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26/09/2013

Les dix commandements des Verts 4- Les centrales nucléaires au plus vite tu débrancheras

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William Blake. La putain de Babylone

 

Il serait ridicule de nier la dangerosité de la radioactivité qui, même à faible dose peut avoir des effets désastreux sur l’intégrité des molécules biologiques complexes en particulier sur celles qui sont porteuses de notre hérédité. L’enjeu de l’électronucléaire est justement de maîtriser cette source formidable d’énergie avec toute la sécurité possible. On conçoit que les centrales « atomiques » fassent peur, d’autant que le cousinage avec la bombe, arme fatale,  est présent dans tous les esprits.

Facteur aggravant, la mise en œuvre de notre savoir-faire en la matière était au départ plus militaire que civile, avec des traditions de secret et de dissimulation peu compatibles avec la démocratie. Les circonstances ont voulu que malgré tout, notre pays, dépourvu de pétrole, se soit lancé dans un programme ambitieux d’équipement en réacteurs. Nous nous trouvons donc propriétaires d’un système de production à maturité, bien rôdé, dont nous bénéficions économiquement à plein aujourd’hui.

Hélas comme nul système n’est parfait, notre parc nucléaire induit des contraintes très gênantes. La plus sérieuse est celle du traitement des déchets radioactifs. La seule solution aujourd’hui réside dans le stockage profond des matières ultimes dans des conditions géologiques sécurisées. On doit reconnaître que cette option est dérangeante car elle engage les générations futures. Mais aujourd’hui et j’espère provisoirement, le choix est entre l’émission de CO2 par le charbon ou le gaz dans les centrales thermiques classiques ou l’entreposage des déchets radioactifs, sauf à réduire drastiquement notre consommation d’énergie électrique en augmentant son coût. Dans ces dernières perspectives nous aurions le devoir de  sécher nos larmes de crocodile sur la précarité énergétique de nos citoyens les plus démunis.

Depuis toujours les Verts s’attaquent avec véhémence à nos centrales nucléaires.  La phobie de l’atome est certainement le trait le plus structurant de  la politique écologiste. Les méthodes spectaculaires du collectif « Sortir du nucléaire » s’adressent plus à l’émotion, à la peur et aux passions qu’à l’intelligence et au rationnel. Au lieu de se conduire en pédagogues, les Verts entraînent les citoyens sur des pistes sans nuances et sans issues, visant à la conversion hâtive aux énergies renouvelables, par des techniques encore mal éprouvées industriellement et économiquement. Pis encore, certains d’entre eux se retranchent dans le malthusianisme et la décroissance.

Il est vrai que les exemples de Tchernobyl et de Fukushima doivent nous inciter à redoubler les précautions de sécurité, car nous sommes dans un  domaine où toute insuffisance peut avoir des effets dramatiques. Après cinquante ans d’expérience nous pouvons dire que nous avons su mener en France, cette odyssée industrielle atomique sans catastrophes et sans désastres majeurs. Ce qui n’est en aucun cas une raison de relâcher notre vigilance et de diminuer notre capacité d’investissement dans ce secteur

La réalité, quels que soient les dangers et les contraintes de cette technique, est que nous produisons plus de 75% de notre électricité, grâce à des investissements dont nous recueillons massivement les dividendes aujourd’hui. On peut souhaiter comme les Verts, que des sources d’énergie plus durables et moins dangereuses prennent le relais, mais pour plusieurs dizaines d’années encore, on ne voit pas que les énergies alternatives puissent apporter une solution économiquement acceptable. Nous allons devoir, de toute façon investir massivement pour y parvenir et sans doute nous contraindre à payer notre énergie plus cher. Dans cette perspective ce n’est certainement pas un bon choix que de commencer par  nous priver de nos centrales actuelles qui sont au mieux de leur rentabilité.

On  peut toujours sacrifier Fessenheim, mais on verra en passant aux travaux pratiques, qu’on ne peut d’un trait de plume effacer une centrale, comme voudraient nous le faire croire les tenants du réseau « Sortir du nucléaire ». On peut la modifier, la réorienter et programmer sa disparition, mais certainement pas dans l’empressement idéologique et politique ! Il faut se méfier des symboles aux effets pervers. Notre parc nucléaire est aujourd’hui notre « mine » énergétique, comme le sont les champs pétroliers d’Angleterre ou de Norvège. Il faut de l’argent pour innover : il n’y aura pas de transition énergétique en sabordant le nucléaire. La sortie du nucléaire n’est qu’une utopie si elle ne s’accompagne pas  d’une contrepartie positive assurée au même prix, par des énergies alternatives opérationnelles.

