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15/04/2011

Je broie du Vert...

 

ps,écologie,verts,présidentielles,nicolas hulotSupposons que le PS, sous prétexte de gagner des voix lance sur orbite un guignolo comme BHL ou un bon à rien, comme le dernier prix Goncourt, on crierait partout au scandale ou à la supercherie. On accuserait notre Parti d’être sur une trajectoire attrape-tout et de se laisser pourrir par la démagogie et la veulerie intellectuelle. J’ai déjà reproché à DSK de se livrer à ce genre de facilités au bras de sa belle épouse Anne Sinclair. Les Verts sont en permanence sur cette tentation électoraliste avec des candidats de la « société civile » dont l’atout principal voire unique, est leur notoriété  médiatique. Nicolas Hulot est le dernier avatar de ces trublions politiques instables et recyclables pour différents usages ultérieurs.

 

Les écolos surfent sur les peurs de nos concitoyens qu’ils entretiennent  sans relâche par des mascarades habilement mises en scène. Ils crient partout qu’on va nous irradier, qu’on va nous empoisonner, qu’on va transformer notre terre en désert, et que nous allons finir rôtis ou noyés à brève échéance. Et que nous proposent ces oiseaux de malheur pour créer un monde nouveau ?  une juge d’instruction aux allures d’extra-terrestre ou/et un animateur de télévision dont la puissance politique est voisine de zéro. A en juger par l’imminence et  la gravité des menaces qui pèsent sur nous et nos enfants , les moyens de ces militants de la catastrophe sombrent dans un ridicule pathétique.

 

Mais on comprend la fourberie de la démarche. Les Verts chassent sur les terres du PS, plus à gauche qu’eux tu meurs. Au point où ils en sont, la radicalité irresponsable version Noël Mamer ne leur fait pas peur. Seuls peuvent encore résister quelques vieux « Trotskystes » confits de révolution mélanchonienne qui se réservent les dernières émotions du Grand Soir. Le PS lui, sait qu’on ne peut  pas bousculer les grands équilibres économiques sans d’infinies précautions,  sauf à envoyer tout le monde au chômage et appauvrir le peuple durablement. Il est contraint de tenir un langage de gouvernement, qui ne se comprend que dans la nuance. Voilà une situation favorable aux démagogues verdoyants, il suffit de pousser plus fort pour gagner des voix, et d'exiger du PS qu’il se couche.

 

Notre vieux Parti est tellement décrié par la droite et par la gauche, dont lui-même, que l’opération est facile. Il n’est pas impossible qu’avec des candidats en carton-pâte, les Verts servent la soupe à la vague bleue Marine, femme Le Pen, et qu’on n’aie pas de candidat de gauche au second tour des Présidentielles. Le problème est qu’il y a véritablement urgence à repenser les fondements de la politique moderne  humaniste et progressiste. Je dis à mon pote François qu’il faut qu’il se révolte. Nicolas Hulot comme beaucoup de créatures vertes est un leurre pour la pensée d’aujourd’hui. A cette ferraille clinquante et théâtrale il faut opposer le sérieux de nos vrais intellectuels, philosophes, agronomes, physiciens, économistes, penseurs de toutes obédiences qui travaillent dans nos laboratoires et nos Instituts. Il est grand temps de renouer avec nos savants et de les convier à endiguer les flots du m’as-tu-vu et de l’à-peu-près. Je fais des vœux pour qu’enfin l’intelligence s’occupe de notre avenir. 

 

 

 

04/06/2010

Du "bio" pour tout le monde !

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Depuis plusieurs semaines des nouvelles nous parviennent de différentes sources qui mettent en doute les avantages alimentaires de l'agriculture "bio" ou plutôt de ses produits. Je n'en suis pas fâché parce que je trouvais là un sujet de fâcherie avec les "écolos", contre mon gré. Pour ceux qui ne connaissent pas mon village, il faut savoir qu'il est assis au milieu des champs de pommes de terre, de poireaux, de choux, ou de carottes et de persil selon les saisons. Je connais bien les hommes qui s'en occupent. J'ai aussi des lumières en agronomie qui m'autorisent à quelques commentaires.


Il ne faut pas nier que dans les années 50 à 70 et peut-être même encore plus  tard on a commis des excès avec les pesticides, qui sont  des produits éminemment toxiques. Je veux parler des insecticides qui nous débarrassent des ravageurs (pucerons et autres insectes) et des fongicides qui contrôlent les parasites végétaux (qui sont surtout des champignons microscopiques comme le mildiou ou l'oïdium). Une troisième catégorie, celle des herbicides empêche la concurrence des mauvaises herbes. Parmi ces trois types de produits, les insecticides sont (étaient ?) particulièrement dangereux et apparentés aux armes chimiques de sinistre réputration.


