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22/02/2015

La fronde inutile

Hamon, Montebourg,Baumel, Paul, Linneman, Aubry, PS, frondeurs

 

L’attitude des « frondeurs » me laisse sans voix. Je sais qu’en politique les préjugés couvent longtemps sous les cendres mal refroidies des passions idéologiques. C’est d’ailleurs l’honneur des militants que de savoir se battre pour leurs idées. Mais il n’y a pas de combat qui vaille sans qu’on en connaisse l’objectif et le sens. Que veulent nos « frondeurs » ?  Que cherchent-ils à obtenir en s’abstenant ou même en votant contre la loi « Macron » ?  Le travail du dimanche n’est  pas vraiment un « casus belli » interne au PS, malgré les efforts pathétiques de Martine Aubry. Sans compter que tous les articles de la fameuse loi ont été abondamment discutés et votés, un par un !

Depuis le début du quinquennat, la gauche de la gauche cherche à se vendre pour exister. Elle ne recule devant aucun coup de Jarnac, aucune trahison, aucune confusion, aucun amalgame, pour marquer sa différence. On l’a vu avec les ministres démissionnaires qui ont pourri la vie des premiers ministres et du Président par des couacs répétés. En faisant fi de toute solidarité de Parti et de toute discipline, les Hamon, Montebourg, Baumel, Paul, sont à la disposition des chaînes d’info continue, trop heureuses d’attiser les zizanies. Ces apprentis leaders ne semblent pas comprendre qu’ils produisent un très mauvais effet dans les rangs  de la plupart des militants ordinaires. Leurs critiques du gouvernement Valls paraissent mal fondées : Ils n’ont pas d’alliances explicites, pas de programmes, pas de stratégie, sauf celle du coup de poignard dans le dos. Ils semblent plus proches de nos adversaires du Front de Gauche, de Mélenchon et de Duflot que de la Charte du Parti que les militants   viennent de réécrire démocratiquement à l’initiative de notre camarade  Cambadelis. Nonobstant, Ils se donnent comme tous les démagogues et malgré leur imposture, des airs outragés de défenseurs du peuple.

Par leur attitude irresponsable, ils creusent un sillon profond leur opposant la grande majorité des sympathisants de gauche qui pour la plupart sont des des réformistes pragmatiques. Les gens de gauche qui forment les gros bataillons électoraux du PS en ont par-dessus la tête d’entendre les Mélenchon, les Duflot, les communistes, critiquer le Président et son gouvernement. Ces braillards donnent une image de la société complètement bloquée, sclérosée, sortie des réalités. Les sondages nous confirment qu’une majorité de Français approuvent la loi Macron. Je trouve absolument insupportable que des gens de notre propre parti, très minoritaires apportent leur renfort aux incantations irresponsables et inutiles de l’extrême gauche. Montebourg, Hamon et les autres frondeurs jouent contre leur camp. J’espère que notre Parti s’en souviendra.

 Sauf à faire une révolution la pique à la main et en oubliant la justice et les règles constitutionnelles, il est inutile de faire croire au peuple qu’on peut raser gratis et prendre aux riches pour donner aux pauvres. La République est avant tout un Etat de droit ! Je me le demande encore : que veulent vraiment nos camarades de la « gauche » du Parti ? Nous voyons le résultat de l’enthousiasme grec pour Tsipras. Les dettes ne s’effacent pas d’un coup de baguette magique. En France, nous ne sommes pas dans l’austérité. La politique hollandiste est mesurée et tente de tenir les deux bouts de la chaîne économique. Aucune des décisions du gouvernement  ne peut expliquer la dissidence de nos camarades.