Dans ce domaine là encore, l’idéologie écologique peut aboutir à démunir la France d’une de ses forces essentielles, celle d’une énergie abondante capable de pousser nos TGV et de faire tourner nos usines les plus exigeantes. Il faut regarder ce qui se passe en Allemagne, dont l’électricité est devenue une des plus chères d’Europe, tout en ayant massivement recours au gaz et au charbon pendant que les conflits sur les lignes haute tension mettant en réseau les ressources alternatives, se multiplient. Voilà une expérience de réduction de l’énergie nucléaire que devraient méditer ceux de nos amis écologistes qui ont conservé un certain souci de pragmatisme.

Alors oui, sortons du nucléaire, mais sur un agenda qui ne doit rien à la passion, aux phobies et aux lobbys. Assignons des délais et des résultats aux énergies alternatives, mettons-nous d’accord sur les potentialités du solaire et des éoliennes dont les techniques deviennent aujourd’hui opérationnelles, accordons nous sur les besoins expérimentaux de la géothermie et des hydroliennes, essayons de chiffrer tout cela et de le proposer à nos concitoyens, essayons enfin ! de conserver une attitude environnementale démocratique.

Cessons de nous quereller sur des symboles. Voyons comment les gaz de schistes peuvent nous faciliter cette fameuse transition énergétique. Arrêtons les oukases et les ultimatums, cessons de croire que la réduction de notre consommation est la panacée. Rendons nous à la réalité qui nous enseigne que nos besoins en électricité augmentent chaque année ! Les décisions qui sont prises dans ce domaine aujourd’hui, engagent le devenir des générations futures, de nos enfants, de nos petits-enfants et de nos arrière-petits-enfants !.

21/09/2013

Les dix commandements des Verts 3- De la biodiversité, grand soin tu prendras

 

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Arcimboldo - L'homme potager

 

Je trouve là un bon terrain d’entente avec mes amis Verts. Protéger et encourager la biodiversité n’est rien d’autre que de reconnaître l’infinie richesse des combinaisons génétiques des familles, genres, espèces et sous espèces ou races. Elles sont une ressource essentielle pour la vie des hommes. Tout au cours de son évolution, l’espèce humaine s’est appuyée sur les produits de la flore et de la faune, en tant que  cueilleur et chasseur ou pêcheur, ensuite comme cultivateur et éleveur. Grâce à cette incroyable diversité naturelle, les hommes ont pu coloniser une série de milieux très différents. On peut dire que la puissance des sociétés humaines repose en grande partie sur l’infinie variété des plantes et des animaux qui l’entourent. Nous avons eu tour à tour des sociétés du cheval, du chameau, de l’éléphant, du buffle et des bovins, du blé, du maïs et du riz. J’en passe bien sûr, et il serait ridicule de ne pas reconnaître tout ce que nous devons aux autres espèces vivantes dont le cortège nous accompagne. Nous leur devons reconnaissance et protection.

Ceci étant dit,  notre espèce est capable du meilleur et du pire. Il serait vain de placer le respect de la biodiversité sur le plan moral. Il est inutile de s’attendrir sur le destin incertain des espèces les plus discrètes, les moins utiles et parfois des plus nuisibles car l’homme ne s’est jamais intéressé sur le fond qu’à la basse question matérielle de sa survie et de son profit. Le respect des autres espèces n’a été un enjeu philosophique que dans l’Arche de Noé. En réalité il n’a existé que pour servir nos intérêts immédiats.

En colonisant des parties toujours plus étendues de notre planète, l’espèce humaine met une pression incroyable sur la survie ou le développement des autres familles du vivant. L’action la plus spectaculaire est celle de la mise en culture des espaces « naturels », des forêts, des savanes et des steppes, des grands deltas, des océans, des déserts ou des montagnes. Nous canalisons, nous asséchons, nous défrichons, nous terrassons, nous reboisons, nous prélevons avec une ardeur jamais démentie. Ce faisant, les équilibres écologiques sont modifiés de manière brutale et les chaînes alimentaires en sont bouleversées. Nous chassons de ces milieux transformés la faune et la flore antérieures qui se trouvent dès lors en en porte-à-faux avec leurs capacités d’adaptation et qui n’ont plus d’autre choix que de fuir ou disparaître. En corollaire, il nous est arrivé d’introduire des espèces étrangères dans des îles ou des continents qui,  ne trouvant pas de prédateurs ou de concurrence, sont devenues envahissantes et génératrices de difficultés pour les autres espèces.

Pendant toute une période historique l’homme s’est multiplié en isolats relatifs, au cours de laquelle des communautés de paysans ont construit les terroirs génération après génération. La diversité « sauvage » fut remplacée par une autre, façonnée par l’occupation humaine. Dans leurs efforts pour tirer le meilleur parti des ressources végétales, les cultivateurs ont sélectionné, croisé, élaboré tout une gamme de plantes cultivées aux ressources génétiques prodigieuses. Le jeu des croisements a donné naissance à une liste interminable de variétés qu’on n’aurait jamais trouvée dans la nature. Pour un arbre aussi abrupt et stable que le palmier dattier certains spécialistes ont pu décrire au Maghreb jusqu’à six cents variétés différentes. Une profusion due aux sociétés oasiennes. Une explosion génétique qu’on retrouve chez les pommiers, les poiriers et les pêchers et tant d’autres arbres cultivés. Tout aussi prolifique fut le travail des obtenteurs de variétés annuelles comme les tomates, les laitues, les fraisiers, les melons, les chrysanthèmes et tant d’autres  sortes de plantes maraîchères ou ornementales. Conscients de l’importance de tous ces trésors biologiques, agronomes et généticiens ont constitué des banques de gènes sous forme de semences authentifiées, contrôlées et étiquetées, susceptibles d’être réutilisées en tant que besoin.

