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25/05/2013

Réchauffement climatique ou galéjade écolo ?

 

 

 

 

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 Peter Bruegel, L'adoration des mages dans la neige

 

 

 

Les croisés du réchauffement climatique sont pris à leur propre piège. Il suffisait d'observer le regard en biais du glaciologue Jean  Jouzel, pour s’apercevoir que l’affaire devenait de moins en moins claire. Mme Tubiana est allée chercher des arguments incroyables comme les  affres du tabac ou la tragédie des fusées à Cuba, pour démontrer que l’incrédulité de nos contemporains était un phénomène classique. Les gens n’y croient pas jusqu’à ce que la catastrophe leur tombe dessus. C’est vrai que les Cassandre du réchauffement s’en sont donné à cœur joie lors des canicules et des sécheresses et même des tempêtes et débordements maritimes. Cela leur permettait de prédire qu’il ferait  plus chaud de plus en plus souvent et que la sécheresse allait s’accentuer dans le Midi.  Les vignes du Bordelais allaient déménager vers  Honfleur et Deauville. La Côte d’Azur devait  devenir un nouveau Quatar. La meilleure preuve est qu’on assiste d’ors et déjà à la migration  des princes arabes vers Saint Tropez ! Les plus sceptiques ont senti le vent du boulet, il y avait des morts !

 

Peu importe si depuis une dizaine d’années on n’enregistre plus les augmentations de température qu’on attendait. J’en sais quelque chose puisque j’ai dû me payer cette  année une citerne de gaz supplémentaire pour me chauffer. Les évènements météorologiques actuels sont peu convaincants pour la propagande des climato-craintifs.  Alors ne parlons plus de température avancent-ils, parlons du taux de CO2 dans l’atmosphère. C’est ce que les journalistes de C dans l’air ont convenu et ça tombe plutôt bien car on vient de faire les premières mesures à 0,004 g. Nous avons franchi un seuil, disent les fameux lanceurs d’alarmes comme si un scientifique pouvait faire une différence entre 0,00399 et 0,004. On est en pleine communication.

 

Comment Mr Jouzel peut-il expliquer la constante augmentation du taux de CO2 et l’inconstance du réchauffement ?  C’est à tout le moins que la relation entre les deux est assez lâche…Si on utilise la canicule comme preuve du réchauffement on peut tout aussi bien arguer que la neige en mai est une indication du contraire ! A tout le moins,  nous sommes fondés à écrire  que  ni les canicules ni les tempêtes de neige ne prouvent quoi que ce soit. En réalité les extrêmes météorologiques traduisent une seule vérité bien classique,  la variabilité incessante du climat. Les années se suivent et ne se ressemblent pas, et nous avons toutes les indications nécessaires depuis longtemps  sur les variations annuelles, décadaires, séculaires ou millénaires !

 

Une autre carambouille régulièrement  brandie par le guide apostolique d’Ushuaïa est celle des réfugiés climatiques. Des milliers, que dis-je des millions ! voire un milliard ou deux de pauvres gens sont menacés par le grand chambardement de la désertification ! Je me souviens des grandes sécheresses au Sahel au début des années 70. J’ai vécu au bord de la steppe algérienne pendant de nombreuses années et je connais un peu le mécanisme des coups d’accordéon climatique qui obligent les populations à fuir.

D’abord il faut bien se dire que la sécheresse n’a jamais concerné les populations urbaines dont l’activité dépend beaucoup plus de l’alimentation du réseau électrique que de la pluie, laquelle est plutôt un facteur négatif pour la vie quotidienne. La vie des agriculteurs sédentaires est avant tout régie par l’irrigation qui demande une organisation et une gestion rigoureuses. Parfois il est vrai plusieurs années sèches consécutives peuvent mettre en danger ces communautés. Les populations qui sont les plus directement menacées par les sécheresses sont les éleveurs nomades qui courent après les pâturages avec leurs chèvres et leurs moutons et parfois leurs zébus. Ces populations-là n’ont pas attendu l’augmentation du taux de C02 pour subir les revers de subsistance allant jusqu’à la famine  lors des  crises climatiques. Utiliser ces phénomènes comme des preuves du réchauffement est tout simplement grotesque !

 

La dernière manifestation du réchauffement est la hausse de niveau de la mer. Passons sur les surcotes entraînées par des vents violents poussant les eaux dans le même sens que les fortes marées, tous les habitants littoraux connaissent le phénomène excepté quelques bêtas qui se laissent berner par les plages de l’été avec leurs eaux tranquilles. Les mêmes se font rouler, qui construisent dans les lits occasionnels de crue des fleuves et rivières. Il y a bien longtemps que les riverains s'endiguent contre les débordements !Suggérer que ces inondations sont là encore liées à un dérèglement climatique constitue une escroquerie. Parlez-en aux Pays Bas !

 

Il reste bien sûr la fonte des glaciers et la débâcle de la banquise en arctique. (Il semble qu’en Antarctique on observe le phénomène inverse, mais chut !!! ) Je ne connais rien à ces questions et je me promets de m’y intéresser, parce que je pense en voyant toujours la même ourse polaire efflanquée qui saute péniblement d’un glaçon à l’autre, les arguments qu’on avance dans cette catégorie sont tout autant « idéologiques » que les autres. Je suis d’accord pour dire avec d’autres scientifiques « froids » qu’il va falloir élucider une question impressionnante : comment une théorie du réchauffement évoquée sans passion depuis plus de cent cinquante ans a bien pu en dix ans convaincre un si grand nombre de nos contemporains qu’on tenait enfin la cause de  toutes les plaies de l’Egypte et de toutes nos terreurs millénaristes ?

 

 

 

 

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