L’explication la plus plausible, c’est que les « frondeurs » sont persuadés que les réformes entreprises par FH ont fait fuir les militants déçus et que c’est le moment pour eux,  à trois mois du congrès de ramasser les miettes et de se présenter en vainqueurs rue de Solférino. Si c’est bien leur analyse, je crois qu’ils se trompent lourdement. Il n’y a pas de mouvement à gauche dans l’opinion. Il suffit de voir les scores indigents des Front de gauche ou des Ecolos. Dans notre Parti, les cadres « frondeurs » sont inexistants, ils ont disparu de la circulation. Il reste sans doute, plus ou moins discrets, un petit syndicat d’élus ou de politiciens professionnels qui en sont réduits aux manœuvres de sauve-qui-peut. Il y a trop longtemps que ce petit monde a rompu avec l’analyse et la réflexion pour être en mesure de produire des idées nouvelles qui pourraient justifier la dissidence. A la gauche du Parti on agit plutôt comme la CGT en défendant en permanence les avantages acquis. Le conservatisme n’est jamais remis en question. On se croirait encore au temps de la guerre froide. Peu importe que le cinquième de la population active soit au chômage, du moment qu’il est bien indemnisé !

Malheureusement le monde bouge. Le dimanche n’a plus le même sens pour tout le monde, il y a des gens qui aiment travailler, imaginer, créer, lancer des entreprises et comme tout le monde gagner des sous. La vieille gauche a horreur de cela. Elle déteste la nouveauté, l’imagination et l’aventure. Elle veut un cadre bien rigide qui lui assure l’école, la santé, la sécurité, la retraite et si possible pas trop d’étrangers qui viendraient foutre le bazar. Je sais que du côté des humanitaires, des écolos, des gauchos, il y a des gens généreux, dévoués aux causes difficiles et qui travaillent et donnent de leur temps bénévolement. Ils ont cependant un défaut : tous autant comme ils sont, ils ont un leitmotiv : l’Etat doit nous aider, l’Etat doit nous donner des sous !

Il faut qu’on se débarrasse à gauche de cette tentation du tout Etat, de l’addiction à la subvention, à l’argent public dispensé par tous les tiroirs de la République souvent gaspillé, réservé, fléché, parfois à la limite de l’abus de bien social. La chose publique dans leur conception est sans fond, sans limites, sans contrôle. Les électeurs du FN savent cela, ils en ont assez eux qui ne touchent que des miettes et accusent ces messieurs d’être des profiteurs. Dans l’urgence actuelle ce n’est certainement pas Hamon, Montebourg, Paul et les autres qui nous sortiront d’affaire

13/12/2014

Que leur faut-il encore ?

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La jungle selon le bon Henri, douanier

 

 

La nouvelle est à peine connue qu’on cherche déjà la petite bête dans la libération de Lazarevic. Et si Hollande n’y était pour rien ? Et s’il avait vendu son âme (et pas seulement) au Diable ? Et s’il était en train de mentir ? Bien sûr on suppose seulement, mais supposer c’est déjà accréditer l’idée. Comment voulez-vous croire ce Président déguisé en apparatchik avec chapka et pelisse ?  Il nous a déjà fait le coup du ridicule en prononçant un discours sous la pluie à l’île de Sein ! D’ailleurs Sarkozy lui-même trouve notre Président ridicule ! Ce Sarko qui marche en canard dans le couloir de l’UMP d’où il raccompagne ses visiteurs en leur palpant les bras et les épaules, en connaît un rayon ! Pour le ridicule Sarko est un spécialiste !

Hollande s’est trompé sur le retournement de la conjoncture économique en 2013. Il a été contraint de se plier à la rigueur budgétaire alors que la croissance était en panne. Il le fallait sous peine de se retrouver avec des intérêts sur la dette tellement élevés que nous aurions risqué la banqueroute, d’ailleurs annoncée comme certaine par les économistes libéraux en 2012. Avec des socialistes rien de bon ne pouvait arriver. Hollande a donc évité le pire en osant des impôts très lourds. Personne ne lui reconnait le mérite d’avoir évité la banqueroute mais tous l’accablent du matraquage fiscal !

La rigueur budgétaire a donc gelé la croissance. L’Allemagne aujourd’hui s’en aperçoit. La BCE aussi qui prévoit de mettre de l’argent frais en circulation. Toutes choses que réclamait Hollande en 2012 et qui ne furent pas acceptées. Est-ce que des gouvernements de droite, Merkel en tête, peuvent écouter des gouvernements de gauche ? Nos capitalistes rentiers allemands avec leur morgue toute germanique, n’en avaient aucune envie. Les choses viennent tout juste de changer, avec à la clef une bonne nouvelle espérée, la baisse de l’euro qui devrait faciliter nos exportations.

