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18/10/2012

Vivre en Europe, demain.

 

 

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Les demoiselles d'Avignon de Pablo Picasso

 

Dans cette fin de semaine va se tenir un nouveau Conseil Européen réunissant les chefs de gouvernement, dont les enjeux sont importants. Il s’agit en particulier de mettre fin à la spéculation bancaire sur les dettes souveraines qui fragilisent notre monnaie. Cette réunion n’intéresse pas la presse qui préfère régaler ses lecteurs avec l’assassinat d’un avocat corse ou bien avec les soi-disant errements du gouvernement. Les « couacs » !  Il est vrai que depuis l’élection de François Hollande le psychodrame franco-allemand s’est gentiment transformé en une concertation peut-être rude mais en tout cas apaisée. Pas un seul éditorialiste n’a le courage de relever ce changement de ton.

 

J’ai pu suivre sur LCP la séance parlementaire de concertation des chefs de groupes politiques avec notre Ministre des Affaires Européennes Bernard Cazeneuve.  La première constatation est que les rangs de l’hémicycle étaient clairsemés et la deuxième que notre ministre du Cotentin est vraiment à la hauteur et se montre comme un féroce débatteur à l’humour ravageur. Je suis vraiment heureux que les affaires européennes soient dans les mains de B. Cazeneuve. Son sens de la nuance, sa connaissance des dossiers, son respect des personnes en font un grand conciliateur. C’est ce qu’il faut aux affaires européennes : expliquer, expliquer sans cesse. On a pu voir avec Talleyrand raconté sur Fr2 (malheureusement à la même heure que le France-Espagne) que la personnalité des hommes est primordiale dans les soubresauts de l’histoire. Je prédis que Bernard Cazeneuve va devenir un homme qui compte dans la période actuelle.

 

Du même coup je suis reconnaissant à François Hollande d’être venu chercher notre Maire de Cherbourg pour remplir des fonctions aussi importantes. La clé de beaucoup de nos problèmes se trouve en effet à Bruxelles. La stabilisation de l’euro et l’apaisement des taux d’intérêt sur les dettes des états du Sud en faillite n’est qu’un début, obligé mais insuffisant. Tout le monde se rend compte aujourd’hui que la relance économique passe par des investissements concertés d’infrastructure, d’innovation  et de modernisation. Les eurobonds peuvent devenir de puissants leviers pour la mise en œuvre des programmes. Mais la relance économique devra être complétée par l’asséchement du dumping fiscal et social. Il faut en venir au plus tôt à une harmonisation des impôts et des salaires.

 

C’est un vaste programme qui n’intéresse personne et qui pourtant est le seul susceptible de nous tirer d’affaire. La droite est toute à ses querelles et la gauche est divisée. A gauche toute, il est de bon ton d’être anti-européen en prétextant que l’eurogroupe est  aux ordres du capitalisme international,  et tant pis si assez souvent la politique de la Commission est plus écolo, plus juste et parfois moins libérale que celle de la France elle-même !  L’attribution du Prix Nobel à l’Union Européenne peut-elle réveiller les esprits les plus rétrogrades ?  L’Europe économique et sociale est notre nouvelle frontière et ceux qui trompent les gens en les effrayant par les agissements supposés de la mystérieuse bureaucratie bruxelloise feraient mieux d’expliquer le fonctionnement réel de l’UE, les rapports de force en présence et les moyens de peser dans les décisions. A l’extrême gauche, on pense malheureusement encore que l’Internationale ne peut être que prolétarienne !

 

La sociale démocratie mise en œuvre par notre gouvernement réussira peut-être à expliquer cela au peuple et à rendre enfin populaire l’Union Européenne. Les gens sont tiraillés à la fois par les grands espoirs que cette union suscite et par la peur de n’être plus maîtres de leur destin. Dans toutes les sociétés on voit s’opposer ces deux forces contraires, les conservatismes qui redoutent l’inconnu et les forces de progrès qui veulent aller de l’avant. A bien y regarder ce sont toujours ces dernières qui finissent par l’emporter.

 

 

04/08/2012

Rencontre avec Christopher Cook

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Je n'ai pas le temps de donner de détails, mais je vais y revenir. J'ai eu un vrai coup de coeur  pour ce tableau qui évoque tout à la fois, l'archéologie, l'histoire, les champs cultivés, le désert, l'orient, les Indes, la nuit et la lumière et tout ceci en répandant les parfums emblèmatiques des Grandes Caravanes !


