lalettreducotentin

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/04/2014

Les mystères de la maison vide

 

 

 

BOUCHER_Francois_Vertumnus_and_Pomona_c1740-45_Norton_Simon_source_sandstead_d2h_04.jpg

François Boucher   Vertuminus et Pomona

 

Le roi Arthur habite une grande maison toute chambardée, je pourrais tout aussi bien dire, un petit château délabré. Il m’arrive de m’y aventurer sur l’invitation de Son Altesse. C’est vraiment une première surprise que de constater que les couloirs déserts du rez-de-chaussée sont sans communication avec les galeries de l’étage. Quand je déambule au rez-de-jardin c’est pire encore, je n’y trouve que des  escaliers aléatoires. Je préfère toujours dans mes visites, le côté sud, très ensoleillé, quand le temps s’y prête bien entendu, surtout dans l’après-midi.  A ces moments là,  le soleil fend à la hache les appuis de fenêtre et les étroites ouvertures qu’on pourrait confondre avec des meurtrières. Je scrute à partir de ces observatoires privilégiés les pelouses et les taillis du parc, piquetés par endroits de gui. Chaque fois je chante « Au gui l’an neuf », mais il ne se passe jamais rien et je ne reçois aucun écho. Ce monde est trop vieux.

Le plus inquiétant  est le nombre de portes  bien supérieur à celui des pièces d’habitation, chambres ou salons. Les chambranles sont arrachées et les panneaux dégondés. Au-dessus, aux impostes,  sont peints des trumeaux à la manière d’Antoine Watteau ou de François Boucher. On y voit des scènes de chasse ou de musique, souvent libertines et champêtres. Les tableaux galants ne manquent pas, avec des soieries transparentes et des amours aux joues rebondies soufflant dans des trompettes. Je ne m’attarde jamais devant ces niaiseries,  sauf devant une pâle copie du « Triomphe de Vénus » plus parlante que l’original, les autres étant juste bonnes à décorer les boites de dragées qu’on offre aux baptêmes ou aux mariages. Cette maison sans étages, sans portes ni cloisons, me hante. Elle ressemble étrangement au manuel de littérature de ma jeunesse dont j’avais découpé les encarts et les illustrations qui ne me plaisaient pas. Le passé est un champ de mines, il ne m’enchante  plus depuis longtemps.

Les cuisines sont le domaine de la Reine Pédauque. Les mamelles débordantes et le cul rebondi, elle s’affaire sans cesse à des décoctions, censées ranimer la virilité d’Arthur. Pédauque est friande de sexe sous toutes ses formes, frit ou bouilli, avec des herbes ou flambé à l’Armagnac, à déguster froid, en salade ou bien mitonné à feu doux pendant des heures. Elle parle souvent de tord-goule !  Nous nous prenons tous deux de fou-rire en la voyant aligner en brochettes des testicules de coq, les jours d’abattage. Quand je lui parle des difficultés à circuler dans cette baraque, elle me répond que cela ne la gêne pas, qu’elle a l’habitude d’agir en dépit du bon sens et que toute tentative pour y remédier est pure illusion. Il y a bien longtemps qu’on marche ici sur la tête, ou plutôt sur des pattes d’oie, toute honte bue, à l’image de Berthe aux grands pieds, mon amoureuse.

Berthe est très sexy, c’est une allumeuse. Elle est sans cesse à tourner autour d’Arthur qui n’en peut plus. Cela fait rire Pédauque qui fait exactement ce qu’il faut à son Altesse. Celle-ci ne quitte pas les étages, car si on peut encore monter par les échelles il est impossible de les redescendre. Heureusement les deux femmes ont des ailes d’anges et peuvent se hisser sans effort pour ensuite piquer bas en vol plané. Seules nos divines compagnes peuvent retomber sans cesse sur leurs pieds. Nous autres qui sommes du grand sexe, perdons toujours la face. Nous ne sommes pas comme les chats qui tournent la queue à contre sens pour chaque fois se recevoir sur leurs quatre pattes en cas d’accident. J’ai essayé bien des fois cette technique mais je n’y ai gagné que des bleus et des bosses. Tout ceci explique que non seulement j’ai horreur du passé mais qu’en outre, je ne supporte pas les contrefaçons.