Mais ce n'est pas tout. La surabondance des liquidités et la maîtrise des dettes publiques nous maintiennent des taux d’intérêts historiquement faibles ! Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le ralentissement de la demande dans le monde accompagnée de la production accrue du pétrole de schiste aux  USA provoque une baisse substantielle du baril de 30 à 40%. Incroyable ! Imprévu ! Cela devrait soulager le déficit de notre commerce extérieur et le portefeuille du tout venant . En tout cas cela rend obsolète la polémique sur l’exploitation des gaz de schistes en France devenus en effet non compétitifs.

Sur ces bonnes nouvelles, les entreprises françaises vont bénéficier à plein en janvier 2015 de la réduction des charges sur les bas salaires et peut-être aussi pourront-elles profiter des effets de la loi Macron sur la modernisation des professions protégées, sur l’assouplissement du travail le dimanche et de la réglementation du transport par autobus et diverses autres petites mesures qui pourraient enfin décider les gens à reprendre confiance et à se lancer dans les affaires. Ajoutons enfin que la suppression de la première tranche d’impôts sur le revenu devrait redonner du pouvoir d’achat aux gens modestes en contribuant à la réduction des inégalités. Ainsi donc, si on regarde les choses avec sang-froid, il se pourrait que 2015 soit enfin l’année du retournement tant attendu !

Cela explique peut-être que Gattaz met les bouchées doubles pour avancer ses réclamations. Il doit savoir que son chantage au chômage va peut-être perdre de l'acuité, voire de la pertinence. On pourrait peut-être en dire autant pour les différents corporatismes qui se manifestent. Les routiers vont être peu crédibles en pleine baisse du gaz-oil.

C’est à ce point de mon raisonnement que je me tourne vers les frondeurs, l’aile gauche des socialistes. Ils sont les premiers à accuser le gouvernement d’être le responsable des pertes aux élections par une politique trop à droite. Seulement camarades voyez les insuccès électoraux de Mélanchon ou de Duflot. La politique de gauche-gauche est loin de triompher dans les urnes. La seule condition qui nous fera reconquérir le cœur des Français c’est le recul du chômage, car celui-ci est la vraie cause de l’appauvrissement des gens et la vraie source des inégalités. Alors s’il vous plaît, avant de vous faire remarquer dans telle ou telle motion de congrès, vous feriez mieux de reprendre votre bâton d’espérance camarades et d’expliquer, expliquer aux  gens que pour distribuer des parts de gâteau, il faut d’abord le produire !

On ne peut pas compter sur la droite pour nous aider à réformer et à redémarrer la croissance, c’est le jeu politique.  Je trouve en revanche bien malvenu que des  députés de notre parti critiquent et notre Président et notre Gouvernement. Comme socialistes, ils ont été élus par tous les sympathisants, y compris les sociaux-démocrates hollandistes, et pas seulement par une fumeuse nébuleuse de « vraie gauche » qui électoralement paraît bien absente aujourd’hui, comme l’indiquent les dernières législatives partielles à Troyes !

Moi je vous le dis, Hollande sera réélu en 2017 et ceux qui lui auront savonné la planche dans le Parti devraient songer à leur reconversion politique : il y a de la place au Front de Gauche !

02/12/2011

Au travail mes bons Princes !

 

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J’entends un peu partout chez des gens bien informés que le PS, mon parti, n’aurait pas complètement cicatrisé les plaies de l’élection primaire. On me dit que dans le Nord et en Haute Normandie, subsistent des poches de réfractaires à François Hollande et que dans certaines instances on profiterait des débuts de campagne pour arrondir son pré carré (hum…). Les deux principaux visés seraient Aubry et Fabius. Je ne suis pas étonné. Ces deux-là n’abdiqueront jamais, ils ont grandi dans les coups et les coulisses, les urnes à double fond et les alliances suspectes. Ils tiennent plus que tout à leur statut de Premiers Barons du Parti et à leurs fiefs de Picardie et des Flandres.