 

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21/07/2012

Racines

chroniques de l'âne, mémoire,amour

 

On pourrait croire que c’est facile à expliquer, que c’est une banalité, mais quand on y réfléchit c’est un drôle de phénomène. Au total,  je pourrais me contenter de raconter mes états d’âme à mon âne, l’indispensable Tonnerre, mais je sais trop bien que je me limiterais à des bribes, de vagues intuitions, en reléguant cela au rayon des balivernes sans urgence. Tout cela pour garder quelque chose d’essentiel sur le cœur sans avoir commencé à l'esquisser.

 

Sans doute faut-il arriver à soixante quinze ans pour en éprouver malgré tout l’obsédante réalité. J’ai passé un tiers de ma vie loin de chez moi, dans un milieu que tout distinguait  de ma Normandie. Pas d’herbe, des cailloux et du sable, pas de pommiers mais des palmiers calcinés par un soleil de plomb, pas de pluies mais des puits et des foggaras, pas de fontaines ou de ruisseaux d’eau claire mais des mares d’eau saumâtre, des mosquées, la toute  puissante religion d’islam, des pistes désertes, des hommes et des femmes étranges et étrangers. J’ai passé cette partie de ma vie à découvrir, à expliquer et à aimer un monde qui me surprenait et m’obsédait.

 

Ce faisant je n’ai jamais cherché à me fondre dans le pays hôte. J’étais un normand dans les oasis, content d’y être et respectueux des us et coutumes. Je n’ai reçu en retour que de l’amitié et un sentiment généreux d’hospitalité. Je suis revenu après vingt cinq ans, dans mon pays natal, chargé de toute cette exploration sentimentale et intellectuelle, savant sur plus d’un point, presque spécialiste, plus au fait de l’histoire et des tenants et aboutissants du Sahara, que ses habitants eux-mêmes.

 

On aurait pu croire que je serais au retour empêtré dans les regrets et la nostalgie. Pas du tout,  j’étais seulement blessé, cruellement, par une séparation qui désarticulait un mode de vie, un éloignement qui mettait fin à un couple fécond d’étude et de créativité, un veuvage qui fauchait les espoirs, les projets, ces affaires de longue haleine, dans lesquelles la plus grande patience est requise.

 

J’ai mis un certain temps à me désintoxiquer de cette passion, sans toutefois y parvenir vraiment. Malgré la nature invasive de cet  engagement je n’avais jamais oublié ni mes origines, ni mes études, ni mon histoire, ni ma terre d’enfance. Alors que j’ai côtoyé nombre de chercheurs, d’ingénieurs qui étaient assez embarrassés pour trouver un point de chute à l’issue de leur période d’expatriation, je n’avais jamais eu aucun doute sur ma réinstallation dans le Cotentin. Bien m’en a pris : même blessé par l’amputation de ma branche saharienne, j’ai repris racine de plus belle dans ma presqu’île.

 

Et c’est à ce point de mon récit que je voulais en venir. Comme le prouve ce blog et bien d’autres choses, je n’ai pas cessé depuis, de retourner et de labourer mes terres d’origine, l’histoire et les légendes, les cailloux et les forêts, le bocage et les vaches, Cherbourg, la plus belle ville du monde. Je suis partout chez moi ici, non plus dans le sens de la découverte,  mais dans celui de l’appropriation. Vous pouvez, avec un peu de chance, nourrir une belle histoire d’amour avec un(e) inconnue de passage et la faire flamber jusqu’à un incendie final mais vous ne pourrez jamais l’alimenter, la domestiquer, la faire prospérer comme une passion assise dans votre propre histoire. Je veux dire par là qu’une véritable histoire d’amour plonge loin ses nerfs et ses vaisseaux, dans le passé, dans l’espace, dans l’imaginaire qui lui même est abreuvé de tout cela.

 

Tout compte fait, le ruisseau où gamin,  vous avez chassé la grenouille, le coin de pré ou vous avez caressé votre première fille, l’heure ou vous avez entendu tomber votre première bombe, l’apparition du premier soldat allemand, les pêches du jardin, la trogne du paysan d'à côté et les cuisses de la voisine, sont des facettes impérissables de votre humanité. Ces flots des origines qui charrient les vestiges de notre histoire, depuis le précambrien, jusqu’au néolithique, de Guillaume le Conquérant à François Millet et Hyppolite Mars, de Saint Germain le Scot au cheval de bronze de Napoléon, viennent nourrir les eaux troubles de notre mémoire, jusqu’à l’orgasme.

 

Je veux décrire cette impérieuse sensation au moment où les lignes de fuite du sombre mais serein couloir de la mort, empruntent les perspectives du futur  et limitent mon horizon. Je ne suis pas dupe, dois-je le dire ? des enthousiasmes qui font mon bonheur aujourd’hui. Galvauder, gambader, m’évader dans les brillantes plaines du passé, sont des exercices qui quintuplent mes forces. Avec l’aide de ma propre histoire je peux admirer, aimer, me passionner pour le présent et ses offrandes munificentes. Etre heureux en somme et malgré tout. Raconter cela à mon âne serait sans doute un exercice délicat.