Son Altesse qui règne sur la maison vide, n’est pas contrariante. Les deux femmes sont à son service. Quand  l’une se repose, l’autre prend le relais. L’une est rose et joufflue, et l’autre est jaune aux joues creuses, celle-ci a une grande bouche, l’autre non. Berthe est la grande maigre aux seins proéminents et aux hanches saillantes. Cela me contrarie grandement qu’elle s’intéresse plus au maître de maison qu’à mes propres désirs, pourtant modestes. Elle m’a fait comprendre que dans cette demeure sans portes ni fenêtres aux règles mal établies elle n’avait aucun scrupule à assurer le quotidien en priorité. La sécurité d’abord, on verra ensuite pour la fête. J’aurai au moins appris  une chose dans cette bâtisse incompréhensible c’est que lorsqu’on occupe les étages supérieurs, il faut tout faire pour y rester.

Certains d’entre vous vont croire que je force un peu le trait sur l’absurdité de la situation. Il n’en est rien. Je vous conte en toute simplicité mes aventures dans une maison indigente dirigée par un monarque de premier plan. Bien sûr, il y a ici comme ailleurs, des évènements très ordinaires comme des pannes de chauffage ou des défauts d’approvisionnement mais on ne peut pas en faire grief à un roi vieillissant qui ne veut commander ni à l’économie, ni à la culture, ni à la circulation. De temps à autre Berthe me reproche d’avoir une maison comme celle-ci à la place du cœur. Je lui réponds que tant qu’elle acceptera de beurrer mes tartines elle n’aura rien à craindre.

Nonobstant,  j’admets que chez moi aussi,  les escabeaux sont branlants et les lucarnes entrebâillées. Nul ne peut se brandir en modèle, sauf les esprits malades et narcissiques. Il y a une limite à la fausseté des  parallaxes qui tordent les perspectives. Il faut se répéter inlassablement qu’on peut accepter une bonne dose d’apagogie, à condition de ne  jamais transiger avec la grande avenue  vérité, mystérieuse surtout la nuit, mais la seule qui en toute rectitude et indifférence,  vous mène au modeste et terminal tombeau. Le moment venu, je me souviendrai de la balafre orange du soleil couchant mitraillant ma mémoire à travers les meurtrières de la maison vide.

 

PS/ Le Roi Arthur est un descendant de l’heureux propriétaire d’Excalibur dont l’existence est attestée au V/VIème par Gildas le Sage dans sa célèbre Vie des Saints. Pédauque (Pied d’oie = Pé d’auca en Occitan) est originaire de Toulouse et est en réalité la cousine de Berthe au grand pied. Il est prouvé que leur infirmité, un pied d’oie,  leur fut imposée par Dieu en punition de leur vie dissolue. Il s’agissait d’une forme de lèpre.

 

18/04/2014

Les divins soldats du vent

 

 

auguste-renoir-grandes-baigneuses.jpg

Les grandes baigneuses d'Auguste Renoir

 

Je n’ai pas pour habitude de peser mes mots et je dois constater que ces gros benêts en profitent pour s’imposer avec une étonnante insolence. Ceci arrive lorsque j’ouvre la grille grinçante qui maintient coi mon principal démon, celui de l’écriture. Cette infernale créature, fourchue et grimaçante, profite souvent de mon indulgence pour libérer des escouades de mots tapis derrière, en rangs serrés. Le rire de la bête est entre sardonique et subtil quand elle disperse de ses sabots fourchus, ces troupeaux, dont on jurerait qu’ils sont des ratons laveurs, comme l’affirmait Jacques Prévert.

La page vierge se roule sous les gribouillis, comme une femelle en mal de gestation. Je, qui n’est qu’un butor impassible, se gorge d’un plaisir égoïste à contempler  les petits soldats de l’esprit prendre place, les uns en avant-garde, les autres en couverture, parfois secourus par de la mitraille ou même des  gros boulets d’artilleur. L’armée de mes mots est assez entraînée pour entrer en campagne à tout moment. Les bidasses chamarrés entonnent alors des chants de conquête. C’est le signal qui déclare que la page est prête, chaude et bonne à prendre.