 

On devrait pourtant dès aujourd’hui se rendre compte que nous avons à faire à forte partie. Sarkozy, tout le monde en convient, est un piètre Président,  mais un fameux candidat. Pour l’instant il s’essaie à réunir son camp favori, celui de la droite dure. Il lui faut  mordre sur l’électorat de la femme Le Pen. Plus tard, n’en doutons pas, il va se tourner vers ses centristes, les flatter dans le sens du poil, leur promettre des portefeuilles et ça marchera. Sarkozy est aujourd’hui au plus bas mais en deux louches de démagogie, il en appellera à Jaurès et à de Gaulle. C’est à ce moment là que les temps seront durs pour notre candidat.

 

Pour gagner, nous devons garder l’initiative et ne pas nous laisser entraîner dans les coups de bluff du Président sortant. Il ne faut pas se contenter de rendre coup pour coup,  nous avons l’obligation de conserver un coup d’avance, pour faire campagne sur nos thèmes et pas sur ceux de l’adversaire.  Parmi ces thèmes, il y a une réalité lourde que le petit Président ne peut pas masquer et que les Français ne vont pas lui pardonner aisément, c’est l’explosion du chômage et plus précisément de celui des jeunes. La difficulté pour trouver un emploi stable est un drame pour les jeunes eux-mêmes, mais aussi pour les parents qui sont obligés de subvenir aux besoins. La gauche doit convaincre qu’elle va vraiment s’investir pour un retour de l’activité, de la croissance et de l’investissement des entreprises. François Hollande doit marteler que notre priorité ira à la formation de la jeunesse, et au renforcement de la recherche et de l’innovation. Notre grand chantier est de relever notre niveau de production et de créer des emplois. C’est d’ailleurs la seule vraie condition pour sortir de l’endettement.

 

Nous n’avons pas à suivre les sarkozystes dans les méandres de leurs démêlés avec les marchés financiers. Ceux-ci n’ont plus confiance parce que les gouvernements actuels sont justement ceux qui ont massivement accru les dettes d’Etat. Le gouvernement français a emprunté 500 milliards en quatre ans ! Ce sont les ministres actuels qui nous ont mis dans la main crochue des marchés et des agences de notation. Nous devons exiger de nos forts en thème, de nos Baroin, Pécresse, Wauquiez, pleins d’arrogance et de suffisance, qu’ils nous  sortent du bourbier. Depuis deux ans, comme l’a dit à la télévision l’ogre déchu du FMI,  ils font trop peu,  trop tard. S'ils sont incapables de résoudre ce foutu problème, ils n’ont qu’à partir.

 

Bien entendu, il nous faut affirmer bien fort que si nous étions aux affaires, rien de tel ne serait arrivé. La gauche est bien meilleure gestionnaire que la droite, car elle a besoin de l’Etat. La droite, elle, par idéologie,  ne cesse de le rabattre et de l’abaisser. Avec elle un seul ennemi, la dépense publique ! A gauche, on pense que la puissance financière de l’Etat peut être utilisée pour relancer l’activité et gagner la confiance. Notre candidat FH est l’homme du rassemblement et de la confiance. Une banque publique d’investissement, des euro-bonds, la chasse aux paradis fiscaux et à l’évasion fiscale, des grands chantiers, voilà le langage de la gauche !  Il y a sans doute là dedans des traces de démagogie, mais je ne crois pas que nous pourrons gagner sans forcer le trait et caricaturer quelque peu.

 

Alors je m’adresse aux Barons de l’Artois, de Picardie et de la Basse Seine et je leur signale qu’ il y a du pain sur la planche. Vous êtes imbus de votre pouvoir et de vos privilèges ? Alors profitez en pour faire œuvre utile et répandre la bonne parole. Les petits arrangements de courants, de circonscriptions et d’ego ne sont que des frivolités au regard de la partie qui va se jouer et dont l’issue décidera de notre avenir collectif. Prenez exemple sur la dernière intervention de Ségolène Royal  au Nouvel Obs qui pointe 75 discours de Sarkozy sur la crise, remplis de promesses sans effet et de contradictions. Elle travaille utilement pour son ex. Il est temps de vous y mettre également mes bons Princes !

29/09/2011

Aux primaires socialistes, Martine doit se retirer!

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L’hésitation n’est plus de mise !

