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31/12/2010

Le temps qui passe

 

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Encore une année de passée à soigner ma vieille ferraille déglinguée, une vésicule par ci un oeil par là, enrobés de lumbago. La chance c'est qu'on peut faire avec ou sans. J'en connais bien d'autres qui n'ont pas eu la patience d'attendre, qui roulaient trop vite ou qui mangeaient trop, ou bien encore qui se sont fait braquer par une rupture chromosomique mal intentionnée. En ce début d'année, j'ai une pensée affectueuse pour mes amis défunts, Dieu sait ce qu'ils auraient pu faire de leurs vieux jours !

 

Etre en vie ne suffit pas. On sent chaque année que le chemin est de plus en plus raide et comme dirait notre inénarrable ministre de l'intérieur, c'est quand il y a de la pente que ça ne va pas. Si encore il suffisait de se laisser descendre, mais non il faut monter. Les âmes bien trempées ne se laissent pas glisser, elles résistent. Elles avancent un pied, et puis l'autre et entre deux enjambées elles ricanent, elles rient jaune. Elles font mine de ne pas y croire et d'en avoir encore un peu dans la culotte, oh si peu, mais assez pour la grande illusion. Alors on gravit péniblement le sentier malaisé du vieillissement. Fêter le temps qui passe est une invention de jeune, sûrement pas de septuagénaire qui s'accroche à la rampe.

 

Monter oui ! mais pour aller où ? Je ne vois au sommet  qu'une immense gare de triage, un terminus. Les passagers ont tout d'un coup la nuque raide et les mâchoires crispées, comme si ils n'avaient plus envie de rigoler. Il y a deux grandes destinations : la classique dans un superbe corbillard à plumets tiré par deux magnifiques chevaux de labour, blancs et dociles. Le cocher est tout en noblesse et en dextérité et j'imagine que les villageoises suivraient mon cercueil la larme à l'oeil. Je préfèrerais que ce soit en été, les femmes sont plus belles, un rien les habille, et notre pays en cette saison chante et verdoie.

 

Oui, oui Monsieur le Curé je n'aimerais pas que mes obsèques soient tristes ! C'est la raison pour laquelle je ne ferai pas rentrer mon cadavre dans l'ombre fraîche de la belle église; l'odeur d'encens et la fumée des cierges sont des symboles que je laisse aux pénitents. Rendez-vous compte Monsieur l'Abbé puis-je avoir gravi tous ces douloureux degrés pour finir en misérable pécheur? Dommage pour la couleur, la musique, et le cadre qui sont grandioses et éternels.

 

Alors je partirai comme un faux prophète, reçu devant son feu de gaz-oil par un croquemort sans légitimité, mais ce sera  juste un mauvais moment à passer. Une réduction minérale propre et inodore qui  tiendra dans une petite cruche romaine que j'ai pêchée chez les Barbaresques sous mon navire et que je conserve depuis un demi siècle pour cette ultime fonction. Ainsi resserré dans cette mémorable cruche que je ferai pendre à la branche la plus grosse de l'if que j'ai planté dans ma cour dans cette intention, je veillerai plus mort que vif aux destinées d'un lieu qui m'est cher et des gens qui y vivront.

 

L'if vit très vieux, on connaît des sujets de 800, voire mille ans. L'accrochage de mes cendres dans les branches se fera au son d'une musique qui est aussi un gage d'éternité : l'Enterrement à la Nouvelle Orléans de Louis Armstrong et sa bande. Musique de circonstance qui touche aux tripes noires ou blanches et qui accompagnera le flop des bouchons de champagne destiné aux amis et parents qui me feront l'amitié d'être là.

 

Y seront aussi mon chien, mon âne et pourquoi pas ? sous le soleil ! Tout ça pour vous dire qu'il n'y a rien de triste là-dedans et que je vous souhaite, je nous souhaite à tous, moi y compris, une bonne année !