Je n’oserais jamais raconter ces plans de bataille si je n’avais pas lu ou entendu les confidences de véritables écrivains, reconnus des Académies  décrire des états de service similaires. L’écriture s’invente en tirant sur les fils de la pelote qui comme par miracle s’ordonnent  dans la tapisserie de vos rêves. Il ne reste qu’à choisir les couleurs et les mystérieuses correspondances qui donnent un sens au texte. Contre toute attente. Sans le savoir, le gratte-papier devient poète, à condition toutefois qu’il puisse discerner tous les petits plaisirs qui fourmillent à sa (re)lecture.

J’ai déjà souvent discouru sur les mots, et même donné la recette d’une marmite assez éloquente par ses parfums, ses saveurs et ses couleurs pour séduire la plus jolie femme de mes rêves. Il faut voir l’œil allumé de ma lascive conquête et ses cuisses soyeuses se défaire, pour savoir que les ingrédients s’installent tout de suite au fond de sa gorge et irradient sans gêne jusqu’à son mont de Vénus envouté. Il me faut alors ajouter sans barguigner, au tout dernier instant, assez de piment et de safran et puis des bouquets d’asphodèles  et des brassées de romarin. Quand c’est  possible, je n’hésite pas à faire jouer en hypocrite  un accompagnement musical de pinsons amourachés striant l’air vif du matin  de hiéroglyphes  hystériques.

Vous l’avez deviné, j’ai le cœur primesautier et je suis prêt à convoquer aujourd’hui de nouvelles légions lexicales pour faire danser dans les potagers fleuris les jardinières émoustillées. J’ai en ce moment  la vision ensoleillée d’une lumineuse  jeune femme rousse aux épaules dénudées qui cligne de ses grands yeux verts en charroyant de la camomille et des pervenches. Elle chante à gorge déployée en roulant ses hanches aguicheuses, irradiant mille traits de désir et de plaisir qui réveillent incontinent mon corps centenaire et bien davantage.

Je me dis alors que la poésie d’un instant vaut mieux que toutes les réalités du monde et que la puissance des mots n’est pas une légende mais une redoutable force de l’esprit, que seuls les humains galvaudent, chevauchent ou dominent. L’immortalité se donne comme une femme amoureuse, aux bienheureux  joueurs de flûte qui font danser en apesanteur abracadabrante  les divins soldats du vent.

12/04/2014

L'absence

 

 

 

henri-matisse-odalisque-avec-magnolias.jpg

 

Henri Matisse - Odalisque avec magnolias

 

Les vieillards sont comme des enfants gâtés, ils veulent tout et tout de suite. Il faut les comprendre, le temps va finir par leur manquer. Chaque jour qui passe est une case à remplir, et des cases il n’en reste pas tant que ça, par force. Si par malheur les cases restent vides, les vieux ont vocation à se révolter. Ce n’est pas parce que pointe l’issue fatale qu’il faut se laisser berner par les trompe-l’œil et les châteaux en Espagne. Même les vieilles peaux sont capables de faire la différence entre le lin et la soie, entre la dentelle et le coton brut, entre une créature de rêve et un vieux tromblon. Les vieux sont perclus d’amour car rien d’autre ne les fait vivre.

En ce début de printemps, chacun des rayons de la lumière triomphante qui inonde notre campagne, fait circuler dans les herbes et les branches des courants de sève pétillante. Les primevères, les jonquilles et les violettes  nous adressent un concert de couleurs, dont on sait bien qu’il ne va cesser de s’amplifier jusqu’au cœur de l’été. Je vois déjà devant ma fenêtre pointer les inflorescences en bourgeons du lilas, pendant que les chardonnerets et les grives musiciennes jouent à chat-perché sur un fond bleu azur. Les centenaires comme moi sont soulagés de se laisser pénétrer  par cette vie matricielle et universelle.