La semaine a été faste pour les socialistes et la gauche en général. Avec le Sénat, c’est un vieux bastion de la droite qui s’effondre. On peut croire qu’il y a là-bas quelques placards qui renferment des secrets de famille. Comme lors d’une succession, l’alternance va permettre de les exhumer et de les publier. Il était question de vider les écuries. La Gauche va se trouver à pied d’œuvre. Je ne sais pas pourquoi, il me semble que J.P. Bel, ce provincial discret, répand comme un parfum d’honnêteté et de simplicité. Attendons de le voir à l’œuvre.

 

L’autre heureux évènement tient à la tenue du deuxième débat télévisé des candidats aux primaires. Tous les six ont fait preuve d’intelligence et de sérieux. Cette confrontation des idées dans la clarté et la liberté est à l’honneur du Parti. On y découvre que la relève est assurée avec des hommes comme Montebourg et Valls qui représentent utilement deux pôles, l’un plus à gauche et l’autre plus à droite qui encadrent la figure centrale de François Hollande. Celui-ci n’a pas failli à son rôle de rassembleur ouvert aux idées nouvelles. Il a délaissé tout esprit polémique en signifiant aux cinq autres qu’on avait besoin de tout le monde et qu’il était le mieux placé pour entraîner l’équipe, sans morgue ni animosité. Il s’est affirmé sans effort, devant tous les téléspectateurs, comme le leader le plus « naturel » de notre Parti. Il est déjà Président.

 

Je n’en dirais pas autant de sa concurrente la plus directe. Martine Aubry a été en permanence dans la défensive et l’acrimonie. On sent bien qu’elle en veut à ses camarades de lui disputer la place. Elle rejoint en ce sens beaucoup de dignitaires du Parti qui pensent que ces Primaires ne devraient pas exister. Elle se retranche derrière sa fonction de Première Secrétaire dont elle se vante d’avoir assumé glorieusement les fonctions. Ce qu’on peut discuter, mais qui n’est pas essentiel : depuis quand serait-il convenu qu’un bon Premier Secrétaire ferait un bon Président de la République ?

 

Je ne voudrais pas dénier à Martine Aubry d’éminentes qualités politiques. Elle remplit avec dignité et brio ses fonctions de Maire de Lille qu’elle a,  il me semble, rendue attractive et dynamique. Elle fut une glorieuse ministre sous Jospin. Elle est donc une grande serviteure de notre Parti.  C’est pour cette raison qu’elle doit se retirer de la course à la désignation. Elle a tout à perdre d’une défaite aux primaires. Elle aurait tout à gagner en rendant les armes à François Hollande : elle nous offrirait une preuve de militantisme, de désintéressement et d’ intelligence politique. On lui saurait gré dans l’histoire, d’avoir tout fait pour offrir la victoire à son camp.

 

Après cette semaine pleine d’espérance, le désistement de Martine Aubry dans ces Primaires rendrait possible une élection au premier tour de notre candidat, avec 60% des voix. Une telle désignation, sans ambiguïté aucune, laisserait nos adversaires de droite sur le carreau. François Hollande prendrait dans l’opinion une stature de héros national. Celui que le pays appelle pour nous débarrasser de l’hydre de la concussion, du mépris, de la bassesse, de l’inculture, de la ploutocratie, de l’injustice et de l’incohérence. L’équipe à Sarko devrait ravaler ses sarcasmes et ne plus penser à jouer les DRH du PS ou prendre Jaurès en otage avant d’aller se gaver de caviar au Fouquet’s.

 

Vous allez me dire que je rêve, que rien n’est jamais joué, qu’on nous a appris qu’il fallait se battre jusqu’au bout. Nous ne sommes pas au football et encore moins en guerre. Nous sommes dans une démocratie pacifique, épuisée par les frasques d’un clan sans honneur. Nous avons l’occasion unique de conquérir le pouvoir loyalement par les urnes et de l’offrir à un Président normal, modeste et sincère. Est-ce que ça ne vaut pas la peine de faire quelques sacrifices personnels, expiatoires et militants?  

