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13/03/2015

La droite impossible

 

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 L’attitude de l’UMP dans la campagne électorale des élections départementales est difficile à comprendre. Je ne vois pas en quoi ce parti peut gagner des voix en accusant le PS de faire monter le FN. Tout indique, que ce soient les sondages ou les élections partielles, que les renforts principaux du FN sont des transfuges de l’UMP. Cinquante pour cent des troupes de ce parti réclament un accord avec Marine Le Pen et font état de leur proximité avec le Front. Je ne vois pas en quoi la droite UMP/UDI va freiner ce siphonage en accusant le gouvernement de tous les maux. On a seulement l’impression que ce faisant on cherche à se faire plaisir et à se donner une image d’opposant sans peur et sans reproche propre à satisfaire ses propres partisans, qui de toute manière vont voter pour l’UMP. Les cadres veulent se montrer en phase avec  l’agressivité haineuse qui anime les  militants vis-à-vis de la gauche et surtout du Président Hollande. On en voit les effets désastreux sur les sorties de plus en plus vulgaires de Sarkozy en campagne qui s'attaque directement aux personnes de Hollande, de Valls ou de Macron.

Ces facilités médiatiques ne collent pas du tout avec la campagne sur le terrain, menée non par des militants mais par des notables, des maires, ou des conseillers généraux sortants qui ont l’expérience des réalités locales et sont loin de céder à ces excès. Il suffit de comparer les tracts électoraux du PS ou DVG avec ceux des divers-droite ou de l’UMP pour constater qu’ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Il faut vraiment chercher dans les nuances. Aucun sympathisant du FN n’y trouvera de quoi remettre en doute le slogan de l’UMPS cher à ce Parti.  En réalité, droite républicaine et social-démocratie forment un bloc beaucoup plus homogène qu’on ne le croit quand il s’agit des compétences départementales. Il n’y a pas trente-six façons de gérer la solidarité sociale, les maisons de retraite et les aides aux handicapés, ou de construire des  collèges et des routes. Les réalités sont contraignantes !

On en comprend d’autant moins les attaques accusant le PS de faire monter le FN ! La plupart des déçus du PS  ne sont tentés ni par le FN, ni par l’UMP, ils s’abstiennent ! Il est dérisoire de remonter  à Mitterrand,  quarante ans en arrière ! Comme si nous n’étions pas dans une période complètement différente dans laquelle l’Union de la Gauche a vécu, remplacée par un PS social-démocrate dont on n’osait même pas prononcer le nom jadis. Les réflexes du Centre et de la Droite classique semblent pavloviens, archaïques. Ils témoignent d’une incurable paresse idéologique.

L’UMP,  malgré le danger,  continue à tenir le discours ambigu du « ni, ni » ou du vote blanc. Ce Parti s’avère incapable  de faire le ménage parmi ses leaders et de se débarrasser d’une aile sarkozyste empêtrée dans les affaires avec les Balkany, les Copé, les Guéant, avec Bygmalion, Bettancourt, Karachi, Khadafi. Il y a pléthore. Mais le plus grave est le tarissement idéologique. Chaque leader surveille l’autre avec un fusil à tirer dans les coins. On entend bien les surenchères sur  l’Europe, sur les déficits, sur l’amaigrissement de l’Etat et la réduction des aides sociales, mais on  reste muet sur la préférence nationale, sur la politique d’immigration et sur l’islamo-arabophobie.

J’attends l’UMP sur cette ligne de démarcation !  L’exemple de Mélenchon impressionne,  qui,  après une bonne campagne présidentielle a perdu toute crédibilité « populaire » suite à son discours de Marseille pro-arabe. Il se passera la même chose quand l’UMP se désolidarisera hautement et clairement du racisme et de la xénophobie véhiculés par les lepenistes.

Ce jour-là, il restera un Parti de droite, vraiment conservateur, raciste et réactionnaire  noyauté par les Frontistes actuels, accompagnés des transfuges de la Droite forte, genre Wauquiez ou Copé et Hortefeux et de tous ceux qui voudront garder leur poste avec l'aide du FN et ils seront nombreux ! Nous aurons alors un grand parti nationaliste et xénophobe, anti-européen.  En face, va devoir se constituer un Parti Démocrate, défendant les droits de l’homme et la République avec sa devise « Liberté, égalité, fraternité ».Ce Parti sera celui du progrès, du mouvement et de l’ouverture et des personnalités aussi diverses que B.Lemaire, Raffarin, Juppé, Bayrou, Borloo, Valls, Hollande Emmanuel Macron, et Cambadélis pourront s’y exprimer! Y compris cette vieille bique de Martine Aubry ! Je suppose que cela va demander encore beaucoup de temps, mais en 2017, nous allons déjà en tâter. A ce moment-là, le vote pour la droite ou pour la gauche retrouvera tout son sens.

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