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14/09/2013

Les dix commandements des Verts - 2 La terre ne réchaufferas point

 

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William Blake - L'horreur des temps modernes

 

La mystérieuse température de la terre

Sur vingt-cinq ans de mesures (1926-1950), la température maximum absolue relevée au Sahara fut de 57°C, le 12 juillet 1936 à Tindouf, mais elle ne fut pas homologuée parce qu’il manquait un barreau à l’abri réglementaire de la station d’observation. Dans les  conditions standard, la température sous abri mesurée à deux mètres du sol,  dépasse rarement 50°C et le record officiel fut à Ouargla, en août 1941(52°7) .Le génial DUBIEF a passé sa vie à étudier le climat du Sahara à partir de l’Observatoire de Tamanrasset. C’était au temps des petits aérodromes perdus dans le désert qui suppléaient à l’absence de routes, et chacun était muni d’une station météo, contrôlée, surveillée, agréée. Pour ce qui est des températures on enregistrait et calculait les données suivantes :

-(1) la moyenne des maxima absolus mensuels M'

-(2) les moyennes mensuelles des maxima journaliers M

-(3) les moyennes mensuelles des moyennes journalières M+m/2

-(4) les moyennes mensuelles des minima journaliers m

-(5) la moyenne des minima absolus mensuels m'

Tout cela pour un point géographique aux coordonnées précises et à 2m de hauteur au-dessus de la surface du sol. Les moyennes  journalières étant communément utilisées pour parler de la température d’un lieu. A aucun moment l’auteur des deux volumes importants sur le « Climat du Sahara », ne songe à perler de réchauffement ! Je sais qu’aujourd’hui nous avons des stations d’enregistrement automatiques fonctionnant en continu. Ces mesures sont néanmoins ponctuelles dans l’espace et quand le GIEC nous parle de l’augmentation de 2 ou 3°C de la température de la terre, je demeure perplexe car je n’ai jusqu’à présent trouvé nulle part la définition exacte de cette  ce qu’était cette température !

Il s’agit probablement d’une grandeur abstraite, résultant de l’intégration de centaines de millions de données, passées à la moulinette des modèles ? Désigne-t-elle la température du sol, ou bien de sa surface, ou de la température de l’air à deux mètres, ou bien de celle de l’atmosphère ? Mes recherches dans les sommaires des fameux rapports officiels ne m’indiquent aucune piste , ils précisent d’ailleurs qu’ils ne sont pas là pour ça.

 

Réchauffement ou changement climatique ?

Le GIEC définit actuellement les grandes lignes du Cinquième Rapport d’Evaluation (AR5), qui paraîtra en 2014. Comme ce fut le cas dans le passé, les grandes lignes sont élaborées selon des modalités précises auxquelles doivent se conformer des spécialistes du changement climatique de toutes les disciplines et des utilisateurs des rapports du GIEC, en particulier les représentants gouvernementaux. Les grandes lignes seront présentées à la trente et unième Assemblée plénière du GIEC et aux sessions de ses trois groupes de travail, qui se réuniront à Bali, Indonésie, du 26 au 29 Octobre 2009. (1)

Quelles sont les modalités précises aux quelles doivent de soumettre les experts ? Nous l’ignorons.  Quoiqu’il en soit, ceux-ci jouent la prudence sémantique. En gage de neutralité sans doute, ils parlent  de changement climatique, ce qui en toute bonne foi peut vouloir dire réchauffement ici et refroidissement là. Et si ce changement climatique était seulement une suite de situations décadaires ou centenaires qui n’ont rien à voir avec le CO2 ? Et pourtant on va partout répétant que la terre se réchauffe. La preuve est assénée par un article de Vickipedia qui nous  apprend que la température moyenne du globe a augmenté de 0,78°C (+- 0,18°C) entre 1906 et 2005. Bravo pour la précision des chiffres qui dépasse largement celle des instruments de mesure, surtout avant l’électronique !

Mais si on semble connaître ce delta, cette augmentation, avec une grande exactitude apparente, on ne nous précise à aucun moment quelle est  la grandeur elle-même. La température augmente, oui, mais la température de quoi ? Je supplie mes amis Verts de m’informer et de m’expliquer. Je relève qu’on nous parle tantôt de température globale moyenne ou tantôt de température moyenne du globe. Les deux expressions ne semblent pas avoir la même signification, mais dans les deux cas elles sont tout aussi mystérieuses. Qu’est-ce que peut bien être une température globale moyenne ?

 

On ne sait pas ce qui chauffe mais ça va nous coûter un prix fou !