Du côté animal, la même éclosion de types et de races s’est produite sous la surveillance des bergers et des éleveurs. Il suffit de relire l’histoire des vaches normandes pour comprendre la somme d’efforts nécessaires à l’obtention de résultats aussi spectaculaires.  Il suffit de penser aux chiens, aux chevaux, aux moutons, pour comprendre comment l’homme, loin d’être un ennemi de la diversité, en fut au contraire un infatigable promoteur, quand cela devait servir ses intérêts.

Depuis Linné et de Buffon, la science est venue au secours de la biodiversité en décrivant, classant par familles et cataloguant inlassablement le vivant. C’est grâce à ce monumental effort qu’on commence à avoir une idée précise du cortège d’êtres vivants qui nous entoure. Depuis Watson et Crick nous sommes allés encore beaucoup plus loin en établissant que cette formidable floraison évolutive reposait sur le même modèle génétique de l’ADN, sur la reproduction sexuée et l’hérédité, ouvrant la voie vers la reconnaissance d’une infinité de recombinaisons, et vers la définition d’un gigantesque trésor biologique !

Je veux bien croire que la mondialisation et la normalisation de l’agriculture moderne mettent provisoirement en danger une certaine diversité biologique, mais nous avons créé des parcs nationaux ou régionaux, et des zoos de plus en plus performants. Nous avons entassé dans nos Museum et nos Instituts de recherche des lots de semences classées et identifiées. Nous protégeons les zones humides et les parcours de migration de nos amis les oiseaux. Au final je veux bien admettre que nos sociétés ont mis  en danger une certaine biodiversité originelle, mais je suis bien convaincu que cette biodiversité n’existe plus aujourd’hui que par notre volonté et notre technicité. Loin de l’amoindrir l’homme travaille à son expression et sa conservation.

 Là encore, les Verts, de Brigitte Bardot à Nicolas Hulot ont tort de nous culpabiliser. Nous ne sommes pas les ennemis des autres espèces, nous en sommes au contraire  les découvreurs et les alliés.  Les gesticulations autour des baleines, des phoques  ou des ortolans ne sont que pantomimes en face des efforts gigantesques que la science a déployés depuis trois siècles dans ce domaine. Je suis persuadé que les hommes sont les seuls  gardiens efficaces de la biodiversité. Les espèces sauvages sont bien en peine de résister aux accidents climatiques aux incendies, aux sécheresses prolongées, aux inondations ou aux éruptions volcaniques. Nos civilisations d’aujourd’hui sont heureusement conscientes des enjeux et ont élaboré les moyens d’y répondre. Les Verts veulent nous faire croire que les sociétés humaines sont les ennemies jurées de la biodiversité, alors qu’elles en sont au contraire les créatrices et les protectrices. Ce n’est pas le moindre paradoxe de la pensée politique des écologistes !

17/09/2013

L'effet de serre (illustration)

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Document original (1991) illustrant le bilan radiatif à la surface de la terre et expliquant l'effet de serre

14/09/2013

Les dix commandements des Verts - 2 La terre ne réchaufferas point

 

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William Blake - L'horreur des temps modernes

 

La mystérieuse température de la terre

Sur vingt-cinq ans de mesures (1926-1950), la température maximum absolue relevée au Sahara fut de 57°C, le 12 juillet 1936 à Tindouf, mais elle ne fut pas homologuée parce qu’il manquait un barreau à l’abri réglementaire de la station d’observation. Dans les  conditions standard, la température sous abri mesurée à deux mètres du sol,  dépasse rarement 50°C et le record officiel fut à Ouargla, en août 1941(52°7) .Le génial DUBIEF a passé sa vie à étudier le climat du Sahara à partir de l’Observatoire de Tamanrasset. C’était au temps des petits aérodromes perdus dans le désert qui suppléaient à l’absence de routes, et chacun était muni d’une station météo, contrôlée, surveillée, agréée. Pour ce qui est des températures on enregistrait et calculait les données suivantes :

-(1) la moyenne des maxima absolus mensuels M'

-(2) les moyennes mensuelles des maxima journaliers M

-(3) les moyennes mensuelles des moyennes journalières M+m/2

-(4) les moyennes mensuelles des minima journaliers m

-(5) la moyenne des minima absolus mensuels m'

Tout cela pour un point géographique aux coordonnées précises et à 2m de hauteur au-dessus de la surface du sol. Les moyennes  journalières étant communément utilisées pour parler de la température d’un lieu. A aucun moment l’auteur des deux volumes importants sur le « Climat du Sahara », ne songe à perler de réchauffement ! Je sais qu’aujourd’hui nous avons des stations d’enregistrement automatiques fonctionnant en continu. Ces mesures sont néanmoins ponctuelles dans l’espace et quand le GIEC nous parle de l’augmentation de 2 ou 3°C de la température de la terre, je demeure perplexe car je n’ai jusqu’à présent trouvé nulle part la définition exacte de cette  ce qu’était cette température !

