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05/04/2010

Digressions pascales

SIGE_PAPE_apx_470_.jpgContrairement à ce que racontent les livres de cuisine, il ne faut pas cuire le gigot à four chaud. Mettez le pendant deux heures à 120°C, puis une demie heure à 220°C et enfin autant de temps que vous voulez à 70 pour qu'il se détende, en attendant d'être servi. Jamais d'ail piqué dans la viande mais jonchez le fond du plat de cuisson avec des gousses en tunique et des belles échalottes, semez une cuiller à soupe de gros sel. Vous ressortez le tout caramélisé en surface, cuit à coeur et moelleux ! Voilà mon expérience d'hier . Toute la famille était aux anges gastronomiques. Et je ne parle pas du Gevrey Chambertin 1998, ouvert le matin et à juste température !


Dans ces repas de famille, le bonheur des petits est une source de joie. Leur spontanéité, leur créativité et leur volubilité font l'admiration, même si nos vieilles oreilles en souffrent un peu. Malgré tout,  ce moment familial paisible et heureux ne parvenait pas à chasser de mon esprit les effets de la terrible semaine sainte que viennent de vivre l'église catholique et son Pontife. Entendons nous bien, je ne fais pas partie du peuple des croyants, même si ma mère et encore plus mon grand-père m'ont toujours donné l'exemple d'une fervente dévotion. J'ai été baptisé, communié et recommunié, marié même, par des prêtres. C'est dire si je porte encore en creux ou en bosses les empreintes judéo-chrétiennes.


J'ai eu le bonheur de grandir dans une famille où le respect des enfants était sacré, nonobstant la dure préparation à la vie qui ne pouvait qu'être laborieuse et pas tendre. Il n'empêche que les seuls exemples de scandales sexuels que j'ai connus à douze ans dans mon petit village venaient du curé. Celui là même qui vint,  blême et tremblant, en descendant le raidillon du presbytère, annoncer à ma mère la mort de mon père. Mon meilleur petit copain d'école était réputé être son fils et il lui ressemblait. Il y eut aussi cette agression sur une gamine un peu trop délurée peut-être, et que toute la paroisse a chassée sous le tapis épais de l'omerta. Tout cela pour dire qu'en regardant avec envie la superbe Marie Rose qui jouait de l'harmonium, nous avions déjà le sentiment du péché.



Les prélats, chanoines et archevêques, ne peuvent plus faire comme si de rien n'était. Les langues se délient massivement. A mon avis, ces comportements impardonnables sont inhérents à la condition du prêtre. Je sais maintenant qu'en amour, l'enveloppe charnelle n'est qu'une distraction facultative, en tout cas simple à maîtriser. Il n'en est pas de même du commerce des âmes qui font que les rires et les pleurs, les regards et les mots, les battements de coeur et les larmes sont autant de mouvements d'un brutal érotisme. En s'arrogeant des droits sur l'âme des petits qu'ils veulent éveiller à l'amour de Dieu, les prêtres font des brêches dans les ramparts du respect de l'autre ; respect qu'ils ne devraient jamais oublier un seul instant, surtout quand il s'agit de jeunes êtres sans défense, voire de pauvres innocents ou de handicapés !


Les religieuses elles même dit-on, dans un élan d'amour et de foi pour Jésus Christ,  peuvent parvenir à l'orgasme. La croyance en Dieu est une affaire d'adulte et on devrait en exclure les enfants,   en tout cas se refuser pour eux à tout tentative d'endoctrinement. Les spécialistes disent bien qu'on retrouve des pédophiles dans les autres religions et j'ajouterais que cette perversion existe chez tous les gourous qui s'arrogent des droits sur l'âme de leurs adeptes. Tôt ou tard, les ecclésiastiques, qu'ils soient mariés ou non, vont devoir renoncer à leurs prétentions sur les petits enfants. Ce n'est qu'à ce prix que l'église catholique retrouvera son honneur perdu.