30/06/2012

Baguette magique

Pécresse, Bernard Cazeneuve, Europe, crise de l'euro, Hollande, Merckel

 

Quand je vois la dame Pecresse s’en prendre aux socialistes avec une morgue directement héritée des beaux quartiers, je me demande dans quel monde on vit. Crise ou pas, la droite laisse le pays dans un état peu enviable, avec une croissance presque nulle, un chômage au plus haut, et des perspectives de récession qui s’amplifient. Les beaux esprits de l’UMP ne s’embarrassent pas de si peu, ils continuent à donner des leçons à la gauche qu’ils traitent de haut. Il suffit de voir la condescendance de l’ancienne ministre du budget quand elle s’adresse à la porte parole du gouvernement Najat Belkacem !

 

Au même moment les Ecolos refusent de manière toute symbolique de voter pour Bartolone à la  présidence de l’Assemblée nationale. Les journalistes s’affolent, il faut faire du buzz, Pascale Clark qui s’y connaît sur France Inter montre son indépendance d’esprit en s’attaquant à J.V. Placé, mais cet homme est une forte tête politique qui a les pieds sur terre. Intéressez vous aux bisbilles si vous voulez dit-il, mais nous on fera le bilan dans un an. Enfin ! Juste après,  Barouin fonce sur la mésentente Merkel - Hollande, il faut bien trouver quelque chose à se mettre sous la dent !  Pas de chance l’entrevue d’hier soir n’a pas si mal tourné, comme le montre la photo.

 

L’Allemagne et la France sont de fait condamnées à s’entendre. Hollande est encore une fois bien chanceux : ses propositions modérées, ouvertes,  trouvent du renfort auprès des Italiens et des Espagnols et de plusieurs autres pays parmi les 29. La même compréhension et la même sympathie s’observe chez les responsables des Institutions de Bruxelles. Mme Bismarck semble de plus en plus isolée, même si sur ce plan elle est très soutenue par son peuple. Le bilan Merkozy n’est pas bon, avec de la récession et du chômage, et il donne à réfléchir. Les responsables européens pensent à rechercher une politique plus efficace. On sent trop bien que rien n’a progressé dans la lutte contre la crise. Il faut trouver autre chose,  et surtout  un chemin plus rapide vers la reprise et le retournement de la conjoncture. Il va bien falloir prendre des risques. Apparemment  c’est chose faite ce matin à la satisfaction des places de Bourses .

 

Les gens de l’UMP peinent à  s’expliquer entre eux sur les raisons de leurs échecs électoraux successifs. Ils demeurent bizarrement très solidaires de Sarkozy qui n’est pourtant pas pour rien dans le désamour qu’ils rencontrent dans l’opinion. Sans doute faut-il croire que l’ancien Président n’a  pas lâché les manettes et qu’il pèse sur les rapports de force internes de la droite actuelle. Cette solidarité affichée avec le Président battu et mal aimé n’est pas propre à renforcer le poids de la Droite, qui se retrouve ainsi avec beaucoup de chats à fouetter et quelques cadavres dans les placards. Dans ces conditions François Hollande a peu à craindre pour l’instant d’un retournement d’opinion.

 

Les éditorialistes et les experts de tous bords, à l’unisson avec les chiens de garde de la droite la plus acerbe, avaient d’abord dit qu’il n’y aurait pas d’état de grâce, puis ils ont expliqué que si celui-ci se manifestait contre toute attente, il ne pourrait être que de courte durée. De fait,  le premier sondage publié il y a quelques jours en annonçait le début de la fin. Nous en verrons encore plusieurs de cet acabit. Fort heureusement les gens sensés qui ont voté pour Hollande savent qu’aucun gouvernement,  fusse-t-il de gauche ne saurait transformer le plomb en or ou multiplier les petits pains,  comme Jésus lui-même. A défaut de baguette magique, Hollande est suffisamment calme, averti,  et soutenu par un consensus populaire assez fort pour donner du temps à son projet de redressement du pays. Il va devoir ferrailler avec le Front de Gauche qui a tout à gagner de la politique du pire.

 

Comme depuis le début de son parcours, le nouveau Président veut garder la chance de son côté. On vient de voir qu’à Bruxelles, il a bel et bien conduit les Allemands à lâcher du lest du côté de la croissance et de la solidarité, avec la coopération  active des Italiens et des Espagnols, qui ne sont pourtant pas de son bord politique. Ce matin j’ai écouté Bernard Cazeneuve sur France Inter, il a expliqué fort civilement que dans ces pourparlers, il n’y a eu ni gagnants ni perdants, mais une seule bénéficiaire : la solidarité entre les peuples européens. Quand on écoute notre Ministre cherbourgeois, qui a voté non au nouveau Traité en 2005, on se dit que les choses ont bien changé. Je me demande si on doit continuer de parler de chance à propos de notre Président, ou bien ajouter qu’il y a aussi là, du génie politique.