Il s’agit probablement d’une grandeur abstraite, résultant de l’intégration de centaines de millions de données, passées à la moulinette des modèles ? Désigne-t-elle la température du sol, ou bien de sa surface, ou de la température de l’air à deux mètres, ou bien de celle de l’atmosphère ? Mes recherches dans les sommaires des fameux rapports officiels ne m’indiquent aucune piste , ils précisent d’ailleurs qu’ils ne sont pas là pour ça.

 

Réchauffement ou changement climatique ?

Le GIEC définit actuellement les grandes lignes du Cinquième Rapport d’Evaluation (AR5), qui paraîtra en 2014. Comme ce fut le cas dans le passé, les grandes lignes sont élaborées selon des modalités précises auxquelles doivent se conformer des spécialistes du changement climatique de toutes les disciplines et des utilisateurs des rapports du GIEC, en particulier les représentants gouvernementaux. Les grandes lignes seront présentées à la trente et unième Assemblée plénière du GIEC et aux sessions de ses trois groupes de travail, qui se réuniront à Bali, Indonésie, du 26 au 29 Octobre 2009. (1)

Quelles sont les modalités précises aux quelles doivent de soumettre les experts ? Nous l’ignorons.  Quoiqu’il en soit, ceux-ci jouent la prudence sémantique. En gage de neutralité sans doute, ils parlent  de changement climatique, ce qui en toute bonne foi peut vouloir dire réchauffement ici et refroidissement là. Et si ce changement climatique était seulement une suite de situations décadaires ou centenaires qui n’ont rien à voir avec le CO2 ? Et pourtant on va partout répétant que la terre se réchauffe. La preuve est assénée par un article de Vickipedia qui nous  apprend que la température moyenne du globe a augmenté de 0,78°C (+- 0,18°C) entre 1906 et 2005. Bravo pour la précision des chiffres qui dépasse largement celle des instruments de mesure, surtout avant l’électronique !

Mais si on semble connaître ce delta, cette augmentation, avec une grande exactitude apparente, on ne nous précise à aucun moment quelle est  la grandeur elle-même. La température augmente, oui, mais la température de quoi ? Je supplie mes amis Verts de m’informer et de m’expliquer. Je relève qu’on nous parle tantôt de température globale moyenne ou tantôt de température moyenne du globe. Les deux expressions ne semblent pas avoir la même signification, mais dans les deux cas elles sont tout aussi mystérieuses. Qu’est-ce que peut bien être une température globale moyenne ?

 

On ne sait pas ce qui chauffe mais ça va nous coûter un prix fou !

Alors je demande aux tenants du réchauffement, d’abandonner leurs airs de précision en augurant que  la température moyenne de la  terre va augmenter de un, de deux, voire de cinq degrés en un siècle. Mieux vaut qu’ils s’en tiennent aux gros flonflons qui impressionnent si bien le badaud.  Tout évènement climatique sortant de la norme devient une preuve. Et dans ce domaine il y a surabondance : les canicules et les grands froids, l’épaisseur des banquises et la taille des glaciers, les cyclones et les pluies abondantes, les feux de forêts et les inondations. Le rabâchage en la matière finit par arracher des sourires au commun des mortels. Ce qui n’empêche qu’on a imprimé dans les esprits une nouvelle loi climatique, celle d’une température qui monte. En conséquence  nous observons de plus en plus d’évènements  hors normes qui deviennent autant de preuves. Le serpent se mord la queue. Pour finir on évalue chaque fois de manière assez fantaisiste le coût financier global des dégâts. Les mêmes experts sont même allés jusqu’à prévoir les sommes folles que ça allait nous coûter en un siècle !  

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.(1)

Autrement dit, il n’est pas question de prouver le réchauffement  mais bien plutôt d’étudier les fondements scientifiques des risques liés au changement ! Ce que je sais c’est que les températures de la terre constituent un continuum infini entre -50°C et + 50°C suivant les lieux, les heures et les saisons.  Rappelez- vous ! Quand vous marchez nu-pieds sur du bitume en été vous cherchez les bandes blanches pour ne pas vous brûler la plante des pieds ! Tout comme on marche à  l’ombre pendant la canicule et à l’abri du vent pendant le blizzard !