Ces instruments chimiques sont à la base de la productivité de l'agriculture moderne. En leur absence, il ne reste souvent que la prière et les processions. La dangerosité de certains  est telle qu'on a du parfois les interdire (rappelons nous le DDT) ou bien encadrer leur emploi de manière très stricte en fonction du type de production, de la période de traitement et des doses. A mesure que les techniques progressent,  on parvient à éviter que ces poisons se retrouvent dans l'assiette du consommateur. Les services phytosanitaires y veillent de  stricte manière.  Le résultat c'est qu'on ne trouve pas plus aujourd'hui de pesticides dans les fruits et légumes conventionnels que dans les bio, si on en croit les dernières enquêtes.


L'autre aspect du bio concerne les engrais. Outre la lumière et le CO2 pour la photosynthèse, les végétaux ont besoin de sels minéraux et d'eau. Ces  sels minéraux sont absolument indispensables  (N,P,K,Ca,Mg,S, pour les six plus mportants) et les oligo-éléments (Fe, B,Co,Al...) , nécessaires à très faibles doses et agissant comme de véritables vitamines. Tous ces éléments se trouvent dans les sols cultivés naturellement. Ils font partie constitutive de toutes les plantes. Hélas et obligatoirement, après plusieurs récoltes de pommes de terre ou de carottes (plusieurs dizaines de tonnes à l'hectare), ils viennent à manquer. Il faut donc les remplacer. C'est le rôle des engrais parmi lesquels l'azote (N sous forme de nitrate) et le phosphore (sous forme de phosphate), le potassium (sous forme de potasse) doivent faire l'objet d'apports assez massifs, de plusieurs quintaux à l'hectare. Ces engrais n'ont aucune toxicité au sens habituel du terme. Leur apport sans discernement risque avant tout de nuire à la plante et plus encore de nuire à l'environnement, en polluant les nappes, surtout avec les nitrates qui sont très solubles.


Dans ces conditions on peut se demander à quoi servent les fumiers et les composts, chers aux écolos. Ces produits n'ont aucun intérêt direct pour la plante. Les productions hors sol sont là pour le prouver. Ils sont en revanche d'un intérêt  primordial pour le sol et son fonctionnement. Ils servent à renforcer la partie argilo-humique du sol cultivé, constituée de grosses molécules d'argile et d'acides humiques. L'humus résulte de la dégradation des fibres végétales, c'est à dire du bois et de la cellulose. Cette véritable digestion est assurée par la chaîne de tout le petit peuple vivant in situ, de la taupe aux moisissures, en passant par le ver de terre . Les agriculteurs modernes ont beaucoup trop négligé cet aspect des choses. La fraction argilo-humique est dotée de multiples petits bras moléculaires pour retenir l'eau et les engrais. C'est le garde-manger des plantes, et si on veut une bonne production, il faut que le garde-manger soit en bon état et toujours garni. Les apports de matière organique sont indispensables pour entretenir un bon sol, et finalement pour obtenir une  croissance optimale du végétal. De cette bonne croissance dépendent les qualités nutritives de nos fruits et légumes.


On doit pas opposer le bio à l'intensif. La seule bonne agriculture est celle qui donne les meilleures conditions de vie à la plante et qui veille à ne pas la gaver de produits toxiques, que ce soit pour elle ou pour les consommateurs. Cela s'appelle de l'agriculture intelligente (on dit raisonnée). Elle est aidée en cela par les apports puissants de la science agronomique. Dans cette perspective, les OGM promettent  une révolution agricole majeure qui sera la clé  d'une alimentation de qualité pour tous les habitants de la planète, tout en protégeant notre environnement. En les présentant comme des épouvantails, les écolos et le gardien de chèvres moustachu à leur tête,  jouent contre leur camp .

 

 

 


 

Il

31/03/2010

Les écolos, demi-sels du savoir...

P1010090(1).JPGJe viens d'entendre Allègre à la radio et j'en suis tout requinqué. Je lui trouve beaucoup de courage et de fermeté d'esprit pour oser affronter la horde barbare des écolos qui croient tout savoir. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne soupçonne même pas l'étendue de son ignorance. Les écolos qui se retranchent derrière "la communauté des scientifiques" pour asseoir leurs postulats sont imperméables au raisonnement scientifique lui même. Une communauté quelle qu'elle soit n'a pas le pouvoir de trancher entre des incertitudes, seules des nouvelles recherches peuvent le faire. Lorsque j'entends Jadot assèner à la radio qu'il y a aujourd'hui  trois cents mille morts dus au réchauffement, il nous prend tout comme Nicolas Hulot et ses semblables, pour des billes. Comme si les zones chaudes et arides n'existaient pas depuis toujours et  les périodes de sécheresse et de famine aussi. Pensons au Sahel des années soixante-dix avec toutes ses images d'enfants morts de faim !