27/12/2010

Chroniques de l'Ane N.S.6 : Mon âne se réchauffe

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Par -4°C au matin, je me suis transporté jusqu'à l'herbage de mon fringant bourricot. Du plus loin qu'il m'a aperçu, il s'est dirigé vers moi, lentement, à pas comptés, la tête dans les genoux. Il s'est arrêté devant son auge, prise par les glaces, l'oeil torve et la queue (qu'il a d'ailleurs trop courte eu égard aux standards d'un âne du Cotentin) au repos.

 

J'ai alors tenté de lui tenir un langage conciliateur et humain, pour l'encourager à attendre les beaux jours avec ce qu'il faut de résignation. Mon cher Tonnerre, lui dis-je, la politesse voudrait que je vienne en voisin soucieux de son SDF, avec un seau de thé bouillant propre à te rendre les frimas moins mordants, mais je m'en suis abstenu,  pour au moins trois raisons.

 

La première est culturelle. Tu es un âne du Cotentin et non pas de la Cornouaille british, ce n'est pas donc du thé que je t'aurais fait boire mais du cidre chaud à la vanille comme ma grand mère en abreuvait ses vaillantes vaches laitières quand elles venaient à mettre bas. Comme tu n'es pas non plus une vache, je suis demeuré hésitant et j'ai cherché autre chose.

 

La deuxième raison est écologique. Depuis sans doute plusieurs siècles, mes ancêtres, les rustres normands, t'ont élevé à la dure. Tu mangeais après que tous les autres fussent repus et tu travaillais encore quand tout le monde était ivre de fatigue. Les vilains ont ainsi sélectionné une superbe race docile et solide et d'une résistance admirable. En t'apportant du thé et des biscottes par grand froid, il me semble que j'irais à l'encontre d'une oeuvre de longue haleine, due à plusieurs générations de paysans entêtés, dont la longue patience mérite le respect.

 

La troisième raison est scientifique. Contrairement à ce que tu sembles croire, nous sommes en plein réchauffement climatique. Un des Professeurs de la Télé, parmi les plus réputés, a même démontré hier, avec plusieurs autres savants, que la neige et les grands froids en Europe confirmaient la justesse de la chose. Les glaces fondent au Pôle Nord et refroidissent l'Europe et pas seulement l'Europe, car Moscou est prise dans les glaces et New York est saisie par la neige, pour Montréal c'est pareil mais habituel. D'ailleurs, j'ai entendu le même Professeur au mois de septembre dernier, prédire que nous aurions un hiver très doux. Comme le journaliste lui demandait ce qu'il ferait au cas ou sa prévision se trouverait erronnée, il répondit : "Je changerais mes conceptions" !

 

Visiblement le Professeur n'a rien changé de ses conceptions, c'est  donc que la terre continue bel et bien de se réchauffer et que l'air que tu respires n'est pas froid, que l'eau de ton auge n'est pas gelée ,  qu'il n'y a pas de neige dans ton champ et que par conséquent tu n'as pas besoin de thé bouillant. L'animal fixa sur moi son regard doux et intelligent, submergé par cette  sagacité sans faille qui lui annonçait avec légèreté un lourd enchaînement de mauvaises nouvelles. Je compris qu'en retour,  il me priait de transmettre au Professeur sa commisération attristée et toutes ses condoléances,  pour la malchance provisoire qui frappait ainsi les glorieux travaux d'y celui.

 

Pour me faire pardonner les paradoxes que les quadrupèdes n'apprécient pas à leur juste valeur,  j'offris à mon noble quetton sa ration quotidienne : une brassée de foin rond,  qui fleurait bon l'herbe sèche de l'été, et un seau d'eau fraîche.

19/12/2010

Crise de l'Euro ou crise de l'Europe ?

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La dette publique de la France

 

 

 

On voit comment les marchés financiers s’attaquent aux dettes souveraines des pays européens les plus endettés. Ils font payer le risque de ne pas être remboursés aux emprunteurs, en augmentant les taux d’intérêt. Ce faisant le poids du service de la dette augmente jusqu’à devenir insupportable et à menacer les dits Etats de banqueroute. Il leur faut alors appeler le FMI qui peut apporter sa garantie, obtenir un rééchelonnement des remboursements à plus long terme et éventuellement effacer certaines créances. Dans ce cas ultime les prêteurs, donc les banques,  y laissent des plumes, mais il vaut mieux se couper un bras plutôt que de perdre la vie.