En dépit de cette incroyable diversité, les experts nous assurent les yeux dans les yeux que la température moyenne augmente et  qu’elle va continuer d’augmenter avec une précision incroyable. Ces mêmes experts tirent leurs certitudes d’un raisonnement simple : le taux de CO2 participe à l’effet de serre, donc si le CO2 augmente, l’effet de serre également et par conséquent la température de la terre !


Parlons un peu de l’effet de serre !

On peut écrire le bilan d’énergie à la surface de la terre de la manière suivante ;

Rn   =      (1-r) Rg  +  RA – RT

Rn est le rayonnement net reçu à la surface de la terre, et ce rayonnement détermine les niveaux de température. Sa grandeur dépend en premier lieu du rayonnement global Rg, constitué pour une part du rayonnement solaire direct et du rayonnement diffus provenant de l’atmosphère. Bien entendu une partie de ce rayonnement est réfléchie par la terre vers le ciel d’une quantité r appelée albedo, variable selon l’état et la couleur de la surface qui va du corps noir des basaltes au miroir des pentes de ski.

Le flux radiatif émis par le soleil peut être considéré comme constant (C= 2 cal./cm2/mn) dans les temps courts mais il subit des évolutions cycliques pendant les temps longs,  liées aux taches solaires. Le rayonnement solaire est  constitué pour l'essentiel de rayonnements UV, visibles ou proches infrarouges (longueur d'onde de 0,15 à 4 micromètres).

RT correspond au rayonnement de la terre elle-même qui se comporte comme un corps noir et émet vers l'atmosphère un rayonnement infrarouge de grande longueur d'onde et dépendant de sa température, en grande partie absorbé par l'atmosphère.

L'atmosphère enfin, émet un rayonnement propre, également de grande longueur d’onde qui dépend de sa température, ce rayonnement (RA) est d'autant plus faible que le ciel est clair et que l'air est sec. C’est ce terme qui constitue l’effet de serre proprement dit et il est d’autant plus important que l’air atmosphérique est chargé en vapeur d’eau, en méthane et autres molécules gazeuses, donc aussi de CO2 même si son rôle est moins important. Pour déduire une augmentation éventuelle de la température générale du globe, il faut donc intégrer toutes les situations possibles de couverture nuageuse et du rayonnement atmosphérique. Cette égalité, valable pour l'instant t, peut se simplifier à l'échelle de la journée, car en effet le sol restitue la nuit à l'atmosphère la chaleur qu'il a absorbée le jour et donc RA-RT devient pratiquement égal à 0.

 

Ces modèles climatiques qui savent dire notre avenir 

Ce degré ou ces degrés en plus, qu’on nous promet à la fin du siècle, à quelle grandeur s’appliquent-ils ? à la température de surface, à celle de l’atmosphère ? à celle des océans ? à celle des montagnes ? à l’adret ou à l’ubac ?  à celle des déserts ou des calottes glaciaires ? Il est tout à fait impossible que ce ou ces degrés s’appliquent uniformément à toutes les régions, alors qu’en est-il exactement ? Comment expliquer la fonte des glaces, , l’évaporation accrue et la montée du niveau de la mer, la multiplication des cyclones, l’abondance des inondations, à partir de concepts aussi mal définis ? En tout cas les rapports du GIEC n’apportent aucune réponse à ces questions légitimes. Ces rapports sont extrêmement bavards sur les catastrophes annoncées, mais complètement muets sur les tenants et les aboutissants des fameux modèles dont on vante « la convergence », ce qui n’est pas du tout une garantie de pertinence.

Je veux bien que la puissance de calcul des données après ajustements bien souvent soumis à ce que veulent démontrer leurs auteurs, aboutisse à déclarer que la température de la terre s’élève, à mesure que le taux de CO2 dans l’air augmente, mais cette augmentation théorique, non plus observée mais extrapolée n’a aucune valeur opérationnelle pour en déduire les changements le plus souvent dramatiques qu’on nous décrit en permanence avec un grand luxe de détails. Le seul fait que plusieurs modèles existent constitue une indication sur le caractère « bricolé » de ces modèles, mis au point par des équipes différentes. Si un modèle était absolument sûr on en aurait certainement pas plusieurs versions.

 

Climat ou bio-climat ?

Je remarque de mon côté, que ce qui intéresse la vie humaine et la vie tout court, ce n’est pas du tout le climat qu’on calcule, mais le bioclimat qui en résulte. Ce que je reproche aux tenants du réchauffement c’est de ne jamais parler des changements bioclimatiques et ces notions-là sont tellement compliquées, à l’image de la réalité,  que les experts ne disent rien là-dessus !

Pour me faire comprendre examinons un exemple que je connais bien. A partir des données sahariennes que j’ai évoquées, en plein erg ou au cœur de la hamada, la vie se réduit au plus simple, même si on y trouve des fourmis et des champignons et bien d’autres micro-organismes. Malgré tout,  ici ou là, à un carrefour de routes ou à un débouché d’oued, des villages naissent et des villes se construisent, se développent. Elles sont parfois parfois  multiséculaires. Cela prouve tout simplement que les hommes mais aussi les plantes et les animaux savent s’adapter, en racornissant leurs feuilles ou en s’enfouissant dans le sable. Même dans les conditions les plus extrêmes les hommes sont capables de reconstituer des microclimats, des bioclimats où la vie est saine et productive. Plus que partout ailleurs on économise l’eau et on marche à l’ombre !