Alors je demande aux tenants du réchauffement, d’abandonner leurs airs de précision en augurant que  la température moyenne de la  terre va augmenter de un, de deux, voire de cinq degrés en un siècle. Mieux vaut qu’ils s’en tiennent aux gros flonflons qui impressionnent si bien le badaud.  Tout évènement climatique sortant de la norme devient une preuve. Et dans ce domaine il y a surabondance : les canicules et les grands froids, l’épaisseur des banquises et la taille des glaciers, les cyclones et les pluies abondantes, les feux de forêts et les inondations. Le rabâchage en la matière finit par arracher des sourires au commun des mortels. Ce qui n’empêche qu’on a imprimé dans les esprits une nouvelle loi climatique, celle d’une température qui monte. En conséquence  nous observons de plus en plus d’évènements  hors normes qui deviennent autant de preuves. Le serpent se mord la queue. Pour finir on évalue chaque fois de manière assez fantaisiste le coût financier global des dégâts. Les mêmes experts sont même allés jusqu’à prévoir les sommes folles que ça allait nous coûter en un siècle !  

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.(1)

Autrement dit, il n’est pas question de prouver le réchauffement  mais bien plutôt d’étudier les fondements scientifiques des risques liés au changement ! Ce que je sais c’est que les températures de la terre constituent un continuum infini entre -50°C et + 50°C suivant les lieux, les heures et les saisons.  Rappelez- vous ! Quand vous marchez nu-pieds sur du bitume en été vous cherchez les bandes blanches pour ne pas vous brûler la plante des pieds ! Tout comme on marche à  l’ombre pendant la canicule et à l’abri du vent pendant le blizzard !

En dépit de cette incroyable diversité, les experts nous assurent les yeux dans les yeux que la température moyenne augmente et  qu’elle va continuer d’augmenter avec une précision incroyable. Ces mêmes experts tirent leurs certitudes d’un raisonnement simple : le taux de CO2 participe à l’effet de serre, donc si le CO2 augmente, l’effet de serre également et par conséquent la température de la terre !


Parlons un peu de l’effet de serre !

On peut écrire le bilan d’énergie à la surface de la terre de la manière suivante ;

Rn   =      (1-r) Rg  +  RA – RT

Rn est le rayonnement net reçu à la surface de la terre, et ce rayonnement détermine les niveaux de température. Sa grandeur dépend en premier lieu du rayonnement global Rg, constitué pour une part du rayonnement solaire direct et du rayonnement diffus provenant de l’atmosphère. Bien entendu une partie de ce rayonnement est réfléchie par la terre vers le ciel d’une quantité r appelée albedo, variable selon l’état et la couleur de la surface qui va du corps noir des basaltes au miroir des pentes de ski.

Le flux radiatif émis par le soleil peut être considéré comme constant (C= 2 cal./cm2/mn) dans les temps courts mais il subit des évolutions cycliques pendant les temps longs,  liées aux taches solaires. Le rayonnement solaire est  constitué pour l'essentiel de rayonnements UV, visibles ou proches infrarouges (longueur d'onde de 0,15 à 4 micromètres).

RT correspond au rayonnement de la terre elle-même qui se comporte comme un corps noir et émet vers l'atmosphère un rayonnement infrarouge de grande longueur d'onde et dépendant de sa température, en grande partie absorbé par l'atmosphère.

L'atmosphère enfin, émet un rayonnement propre, également de grande longueur d’onde qui dépend de sa température, ce rayonnement (RA) est d'autant plus faible que le ciel est clair et que l'air est sec. C’est ce terme qui constitue l’effet de serre proprement dit et il est d’autant plus important que l’air atmosphérique est chargé en vapeur d’eau, en méthane et autres molécules gazeuses, donc aussi de CO2 même si son rôle est moins important. Pour déduire une augmentation éventuelle de la température générale du globe, il faut donc intégrer toutes les situations possibles de couverture nuageuse et du rayonnement atmosphérique. Cette égalité, valable pour l'instant t, peut se simplifier à l'échelle de la journée, car en effet le sol restitue la nuit à l'atmosphère la chaleur qu'il a absorbée le jour et donc RA-RT devient pratiquement égal à 0.

 

Ces modèles climatiques qui savent dire notre avenir 

Ce degré ou ces degrés en plus, qu’on nous promet à la fin du siècle, à quelle grandeur s’appliquent-ils ? à la température de surface, à celle de l’atmosphère ? à celle des océans ? à celle des montagnes ? à l’adret ou à l’ubac ?  à celle des déserts ou des calottes glaciaires ? Il est tout à fait impossible que ce ou ces degrés s’appliquent uniformément à toutes les régions, alors qu’en est-il exactement ? Comment expliquer la fonte des glaces, , l’évaporation accrue et la montée du niveau de la mer, la multiplication des cyclones, l’abondance des inondations, à partir de concepts aussi mal définis ? En tout cas les rapports du GIEC n’apportent aucune réponse à ces questions légitimes. Ces rapports sont extrêmement bavards sur les catastrophes annoncées, mais complètement muets sur les tenants et les aboutissants des fameux modèles dont on vante « la convergence », ce qui n’est pas du tout une garantie de pertinence.