 

Cette faillite est humiliante pour les Etats et constitue une atteinte substantielle à leur souveraineté. On comprend que les gouvernements fassent tout pour l’éviter. Ils se trouvent contraints d'en appeler à leurs citoyens et à leur patriotisme en les priant de se serrer la ceinture. Ceux qui ont un petit matelas de réserves acceptent, mais les plus démunis, qui sont déjà en situation précaire, se révoltent.  Ils ont en plus un sentiment d’injustice car la crise financière venue par les banques a contribué à dégrader  les comptes publics . Les gens se voient invités aux sacrifices pendant que les banquiers continuent de se gaver avec des  salaires faramineux . C’est ce qui se passe en Grèce, en Irlande, au Portugal et même en Espagne. Les  agences de notation désignent les futures victimes : les taux grecs à dix ans sont toujours à 11%; ceux de l'Irlande à plus de 8%. Le gouvernement espagnol a dû consentir des taux de 5,4%, (0,8% de plus que la dernière fois) pour lever 2,4 milliards d'euros ces derniers jours.

 

Il faut quand même noter que les prêteurs  n’ont pas vraiment intérêt à tuer la bête puisqu’alors, il n’y aura plus personne pour payer. Dans la zone euro, la faillite d’un Etat risque d’entraîner des catastrophes en chaîne dans le système bancaire, dont les établissements de crédit publics ou privés possèdent les obligations des trésors en question.  La faillite d’un de ces Etats peut entraîner la faillite des banques et la paralysie de tout le système bancaire européen, voire mondial. Les faillites de ces Etats et le risque systémique des Banques ne sont évités que par la caution solidaire des autres Etats européens, mis en œuvre par le fonds de solidarité européenne.

 

Inutile de dire que les autorités politiques et financières de l’Europe et principalement de l’Allemagne et de la France, ne laisseront jamais se développer une banqueroute généralisée et qu’il faudra bien faire marcher la planche à billets, pour racheter toutes les obligations pourries quelles que soient leurs origines. Mais auparavant, comme le réclament les Allemands il est de bonne politique de faire cracher les peuples, de réduire les salaires et d’augmenter les impôts. Nul n’est épargné : la réduction des déficits est devenue une ardente obligation pour tous les pays. La vulgate libérale ne voit aucune autre issue. Ce qui revient à dire qu’en autorisant les  banques à appliquer des taux d’intérêt exorbitants, on finit en première intention, par contraindre les « travailleurs » à boucher les trous. On ne saisit pas les immeubles ou les yachts, mais on dégrade les organismes publics en supprimant des emplois ou en privatisant des services et on augmente la TVA ou bien comme en France on supprime certaines niches fiscales.

 

Certaines voix autorisées crient « casse cou ! ». En étranglant les salariés, on casse un peu plus la croissance molle des pays qui comptent sur la consommation interne pour redémarrer. L’Allemagne qui joue sur l’export n’en croit rien.  Les mêmes voix,  ajoutent qu’en économie, tout est question de confiance. Pour que ça marche, il faut que les marchés aient  la certitude que les obligations émises ne sont pas de la monnaie de singe. Tout réside dans la solidité de la garantie. Les USA ont une dette abyssale mais on continue de leur faire confiance. L’Europe, par des avancées spectaculaires sur l’unité économique et fiscale et sur le lancement d’emprunts européens, pourrait mettre un terme à la crise actuelle, en institutionnalisant sa garantie pour l’ensemble de la zone euro et faire aussi bien que Washington.