Hélas !  L’ombre n’est jamais loin. Le vieillissement est aussi un dépeuplement. Les sirènes de nos jeunes années ont pris des rides. Parfois même leurs seins triomphants se sont écroulés, et leurs divines hanches ont maintenant des rotules en bois. Mes plus vieux amis m’ont lâché, happés par la Dame à la faux ricanante et quand je me retourne pour scruter le chemin que j’ai arpenté ma vie durant, je me surprends à dénombrer des tombes et des bûchers. Mes idées même, se réveillent un matin démodées et je me morigène sans cesse à ressasser des phrases sentencieuses et sans réplique. Mes souvenirs égrenés deviennent des sentiers rebattus qui n’intéressent plus la jeunesse. Ils sont obsolètes, obscènes, inutiles, débiles et séniles. Sur les terreaux usés ne poussent que les mauvaises herbes, des orties, des chardons et de la morelle douce-amère aux fruits bien noirs.

Cela suffit pour comprendre le vide qui peut saisir le vieil homme abandonné, comme un canot de l’autre siècle, échoué et pourrissant sur le sable humide. Le sable est magnifique et les puces de mer s’en donnent à cœur joie. Bien que pittoresques, les bordés et les membrures disjoints ont conscience qu’ils ne reprendront jamais la mer. Ils sont condamnés à pointer leur étrave sur un horizon impassible. Les saisons seules changent, entre coups de vent et calmes plats. Comme la vieille barque,  j’ai dû dire adieu aux voyages et aux rêves et je me suis laissé engourdir par les fantasmes du vide et de l’absence, décadents et lunatiques.

Quand elles repartent à leurs migrations, les hirondelles ignorent qu’elles laissent votre maison abandonnée. Elles l’ont  remplie tout l’été de pépiements et de vols planés. L’automne venu, elles n’ont plus envie de jouer les esprits volants ni les folles agitées des grands soirs d’orage. Alignées sur les fils électriques, elles ont déjà en tête leur prochaine villégiature et déjà, elles vous ignorent. On ne devrait jamais être amoureux des hirondelles, elles sont une jolie tête mais pas de cœur ni de cervelle.

Le nez en l’air et la casquette sur les yeux, je me demande bien de  quoi sera fait l’été qui se prépare.

 

05/04/2014

Futurologie

 

 

valls,écolos,gouvernement,bernard cazeneuve

 

 Jaune-Rouge-Bleu par Kandinsky

 

 

Jacques Le Goff, notre regretté historien, confiait il n’y a pas si longtemps  son peu de goût pour la Futurologie, ce qui était une façon de remettre en cause l’Histoire,  comme la clé de notre avenir. De la Futurologie, les savants du GIEC nous en racontent tous les jours. A tel point qu’ils sont surpris, voire dépassés par la rapidité avec laquelle les évènements qu’ils avaient prédits  pour le milieu du siècle se manifestent  aujourd’hui. A leur place j’y trouverais un motif d’inquiétude plutôt qu’une satisfaction. Avant l’heure ce n’est pas l’heure ! Cela prouve qu’il y a quelque  chose qui cloche dans leurs modèles. C’est peut-être aussi qu’on se précipite un peu trop vite pour trouver partout des raisons  ou des effets du réchauffement. Les évènements météorologiques qui s’éloignent de la moyenne sont maintenant considérés comme autant de preuves du dérèglement climatique. Il y a belle lurette que les climatologues savent que ces moyennes n’existent pas ! Et qu’en réalité la météo est toujours en de ça ou au de  là ! Finalement nos savants du GIEC  prêchent de plus en plus dans le désert et n’arrivent à convaincre que ceux qui le sont déjà.

Avec son nouveau gouvernement de choc,  F. Hollande envoie toute nos forces socio-démocrates  dans la bataille pour la croissance et la création d’emplois. Réussira-t-il ? Je le souhaite pour la France et les Français et pour l’Europe. Si les Allemands ne prennent pas conscience qu’il faut d’urgence relancer l’économie  de l’Espagne, de l’Italie et de la France en acceptant quelques effets inflationnistes, nous risquons bel et bien la stagflation, à l’exemple du Japon, qui fut autrefois à la pointe du progrès et de l’innovation et qui vient d’ endurer  deux décades de stagnation économique. Il en  sort tout juste ! 