Je veux bien que la puissance de calcul des données après ajustements bien souvent soumis à ce que veulent démontrer leurs auteurs, aboutisse à déclarer que la température de la terre s’élève, à mesure que le taux de CO2 dans l’air augmente, mais cette augmentation théorique, non plus observée mais extrapolée n’a aucune valeur opérationnelle pour en déduire les changements le plus souvent dramatiques qu’on nous décrit en permanence avec un grand luxe de détails. Le seul fait que plusieurs modèles existent constitue une indication sur le caractère « bricolé » de ces modèles, mis au point par des équipes différentes. Si un modèle était absolument sûr on en aurait certainement pas plusieurs versions.

 

Climat ou bio-climat ?

Je remarque de mon côté, que ce qui intéresse la vie humaine et la vie tout court, ce n’est pas du tout le climat qu’on calcule, mais le bioclimat qui en résulte. Ce que je reproche aux tenants du réchauffement c’est de ne jamais parler des changements bioclimatiques et ces notions-là sont tellement compliquées, à l’image de la réalité,  que les experts ne disent rien là-dessus !

Pour me faire comprendre examinons un exemple que je connais bien. A partir des données sahariennes que j’ai évoquées, en plein erg ou au cœur de la hamada, la vie se réduit au plus simple, même si on y trouve des fourmis et des champignons et bien d’autres micro-organismes. Malgré tout,  ici ou là, à un carrefour de routes ou à un débouché d’oued, des villages naissent et des villes se construisent, se développent. Elles sont parfois parfois  multiséculaires. Cela prouve tout simplement que les hommes mais aussi les plantes et les animaux savent s’adapter, en racornissant leurs feuilles ou en s’enfouissant dans le sable. Même dans les conditions les plus extrêmes les hommes sont capables de reconstituer des microclimats, des bioclimats où la vie est saine et productive. Plus que partout ailleurs on économise l’eau et on marche à l’ombre !

Ces exemples extrêmes pourraient être multipliés dans le sec, le chaud, le froid ou l’humide. Comment croire que deux degrés de plus d’une hypothétique température moyenne globale puissent mettre l’humanité en danger ?  Commençons par raisonner sur les bioclimats qui nous concernent, de l’hyperaride à la douceur atlantique en passant par le semi-aride et le méditerranéen. On sait que chacun de ces étages ont des modes de vie, des aménagements et des productions agricoles différentes. On sait s’abriter du vent, se climatiser, se chauffer, construire nos maisons, choisir nos espèces cultivées. A-t-on attendu le réchauffement pour avoir des inondations destructrices, des orages ravageurs ou des tempêtes de neige qui mettent à bas nos installations électriques ou stoppent nos TGV ?

 

Si changement il y a, il est nécessairement imperceptible à l’échelle annuelle !

La caractéristique principale du climat méditerranéen, principal visé de notre continent, est depuis toujours son instabilité et sa brutalité météorologique ! Que peuvent-nous apprendre les  experts du GIEC dans ce domaine? Quand j’entends Nicolas Hulot, annoncer des centaines de millions de réfugiés et de sans abri, je suis convaincu que ce brillant animateur de télé se trompe, à moins qu’il ne procède par abus de langage pour effrayer le bon peuple, même s’il va chercher ses exemples au Bengladesh ou en Somalie, d’ores et déjà en proie aux pires difficultés. La vraie question, épineuse s’il en est, c’est de constater que ces déclarations-là font autorité et qu’elles marquent les esprits. Il y a un abus de langage notoire, une tromperie de l’opinion, ce qui n’interdit pas aux hommes politiques pressés de reprendre ces allégations sans sourciller.

Alors je supplie les écolos d’arrêter de dire n’importe quoi. La terre se réchauffe peut-être, si c’est exact on n’en voit toujours pas des effets catastrophiques, différents par nature que ce que nous avons toujours connu. L’ennui pour les tenants des moyennes c’est que le climat réel n’est fait que d’évènements écartés de ces valeurs calculées. Quoiqu’il en soit, une catégorie nouvelle est née dans la mosaïque philosophique de notre société, celle des climato-sceptiques…Je veux bien en faire partie, même si je trouve que ça ne veut pas dire grand-chose. Au fait, comment doit-on appeler les autres ? Des climato-croyants ? Mon âne n’aurait pas dit mieux. Au fait quelle est la température moyenne globale ce matin ?


(1) Extraits de la présentation officielle des rapports du GIEC

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