Ces exemples extrêmes pourraient être multipliés dans le sec, le chaud, le froid ou l’humide. Comment croire que deux degrés de plus d’une hypothétique température moyenne globale puissent mettre l’humanité en danger ?  Commençons par raisonner sur les bioclimats qui nous concernent, de l’hyperaride à la douceur atlantique en passant par le semi-aride et le méditerranéen. On sait que chacun de ces étages ont des modes de vie, des aménagements et des productions agricoles différentes. On sait s’abriter du vent, se climatiser, se chauffer, construire nos maisons, choisir nos espèces cultivées. A-t-on attendu le réchauffement pour avoir des inondations destructrices, des orages ravageurs ou des tempêtes de neige qui mettent à bas nos installations électriques ou stoppent nos TGV ?

 

Si changement il y a, il est nécessairement imperceptible à l’échelle annuelle !

La caractéristique principale du climat méditerranéen, principal visé de notre continent, est depuis toujours son instabilité et sa brutalité météorologique ! Que peuvent-nous apprendre les  experts du GIEC dans ce domaine? Quand j’entends Nicolas Hulot, annoncer des centaines de millions de réfugiés et de sans abri, je suis convaincu que ce brillant animateur de télé se trompe, à moins qu’il ne procède par abus de langage pour effrayer le bon peuple, même s’il va chercher ses exemples au Bengladesh ou en Somalie, d’ores et déjà en proie aux pires difficultés. La vraie question, épineuse s’il en est, c’est de constater que ces déclarations-là font autorité et qu’elles marquent les esprits. Il y a un abus de langage notoire, une tromperie de l’opinion, ce qui n’interdit pas aux hommes politiques pressés de reprendre ces allégations sans sourciller.

Alors je supplie les écolos d’arrêter de dire n’importe quoi. La terre se réchauffe peut-être, si c’est exact on n’en voit toujours pas des effets catastrophiques, différents par nature que ce que nous avons toujours connu. L’ennui pour les tenants des moyennes c’est que le climat réel n’est fait que d’évènements écartés de ces valeurs calculées. Quoiqu’il en soit, une catégorie nouvelle est née dans la mosaïque philosophique de notre société, celle des climato-sceptiques…Je veux bien en faire partie, même si je trouve que ça ne veut pas dire grand-chose. Au fait, comment doit-on appeler les autres ? Des climato-croyants ? Mon âne n’aurait pas dit mieux. Au fait quelle est la température moyenne globale ce matin ?


(1) Extraits de la présentation officielle des rapports du GIEC

07/09/2013

Les dix commandements des Verts. 1_ la nature ne toucheras point

 

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William Blake



Tout me prédestinait à devenir un fervent partisan du mouvement écologiste. Je suis né et j’ai grandi à la campagne, à cinq ans,  j’observais les tritons dans les mares et les taupes dans les prairies. A douze ans l’âne du Poitou, Martin, était un compagnon de travail. J’ai suivi ensuite  de bonnes études de naturaliste et fréquenté assidument  des botanistes, des zoologistes, des géographes,  des géologues, des agronomes et tous autres  tenants des sciences de l’environnement. Après avoir quitté la Normandie verte et humide, j’ai travaillé dans des pays chauds et secs. Chaque été, par transhumance j’expérimentais en une semaine ce qu’était le réchauffement climatique, non pas d’un degré en un siècle mais de 20°C en trois mois.   Le changement climatique a donc été pendant vingt-cinq ans et chaque année, une réalité très concrète.

On apprend beaucoup en comparant les extrêmes. Sur le tard, j’ai même ‘osé‘(réussi ?) un cours post-maîtrise, d’écophysiologie végétale appliquée au développement économique, absolument basé sur mon expérience de terrain. Pour vérifier, je me suis enfin essayé aux travaux pratiques, en militant pendant trois années dans un mouvement écologiste. Tout allait bien jusqu’à ce que les faits contredisent la vulgate. Ce genre de contradiction est insupportable pour un scientifique, formé par l’observation sur le champ et par les principes de la biologie expérimentale. Aujourd’hui, plus j’y réfléchis et plus  l’écologie politique me rend mal à l’aise. Je veux dire par là que les fondements mêmes de la pensée écolo heurtent mes intuitions profondes.