14/06/2012

Retrousser nos manches

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 Les raboteurs de parquets de Gustave Caillebotte (1875)

 

 

L’élection haut la main de Bernard Cazeneuve et de Geneviève Gosselin est un événement heureux pour le Cotentin. Grâce à leur travail patient au service de Cherbourg et de sa région le Ministre et la Députée ont obtenu l’assentiment très large de nos concitoyens. Bernard Cazeneuve est un homme de rassemblement, de consensus et de conviction qui donne du temps au temps et qui respecte ses concitoyens. Je l’ai déjà expliqué lors de la parution de son livre sur l’affaire de Karachi. De son côté, en se consacrant à l’examen du Scot avec tous les élus du Cotentin, quels que soient leurs bords politiques, Geneviève Gosselin a prouvé qu’elle savait distinguer l’essentiel de l’accessoire, et écarter la polémique pour faire avancer notre petit territoire.

 

Une période nouvelle s’annonce qui semble sceller le déclin de la vieille droite rurale qui perd peu à peu ses positions dominantes. Une étape supplémentaire pourrait être franchie en cas de succès de Stéphane Travers dans la 3° circonscription, voire de Le Coz dans la 2° ! En tout état de cause, il me semble que l’influence des notables, indépendants et paysans, des vétérinaires et des propriétaires fonciers , des notaires et des avocats,  reflue face à la montée des salariés du tertiaire, du bâtiment, des services publics, et du tourisme qui viennent renforcer les bastions traditionnels de l’arsenal, d’Areva et des  personnels enseignants.  La prise de conscience est facilitée par les excès du sarkozysme qui a droitisé l’UMP au point de la rendre bien poreuse aux idées xénophobes et identitaires du Front National. Par bonne fortune, notre Cotentin n’est pas une terre des extrêmes, elle cultive la modération en tout, la diversité et la tolérance. Le FN n’y fera jamais les scores qu’on peut trouver en Lorraine ou en Paca-Côte d’Azur.

 

La gauche maintenant fortement implantée dans notre territoire doit montrer qu’elle est capable de relever les défis du développement et de l’emploi dans les secteurs porteurs. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, les projets industriels dans l’éolien et l’hydrolien , dont certains semblent bien avancés, peuvent en cas de succès être un tremplin pour la modernisation de notre économie. D’autres progrès peuvent être obtenus dans les activités maritimes, dans la plaisance, dans la pêche et la conchyliculture, et encore davantage dans le tourisme dont le potentiel est encore intact. Il me semble aussi que nous n’avons pas suffisamment théorisé sur la réussite tranquille des Maïtres Laitiers et sur le modèle économique que cette entreprise représente pour l’agro-alimentaire dans la presqu’île.  Que ce soit pour les légumes, la viande ou les produits de la mer, on pourrait imaginer des synergies commerciales reposant sur la diversité de l’offre, la qualité des produits et la garantie d’approvisionnement propre à satisfaire les gros maillons de la distribution, tout en résistant mieux à leurs féroces exigences. La démarche de qualité, de diversité, de proximité et de maîtrise des marchés est un processus gagnant dans l’agro-alimentaire, en particulier pour les produits frais.

 

Avec une économie en croissance offrant des emplois, nos services trouveront un meilleur terreau pour leur développement et leur modernisation.  Nous devons améliorer nos écoles et nos hôpitaux, nos infrastructures de communication et de transports… On se retrouve en plein dans les thèmes d’élaboration du Scot (Schéma de cohérence territoriale), dans la problématique du lien ville-campagne, dans l’exercice du désenclavement routier et ferroviaire, voire maritime, dans l’ambition de s’assurer  des concours extérieurs, dans la nécessité d’ouvrir des relations avec les autres régions et les autres pays.

 

On peut rêver. Le développement aujourd’hui ne peut être que celui de l’intelligence et de l’ouverture aux autres. Les cités-nations, les villes bataves ou italiennes comme Gênes ou Venise, sont devenues un temps les centres du monde parce qu’elles avaient un réseau commercial et financier qui dépassait de loin leur minuscule territoire. Le Cotentin peut devenir une île de prospérité en exerçant son potentiel stratégique européen et atlantique grâce aux talents créatifs de ses habitants. Voilà de beaux enjeux en perspective qui sont propres à donner confiance dans l’avenir.