 

Quand Allègre dit qu'une moyenne des températures n'a aucun sens à l'échelle de la planète, je suis à 100% d'accord avec lui. Pour m'être livré avec d'autres à des simulations d'échange d'énergie à l'échelle d'une parcelle irriguée, aux différentes heures de la journée, dans les différents mois de l'année, etc..., on voit trop bien toutes les précautions qu'on doit prendre dans le choix des paramètres et dans les extrapolations nécessaires. Plus l'échelle de simulation s'agrandit plus les zones d'incertitude augmentent et plus les probabilités d'exactitude s'effondrent. Alors pensons à ce qui peut se passer à l'échelon de la terre entière, dans cent ans, en prenant comme critère 2 ou 10°C d'écart sur une notion sans réalité concrète, et donc non mesurable !

 

A l'entendre, il me semblait bien que le champion français du réchauffement Jauzel était plutôt muet sur cet aspect (fondamental) du raisonnement en se contentant de réaffirmer de manière opiniâtre que le CO2 augmente l'effet de serre, que l'homme est responsable de l'accumulation de ce gaz dans l'atmosphère et donc que la planète se réchauffe à cause de lui. Sans jamais faire allusion aux changements dits "naturels" (géologiques et historiques) du climat , ni à la complexité des échanges thermiques à la surface de la terre, via l'atmosphère, un milieu mouvant et changeant s'il en est. Allègre vient de rappeler opportunément que Jauzel n'est pas un spécialiste du climat mais de la chimie des glaces....

 

Plus je réfléchis et plus j'écoute les tenants péremptoires de ces visions millénaristes, plus je finis par me convaincre que nous allons en apprendre de belles sur ce GIEC et sur bon nombre de ces membres, qui sont plus des administratifs et des politiciens que de véritables chercheurs. La recherche scientifique n'avait aucun droit de cité à Copenhague, Dieu merci la Grande Foire Médiatique a tourné en eau de boudin. Ce n'est pas Act'up qui a vaincu le sida mais l'institut Pasteur et ce n'est pas Green Peace qui peut nous éclairer sur l'avenir de notre planète,  mais l'armée invisible des chercheurs s'activant dans le silence de leurs laboratoires et dont on ne parle jamais.

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28/09/2009

Les Socialistes et l'Ecologie

algues vertes manif O-F.jpg

 

On pressent que les élections régionales vont se jouer à gauche sur l’issue d’un combat douteux entre les Verts et les Socialistes. Sous l’impulsion de Cohn-Bendit les Verts vont tenter de présenter des listes séparées et de rééditer leur exploit des européennes qui a largement siphonné notre électorat habituel. Ils vont probablement garder la méthode qui les a si bien servis, en composant des listes d’ouverture et de rassemblement et en mettant en avant si ils les trouvent, des personnalités symboliques comme l’ont été José Bové et la juge Eva Joly. Comment pouvons nous dans ces conditions faire bonne figure auprès des électeurs de Basse Normandie ?

Pour une liste de rassemblement aux régionales

Nous pouvons nous appuyer sur le bilan bien perçu de notre politique au cours du mandat écoulé et sur l’image positive de notre Président de Région Laurent Beauvais. Bien que considérable ce capital pourrait bien ne pas suffire. Nous ne devons pas en effet être trop confiants et nous devons redouter les effets désastreux des péripéties peu glorieuses de notre Parti au plan national. Si ils présentent des listes séparées, les Socialistes et les Verts donneront une image de division qui servira bien l’UMP. Même si ils sont eux- mêmes minés par des querelles internes, nos adversaires peuvent se refaire une santé avant l’échéance électorale. Le risque est tout bonnement de perdre la majorité et de devoir rendre les clés à la droite.

La solution idéale serait de se mettre d’accord sur une liste unique dès le premier tour, c’est à dire d’établir un projet pour la région qui satisfasse nos ambitions socialistes de justice et de progrès social et l’engagement écologique de promotion du développement durable et de protection de la planète. Cet accord ne devrait pas être hors d’atteinte si les deux parties s’en tiennent à la définition d’objectifs communs pour une politique régionale cohérente et réalisable au cours du prochain mandat. La proximité de nos électorats le prouvent : nous avons beaucoup d’idées en commun avec les Verts. Reste à savoir ce qui nous rassemble et ce qui nous distingue.