Quelles en sont les raisons ? C’est encore un mystère pour moi, et il le restera tant que je ne me serai pas livré à un inventaire approfondi. Ma chronique d’aujourd’hui est la première d’une série intitulée « Les dix commandements du catéchisme vert ». J’ai dans mon sac tout un ensemble de réticences, d’objurgations et de critiques pures non écrites  qu’il me faut analyser. Ce dessein est une sorte de pari que je me risque à formuler pour cette rentrée. Black Jack est mort et bien mort, place à la philosophie politique, à laquelle je n’entends pas grand-chose, puisque je lui ai toujours préféré  la morale de l’action. Sartre n’est pas loin. J’ai toute ma vie  lié le geste et la parole en répétant que la science était au service du peuple, tout en espérant ne pas me retrouver dans des contradictions inavouables. Aujourd’hui, avec les cheveux blancs, la contemplation s’est imposée et la réflexion plus statique aussi. Je demande d’avance pardon pour autant de prétention. La sénilité fait aussi partie du vieillissement.

Ce faisant, je conseille à ceux qui n’ont que des certitudes, en particulier celle de tout savoir,  de ne pas me lire,  surtout s’ils sont aptes à discourir avec  arrogance de ce qu’ils ignorent. Je ne m’adresse pas non plus aux gens de foi religieuse, qui sont à tu et à toi avec les secrets de(s) Dieu(x),  quel(s) qu’il(s) soi(en)t. En  l’absence de signes irréfutables, j’applique le principe de précaution et je parie que  Dieu n’existe pas, jusqu’à nouvel ordre. Je m’adresse seulement aux gens convaincus qu’on en apprend tous les jours, et que l’homme, en s’échappant par hasard des innombrables filières de l’évolution,  a tiré le gros lot. Notre espèce est pour de vrai, la super gagnante du grand jeu de hasard de la création ! Un miracle d’assemblage des ADN ! Le sommet de l’évolution  biologique !

Nul animal n’est comparable à l’homme, même si nous comptons des cousins ici où là et des ancêtres en grand nombre. L’homme est plus intelligent que n’importe quelle bête de notre planète. Ce n’est pas demain qu’on verra le Lion de l’Atlas nous déclamer une fable de La Fontaine, ni un bonobo nous faire un résumé de Kierkegaard. Notre supériorité  sur les pigeons- voyageurs, les ortolans et même les cracs des paddocks est totale ;  elle l’est plus encore sur les cèdres du Liban et les sequoias géants de Yellowstone. Non seulement l’homo sapiens est devenu le plus grand savant de l’Univers (jusqu’à preuve du contraire) mais il a la faculté d’emmagasiner  ses connaissances, à un point qu’on peine à imaginer. Chaque  année, nous en savons davantage, avec une  progression hyperbolique. La clé de tout, c’est que nous inventons à mesure le classement et l’exploitation  des données malgré leur multiplication quotidienne. Google est aujourd’hui notre plus grande armoire à secrets.

 Notre glorieuse destinée est inscrite dans le bagage génétique de notre espèce et aucun d’entre nous ne peut en fixer les limites. Nous avons survécu à la vie sauvage et inventé l’agriculture. En quelques milliers d’années nous avons appris à nous libérer de la  recherche de la nourriture. En mettant fin à la dictature du garde-manger nous avons trouvé du temps pour rêver, imaginer, fabriquer des outils, inventer l’écriture, la médecine, l’école, l’imprimerie, l’arme nucléaire et…l’écologie.

A son origine scientifique l’écologie désignait une science, bien complexe d’ailleurs et puissamment utile, celle qui étudie les rapports des êtres vivants avec leur milieu. Que cette science-là soit devenue une philosophie et une doctrine politique demeure encore pour moi un mystère et une misère. A sa naissance avec René Dumont, lui-même agronome, on pouvait tout en attendre. Malheureusement en quittant les laboratoires, les observatoires et les appareils de mesure, l’écologie est devenue une théorie ou plutôt un tissu de théories, non plus fondé sur des faits, mais sur les terreurs et les espoirs de tout un chacun. Comme telle, elle s’apparente aux religions et aux constructions politiques de droite et de gauche. Elle  devient une conception du monde, un système de pensée à vocation universelle. Dès lors,  on voit fleurir les associations de défense, les écoles de réflexion, les  lobbies et les partis politiques. In fine on trouve un parti de gouvernement avec ses sénateurs et ses députés  qui recherche le  pouvoir politique pour imposer à tous sa conception du futur.

