leur extrêmité. Si Aubry gagne c'est que rien ne va changer et que les Barons vont continuer à se moquer des militants de base et à n'en faire qu'à leur tête. Je vois déjà  Fabius, Jospin, Lang et bien d'autres (ceux que Benoît Hamon a appelés les repus), faire la loi en coulisse avec leur habituelle fatuité.Nous n'aurons plus qu'à prier pour qu'ils se retiennent de trahir et qu'ils cessent d'alimenter  les sarcasmes de la Droite, tout en rêvant du prochain Congrès. 

 

Ma dernière remarque c'est que les chefs et les sous-chefs sont bien plus figés dans leurs alliances, dont dépend leur carrière politique (et parfois leur carrière tout court) que les militants de base qui n'ont rien à défendre fors leurs convictions. Pour les cadres du Parti, les  nominations, les investitures, et les cooptations de toute nature sont le pain quotidien qui embellit leur ordinaire. Comment oser dans ces conditions des changements et des synthèses qui remettraient en cause les chaînes de transmission du Pouvoir ?