Le développement durable

Commençons par ce qui nous rassemble. Le développement durable a fait couler beaucoup d’encre au point qu’on ne sait plus très bien ce qu’il faut mettre dans ce concept très enveloppant. Restons-en à la définition la plus courante : le développement est durable quand il ne s’appuie ni sur l’épuisement des ressources naturelles ni sur l’accumulation de rejets dégradant définitivement notre biosphère. Dans ce sens les Socialistes sont comme les Verts et par principe des défenseurs du développement durable. L’emploi des énergies fossiles menacées d’épuisement et le recours à l’énergie nucléaire accumulant des matières radioactives dangereuses doivent être considérées comme incompatibles avec un tel engagement.

Pour les mêmes raisons nous condamnons l’agriculture intensive qui accumule l’azote et les pesticides dans les sols et les eaux, et la pêche professionnelle prédatrice qui aboutit à la raréfaction des stocks halieutiques et à la dégradation des habitats naturels de reproduction.

Toujours dans le même esprit nous sommes pour le ramassage, le tri et recyclage des déchets, et nous mettons en garde contre le gaspillage et la pollution des eaux des nappes et des rivières. Tout un ensemble de mesures qui visent à préserver ou à restaurer notre environnement au premier rang desquelles nous devons ranger le respect de la loi de conservation du littoral. Il y a bien dans ce concept tout un corpus d’idées que nous partageons avec les Verts et qui constitue le socle d’une politique de développement régional.

Il n’en reste pas moins des divergences importantes.

Le principe de précaution et le refus des OGM

Les Verts érigent en principe que toute technologie qui n’a pas fait la preuve de son innocuité absolue doit être confinée aux laboratoires en attendant une totale garantie. Le refus des OGM est un bon exemple de cette défiance face aux avancées techniques. Ce principe de précaution exprime in fine une remise en cause du progrès scientifique et donc du progrès humain. Pour nous socialistes, la base de notre philosophie est la confiance dans le progrès humain généré par les sociétés démocratiques. Nous ne pouvons suivre les Verts quand ils reprennent à leur compte une des phrases favorites de Cohn Bendit « Arrêtons de parler de progrès » . La marche vers plus de justice sociale est inséparable du progrès humain. Nous préférons substituer au principe de précaution, celui de l’évaluation rigoureuse des risques. L’odyssée technologique des hommes est inséparable de la prise de risques. Les OGM, les ondes électro-magnétiques, les champs électriques tout comme l’électricité et les interventions médicales comportent des risques. Refuser tout cela au nom du principe de précaution consiste à entraîner l’humanité vers une régression fatale, que beaucoup de Verts souhaitent en appelant à la décroissance.

Le principe de réalité et la question du nucléaire

C’est peut-être cette notion qui nous sépare le plus des Verts et en tout cas en Basse Normandie, qui a le plus de conséquences sur un projet politique commun. La question du nucléaire resurgit à ce niveau là. Nous reconnaissons que l’énergie nucléaire n’est pas une solution durable. Mais elle existe. Elle fournit à la France 80%¨de son électricité. Doit-on fermer les centrales nucléaires et l’usine de retraitement des déchets qui va avec pour ouvrir des centrales thermiques (à gaz, pétrole, charbon) ? Non n’est-ce pas, à cause du bilan carbone devenu un enjeu vital pour notre planète. Doit-on faire des économies d’énergie ? Oui cent fois oui, indiscutablement. Doit-on développer le solaire, l’éolien, la géothermie ? nécessairement, mais sans oublier que toutes ces solutions ont aussi leurs limites. Doit-on dans ces conditions prendre le risque de se retrouver dans un régime de pénurie ? Seules les centrales nucléaires sont aujourd’hui notre véritable garantie contre une crise de l’énergie qui se révélerait redoutable pour notre pays.

Notre accord avec les Verts pourrait se faire sur une phrase de ce type : l’électricité nucléaire n’est pas une solution pour un développement durable et a vocation à céder la place à des sources d’énergie propres et renouvelables, mais elle est provisoirement indispensable à la stabilité économique de notre pays. Dans ces conditions tout repose sur un calendrier prévisionnel et conditionnel.

Ne nous y trompons pas, c’est la droite dure qui est aux commandes. Il semble que beaucoup de gens sont fatigués et indignés par les mesures fiscales injustes et par le mépris dans lequel on les tient. Mais ils sont aussi lassés des divisions et des querelles de la gauche. Le Parti Socialiste ne retrouvera son audience qu’en faisant tout pour rassembler et redonner de l’espérance aux gens. Nous devons en faire la preuve aux régionales et démontrer qu’une entente politique est possible entre les différents courants d’opposition.