lalettreducotentin

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/02/2010

BHL, roi du toc

images.jpg

A propos de notre beau philosophe, mon référent maître Cornelius écrivait : « Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un “auteur” peut-il se permettre d’écrire n’importe quoi, la “critique” le porter aux nues, le public le suivre docilement – et ceux qui dévoilent l’imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n’avoir aucun écho effectif ? » Optimiste, Castoriadis ajoutait néanmoins : « Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée. »

 


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Wikipedia nous rappelle que Pierre Vidal Naquet, Bourdieu, Deleuze, se sont souvent étouffés en lisant le magicien des médias. Sa dernière campagne publique me sidère, il en est encore au fascisme, au stalinisme, au colonialisme et à l'impérialisme, comme si le monde n'avait pas changé depuis mai 68. On cherche en vain dans la pensée de ce gredin intellectuel de quoi éclairer notre malheureuse lanterne. On aimerait qu'il nous parle de la Chine et des autres pays émergents, d'Israêl et de son combat  d'un autre âge. Il préfère la Tchéchénie et la Georgie. Cornélius doit se retourner dans sa tombe,  la camelote n'est pas passée de mode.

 


Imperturbable, ce grand seigneur de l'imposture intellectuelle, se dit de gauche tout en mettant hors jeu le parti qui l'incarne. Il déclare qu'on doit en finir, le plus vite possible maintenant, avec le Parti Socialiste, ce "grand corps malade »  (Ce grand cadavre à la renverse, 2007).  A ses yeux, la gauche doit renouer avec l'essentiel, : l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'anti-totalitarisme. Il exprime l'espoir de reconstruire, sur les ruines du parti socialiste, la gauche de demain, moderne et réinventée, avec à la clé une indifférence au social clairement assumée !. On croit rêver en le voyant asséner ces vieilles lunes (qui avaient tout leur éclat il y a un demi siècle) devant des journalistes serviles et médusés . Il est vrai que ce brillant penseur a de quoi, en réseaux, en pouvoir et en dollars, faire tourner les miroirs aux alouettes.

PS/ et je ne parle pas du fameux faux philosophe Botul...


18/02/2010

Conférence sur la côte des Îles

affiche9.jpg

10:49 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer

09/02/2010

Hurler avec les loups ?

freche.jpg

 

Hurler avec les loups, même quand ils sont édentés, n'est pas mon fort. Je dis à mes camarades socialistes du Languedoc, tenez bon ! Votre  Georges Frêche n'est pas le Le Pen de la langue d'oc, ni le barbare rouquin et raciste des monts d'Auvergne, ni l'hystérique médiatisée de Lorraine, seulement un intellectuel mégalomane qui se corrige par l'humour et la dérision.Tout un chacun peut en trouver les raisons formelles que les journalistes se gardent bien de mettre en avant.


Depuis plusieurs années déjà le pouvoir médiatique s'est installé dans un consensus mou moulinant une sorte de bouillie d'idées et de concepts sans reliefs dans laquelle des bavards couards et arrivistes jouent à se faire peur pour leur renom et leur carrière. Ce n'est pas moi qui le dit c'est David Pujadas lui-même et il en connaît un bout (voir ici même, les Plumassons et Trissotins)

.

Crier haro sur le Grand Baron de Montpellier est-ce vraiment lutter contre l'antisémitisme ?  Il existe mille preuves que l'homme n'est pas antisémite mais ça ne coûte rien au microcosme d'accuser et en plus ça donne une allure morale exemplaire. Crier que Georges Frêche est raciste anti noir ou anti arabe, ne résiste pas plus à l'examen mais ça autorise à distiller gratos une leçon de bon goût politique.


Voilà la chiendent , le bon goût, à défaut de convictions,  les bobos ont du bon goût et il convient de ne pas choquer leurs chastes oreilles. Ils veulent tout, le caviar  et la bonne conscience en prime. Je vous le dis chers camarades, irresponsables socialistes de la bonne société, choisissez votre camp, moi je choisis celui des militants et de la Septimanie, du vin et de l'huile d'olive.