Or, les dogmes verts reposent sur la dictature de l’émotion. Ils ont trouvé leurs racines dans l’opinion française avec  des émissions télévisées célèbres, celles du Commandant Cousteau, de Nicolas Hulot ou de Thalassa et beaucoup d’autres films plus ou moins militants. A longueur d’image on y développe le concept idéal de la nature intacte, celle d’avant l’homme présenté lui-même comme destructeur et pollueur. Ces documents nous proposent sans relâche d’imaginer la nature originelle comme un paradis perdu. Ils nous disent que cette œuvre admirable est en danger. La nature des origines est placée de facto sur un piédestal philosophique que personne ne songe à réfuter. II s’agit de l’œuvre de Dieu ou de quelque chose qui lui ressemble. Le fondement de la pensée écologique repose sur une certitude, voire une obsession, celle de  devoir protéger la virginité de notre Planète (d’avant l’homme) contre son prédateur le plus puissant. Il  faut donc assigner des limites à notre espèce. Tout progrès matériel humain devient un pas de plus vers la déprédation de la Nature sacralisée. L’odyssée humaine menace de dévorer toutes les « ressources » de la terre et des eaux, de ravager les forêts,  de vider le sous-sol, et de dépeupler les océans. Il ne va laisser de ce grandiose festin, qu’un vieil os tout rongé, dont il ne restera que désert et mort. On a même inventé un dicton qui est devenu une sorte de pensée unique : Nous ne sommes que de passage sur cette Terre et nous devons la transmettre intacte à nos enfants.

J’ai rarement entendu pareille ineptie. Il y a belle lurette que nous ne transmettons plus la nature intacte à nos enfants mais que tout au contraire nous leur léguons le fruit de nos efforts constants, pas toujours réussis d’ailleurs. En colonisant notre planète, l’homme, plus puissant que tous les autres êtres vivants a continuellement modifié la terre à son profit, autant qu’il l’a pu. Ce qu’on appelle un milieu artificiel n’est en fait que le globe plié à notre convenance. L’homme n’a jamais aimé la nature primaire. Il a tout de suite préféré sa survie et sa prospérité aux moustiques des marais  et  aux loups des Carpates. L’homme aime s’abriter du froid et de la pluie, il aime les routes et les ponts, les terrasses et les digues, les villes et les théâtres. Et cela aucune bête, pas même les termites les plus organisés n’ont jamais ébauché un semblant de ce qu’on appelle une civilisation.

Depuis cent mille ans, l’homme a inlassablement déployé son génie, que ce soit  sur les bords du Nil, dans les collines guatémaltèques ou dans les prairies de France et de Navarre. L’homme est une espèce unique, encombrante, conquérante, et envahissante. En quatre milliards d’année rien d’autre d’approchant n’est arrivé sur notre terre même si on peut penser qu’il y eut des tentatives avortées.  La nature des origines n’existe plus nulle part. La terre nous appartient en propre, on en connaît aujourd’hui presque chaque mètre carré, on la surveille jalousement des hauteurs, elle ne peut pas nous échapper, elle est la planète de l’Homme, unique dans l’Univers, jusqu’à preuve du contraire. Nous sommes les merveilleux héritiers d’un glorieux hasard, qui pour le moment est le seul à se déployer dans notre galaxie.

Alors je ris quand Brigitte Bardot défend les attendrissants bébés phoques, ou quand Greenpeace s’attaque aux derniers baleiniers. Voilà bien des animaux qui ont réchappé à l’inéluctable, non pas grâce aux écolos mais par les miracles de la cherté  de l’huile de cétacés face aux hydrocarbures et par la commodité des fourrures polaires de synthèse. Je parie que le viagra signera le salut des rhinocéros. Mais je ris encore d’observer que la houille a sauvé nos forêts à l’agonie et que le nucléaire nous a peut-être épargné des guerres d’extermination pour la possession des puits de pétrole. Les bannières si constamment brandies par les écolos sont ridiculement anecdotiques face à la destinée humaine. L’avenir de l’homme est cosmique et les écolos ne lui opposent  que de misérables gesticulations théâtrales et vaines, bien souvent en retard sur les faits. 

Parmi toutes ses qualités, plus que toute autre,  l’homme possède  l’instinct de conservation. Il apprend de ses erreurs collectives. Après avoir vécu dans des villes étouffées par leurs propres déchets, il a appris à les gérer ;  après avoir succombé aux eaux pestilentielles, il a appris à les purifier. Il a vaincu la malnutrition, la peste et le vieillissement prématuré. Nos sociétés sont chaque jour un peu plus solides, un peu plus nombreuses, un peu plus éduquées, un peu plus créatives. Ces vérités-là ne sont pas des inventions, ni des espoirs, ce sont des observations et des faits. Et c’est justement à ce moment-là que nos écologistes ont inventé le principe de précaution,  dont la  principale vocation est de ligoter l’aventure humaine, pour laquelle nous sommes biologiquement équipés et programmés ! Personne ne peut nier que le principe de précaution est l’antithèse absolue de l’aventure ! Par définition .

Parmi les dix commandements du catéchisme vert, le retour à la nature des origines conçu comme une ardente obligation,  est bien le fondement de mon premier désaccord ! Nous ne sommes pas les conservateurs nostalgiques d’une nature des origines idéalisée, nous sommes et nous nous comportons depuis toujours, comme les jardiniers aventureux du futur. Nous avons commis des erreurs ? Qui pourrait le nier ? Mais nous avons chaque fois survécu et corrigé le cap dans la phase d’après. Magellan n’est pas revenu de son tour du monde mais il a ouvert la voie, pour des siècles et des siècles…