 

Il semble bien que notre cousine germaine Angéla Merkel se fasse tirer l’oreille. En réalité c’est son opinion publique qui craint que le vertueux allemand ne paye pour le fêtard grec ou portugais. Il faudrait sûrement décider de taquets qui interdisent le n’importe quoi, mais en Europe on sait faire des lois, des circulaires, des décisions communes. Il semble peu probable que les spéculateurs tentent de s’attaquer à une monnaie solidement défendue par l’Union Européenne. L’Allemagne, autant que tous les autres, a besoin de l’Europe pour maintenir son rang.  Il faudrait qu’on  se rende compte outre Rhin que la guerre est finie : où nous gagnons ensemble où nous allons périr ensemble. Parole de Chinois.

15/12/2010

Laurent le Magnifique

 

fabius.pngFabius est un homme intelligent et distingué. Si intelligent d’ailleurs que j’ai parfois du mal à le comprendre. Trop intelligent sans doute. Il est d’ailleurs persuadé qu’il dépasse en perspicacité le commun des hommes et des femmes. On peut peut-être trouver là l’explication de ses contradictions et de ses ratés, qui tous comptes faits, ne sont pas minces.

 

Ce jeune homme était pourtant entouré par les bonnes fées dès le berceau. Né dans une famille juive convertie au catholicisme et appartenant à la bourgeoisie prospère, il fait ses études secondaires à Janson de Sailly. Il intègre ensuite Normale Sup. pour en ressortir avec une agrégation de lettres classiques. Il suit les cours de l’I.E.P. puis rentre à l’ENA en 1971 , pour finir dans les trois premiers de sa promotion. Intellectuel élégant,  et remarquable cavalier à l’émission « La tête et les jambes », il fait rêver toutes les mamans qui ont des filles à marier. Il est promis aux plus hautes fonctions.

 

C’est bien ce qui lui arrive en s’inscrivant au PS en 1974, pour devenir un lieutenant fidèle de François Mitterrand, puis un de ses ministres (du budget, de l’industrie). A trente sept ans il remplace Pierre Mauroy et devient  le plus jeune Premier Ministre de la République. La suite de sa carrière comme Président de l’Assemblée Nationale (1988) ou Ministre de l’Economie (2000-2002), n’est qu’un long combat (avec Rocard, avec Jospin, avec François Hollande) pour demeurer aux premières places. Il aura à gérer les drames du Rainbow Warrior et du sang contaminé, dont il souffrira injustement . Sa politique constante est celle d’un social démocrate « moderne » qui met la pédale douce sur la pression fiscale et donne des gages à l’économie libérale et aux forces du marché. Il apparaît comme un Européen convaincu.

 

En 2002, après l’échec de Jospin, changement de pied. Fabius défend le non au référendum sur le Traité européen et se retrouve à l’aile gauche du PS avec Mélanchon et Lienneman, en contradiction avec le vote des militants PS qui décident le oui à 55%. On peut dire qu’à cette occasion là, Laurent le Magnifique a perdu la confiance de beaucoup de militants, ce qui explique son échec aux primaires de la présidentielle de 2007, où il arrive troisième avec 18% des voix. Le non-respect de la discipline de Parti lui a porté un coup fatal.

 

Fabius a-t-il cru qu’il lui serait pardonné ? Il a conservé en tout cas la confiance (et parfois l’adulation) des électeurs de son fief électoral de Rouen et du Grand-Quevilly. Aujourd’hui, au prix d’un nouveau revirement (ou reniement ?),  il se retrouve dans le courant majoritaire à soutenir Aubry et DSK, dont il va disant avec une certaine suffisance,  que seuls ces deux là ont quelque mérite et sont dignes de la fonction suprême. En cas de succès il y aura toujours bien un maroquin disponible pour lui. Il semble, à l’entendre, qu’il ne sera pas sur les rangs des primaires.

 

Le Prince des Politiciens a perdu beaucoup de cheveux et tente de s’installer dans la peau du vieux sage. Aujourd’hui il ne semble plus avoir une grande influence sur les militants. Je ne doute pas qu’il doit être très écouté dans les instances nationales, mais il semble coupé du peuple. Je l’ai entendu parler de son livre « Le cabinet des douze » véritable manuel d’histoire de l’art,  et il en parle bien. Fabius futur Ministre de la Culture ?