Michel Sapin se voit confier la difficile mission de convaincre les instances européennes de lâcher les vannes du crédit et de financer des grands projets collectifs ou de racheter des emprunts pourris qui paralysent les banques.  Tout cela passe par la bonne volonté de la Banque Européenne et de son Président Mario Draghi, qui bien sûr est sous la pression allemande. Pour l’Europe, je souhaite qu’un accord soit trouvé avant peu. Les élections du mois de juin risquent , si ce n’est pas le cas,  d’envoyer au Parlement une majorité d’adversaires de l’Europe. A ce moment- là, il sera trop tard pour pleurer.

Fidèles à leur politique de Gribouille, les écolos ont refusé un grand ministère de l’Ecologie. Plus politicards que ces gens-là tu meurs ! Ils espèrent faire un tabac aux dites élections européennes sur le dos des socialistes, mais il se pourrait que le grand vainqueur  soit le FN avec l’aide inavouée  de l’UMP. Nous récolterons alors  les fruits amers de la discorde et de la non-coopération européenne. Les gens raisonnables de notre échiquier politique devraient réfléchir  à la nécessité de donner , enfin ! un coup de main à la voie moyenne que veut emprunter notre gouvernement pour sortir de la crise. L’enjeu , c’est d’apurer  les comptes publics  tout en tentant de rendre confiance aux entreprises qui sont les seules à même de relancer l’investissement productif. Cela suppose  qu’on  allège les taxes et qu’on diminue  le coût du travail,  ce qui n’est pas facile  à faire quand les caisses sont vides . Alors même qu’un peu de justice doit conduire à redonner un peu de pouvoir d’achat aux ménages les plus modestes. Le moins qu’on puisse dire c’est que le nœud est hyper serré !

Sur le plan politique, Hollande est coincé entre   la gauche de la Gauche qui trouve « inconcevable de faire des cadeaux aux patrons » et préfère retourner à ses habituels démons de la révolution pour demain et la droite de la droite, qui compte bien rendre l’Europe responsable de la crise, de l’immigration incontrôlée et de la perte irrémédiable de notre souveraineté et de notre identité. La droite classique,  sous la direction d’un  Copé qui persiste à  jouer les roquets bêtes et méchants, en utilisant les armes débiles de l’amalgame et de la mauvaise foi,  sera bien incapable de s’opposer  à cette conjonction des extrêmes qui recèle de grands dangers à court terme.

On pourrait se demander où est passé le centre dont la vocation ressassée est d’appuyer les majorités d’idées. Borloo est malade semble-t-il et le nouveau maire de Pau est trop discrédité pour tenter un retournement !  C’est pourtant le moment, pour les gens raisonnables  de collaborer à des objectifs qu’ils réclament depuis vingt  ans , qui consistent à   réduire les déficits et relancer la croissance.  Il va falloir que le gouvernement de combat qui vient de se constituer réussisse à convaincre seul, par ses propres mérites, de la pertinence de son action. Je fais des vœux pour qu’il y parvienne, mais l’entreprise est risquée.

On ne peut compter que sur la clairvoyance et le savoir –faire du couple Hollande-Valls. Je leur souhaite la baraka !  Ils vont devoir  obtenir  l’écoute des milieux économiques, des entreprises et des syndicats. A quel prix ? Il ne faut pas hésiter à frapper les esprits,  en supprimant les 35 heures même symboliquement, en autorisant l’exploitation des gaz de schistes et en lançant enfin les travaux de Notre Dame des Landes. Il faut décider, il faut agir, trancher, se faire des ennemis et l’emporter finalement ! Un gouvernement  de combat, c’est fait  pour ça. 

Pour la première fois peut-être de l’histoire,  le Cotentin fournit un ministre de l’Intérieur  à la France. Nous en sommes fiers et je me souviens d’avoir écrit en son temps (Voir ma chronique du 10/05/2011, Eloge de notre député-maire…) tout le bien que je pensais de ce petit homme souriant, modeste et plein d’humour.  Avec lui,  je suis sûr que la loi sera inflexible et que les personnes seront respectées.