 

 

 

10/12/2010

Les Gérontes du PS et la Dame de Poitou-Charentes

royal 2.jpg On peut se demander quelles sont les chances de Ségolène Royal dans la compétition présidentielle qui s’annonce. Après son entrée fracassante dans le champ national en 2006, et son échec devant Sarkozy en 2007, la Présidente du Poitou-Charentes a gardé une place à part dans le cœur des Français. Son divorce et sa séparation d’avec François Hollande ont affaibli son image politique, et ses prestations médiatiques artistico- hasardeuses ne l’ont pas améliorée. Elle n’a pas su non plus à mon avis,  se doter pendant ces dernières années du côté sérieux, compétent et conventionnel qui lui fait défaut,  au dire de certains esprits conformistes.

 

La perception que les Français ont d’elle aujourd’hui est injuste. Parmi les femmes et les hommes politiques de l’opposition c’est sans doute elle, Ségolène, qui s’est montrée la plus proche des gens et la plus concrète dans ses actions. Réélue triomphalement aux Régionales, elle s’est investie pour Heulliez et elle a mené dans sa région une saine bataille pour l’environnement et le développement en faisant travailler ensemble des forces politiques divergentes (Verts, Modem, PC..). Elle est chaque fois  montée au créneau, bravement  et à contre courant, sans peur de prendre des coups (taxe carbone). Finalement, tout bien réfléchi, elle s’est comportée comme le meilleur soldat de l’opposition. Surtout si on rapproche ça du « Care », magistral loupé du Clan Aubry.

 

Rassembleuse, active, présente, courageuse sur des positions justes, comment peut-on expliquer qu’elle n’occupe pas une meilleure place dans les sondages ? Comme il fallait s’y attendre la fusillade est venue de ses propres amis de Parti. Je parle du  Congrès de Reims. Arrivée en tête des motions (29% des voix) elle obtient  au  premier tour 42,9% des voix pour l’élection au poste de Secrétaire Générale, contre 34,5% à Martine Aubry et 22,6% à Benoît Hamon. Contre toute logique politique ces deux derniers font alliance pour barrer la route à Ségolène. Celle-ci échoue à une centaine de voix (50,04% et 49,96%).

 

Vaincue dans des conditions discutables, tant sur le plan comptable que sur le plan politique,  obligée de laisser la place à contre cœur, elle voit son camp se disperser, Vincent Peillon et Rebsamen s’éloigner. Elle entame une sorte de traversée du désert imméritée, sous les quolibets de quelques machos suffisants et toujours contents d’eux y compris dans son propre parti (Emmanuelli, Fabius, Bartolone, Rocard, Jospin..) qui trouvent du renfort chez les éditorialistes inamovibles de nos médias (Alain Duhamel, Apathie) et bien sûr avec la bénédiction des porte flingue de la droite. Avec une telle opposition Ségolène aurait pu se décourager et disparaître.

 

Il n’en est rien. Elle est en train d’opérer un retour spectaculaire qui risque une fois encore de ringardiser un certain nombre de ses concurrents. Pensons à la démocratie participative qui a doublé en son temps le nombre d’adhérents du PS et comparons aujourd’hui à l’activité sans éclat de l’actuelle première secrétaire qui ne déclenche aucun regain d’activité ni intérêt dans les sections. Comparons aussi avec les  promesses non tenues de Benoît Hamon qui proclamait dans sa motion : Prenons un temps d’avance sur la Droite !. Le Sphinx du FMI est également aujourd'hui dans l’opinion de gauche un leurre et un objet de division, nuisible à terme au Parti, si rien ne change.


Si nous n’étions pas dans une société aussi misogyne, la dame de Vendée aurait la première place au PS. Si on le lui a refusée, c’est parce que nous nous traînons encore dans la médiocrité et le conservatisme de nos gérontes et de nos grands élus, satisfaits d’eux-mêmes et à des années lumière des soucis des militants de base.