 

 

Extrait du livre à paraître de Renaud Dély et Henri Vernet (Le Nouvel Obs)

 Puis, un rien condescendant, Dominique Strauss-Kahn ajoute : "François est un garçon intelligent, il a une belle carrière devant lui. Il peut espérer Bercy ou, pourquoi pas, Matignon. Il en veut beaucoup à Lionel de l’avoir laissé au parti, il juge qu’Aubry est méchante et injuste avec lui, je peux peut-être faire quelque chose pour lui, mais tout dépend de son attitude…" Puis le directeur général du FMI assène le coup de grâce : "S’il veut quelque chose, il faut qu’il se couche, et vite !" Deux semaines plus tard, c’est finalement DSK qui s’est couché. Pour de bon.

04/07/2011

Mascarade vomitive

 

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La coupe est pleine. Même si  la réalité des faits tarde à prendre les couleurs de l'exactitude, il est temps pour moi  de libérer ma bile, qui,  je le sais depuis mes derniers calculs, peut gravement m'incommoder. Ce qui m'étouffe et me reste sur l'estomac, c'est le peu de cas qu'on fait des pauvres citoyens et en particulier de ceux qui croient sauver leur honneur politique en militant dans un parti, qu'ils considèrent comme la premiere marche d'une démocratie bien comprise. Je veux parler en l'occurence des adhérents du Parti Socialiste, (qu'on confond  souvent à tort avec des sympathisants ou des obligés de collectivités ou d'élus divers, ...). Je veux parler des véritables militants qui prennent leur engagement au sérieux. A leur place je me permettrais quelques conseils bien appuyés !

 

1)Je conseillerais d'abord aux pisse-copies,  journalistes et bavasseux divers,  de battre leur coulpe et de demander pardon au peuple de leurs lecteurs,  pour le colportage sans discernement de nouvelles incontrôlées et parfois sans fondement, dans le seul but de faire l'intéressant,  et du chiffre. J'en connais beaucoup, et non des moindres, qui parlent du PS comme s'il se réduisait aux élucubrations de quelques personnalités connues et à portée de main,  donc parisiennes. Dans les réflexions des gratte-papier et des raisonneurs patentés qu'on retrouve, toujours les mêmes,  dans les grands journaux et les télés principales, la "politique" est une affaire secrète à débattre dans le monde clos "politico-médiatique".  Vous avez déjà entendu parler d'une section du PS ?  Pour avoir délayé au de là du raisonnable,  et jusqu'à l'écoeurement,  les frasques de DSK, je demande la mort des éditorialistes !

 

 

2) Je conseillerais aux  leaders socialistes Aubryistes ou DSKaniens, de montrer profil bas et de s'adresser avec humilité  aux militants de notre parti. Ils nous doivent des  excuses pour l'indignité de la situation présente. Il n'est encore venu à aucun de nos chefs, Martine en tête, l'idée que la plupart des socialistes militants sincères, dévoués et convaincus ont été humiliés de voir ainsi ridiculisés leurs propres responsables. Après leur avoir présenté DSK comme l'homme providentiel , l'avoir poussé en avant, magnifié, et clamé que tout autre prétendant n'était qu'un ballot prétentieux, l'impensable arrive !  Notre héros  tombe dans le premier piège de braguette venu et il étale à profusion ses millions de dollars et toutes les gonzesses passées et à venir.

 

 

3)Je suggérerais à DSK de garder les yeux baissés et d'ajouter une ou deux rides au visage arrogant de son épouse. A sa place, je n'irais pas manger des pâtes à 100 $ la portion avant de m'être adressé aux militants de mon parti. J'entends bien que nous autres, les bas de gamme, les anonymes, les interchangeables, nous sommes pour rien dans les ressources géniales de son cerveau providentiel. Nous devrions plutôt le remercier de bien vouloir prendre en compte notre existence et de s'efforcer de nous sortir de notre nullité crasse en France et dans le monde entier. Mais nous sommes probablement 150000 dans le pays, et sans nous il n'y aurait ni Martine, ni Dominique, ni bien d'autres. J'attends toujours une petite lettre d'amitié et de compassion, à nous adressée par tous ces cireurs de pompes qui se répandent dans nos journaux et nos écrans, au nom de Saint Dominique.

 

 Pour tout dire, si j'étais militant du Parti Socialiste, ce que je suis plus que jamais, je réfléchirais sur le silence,  l'inconscience, l'ingratitude et l'indifférence de nos éléphants face aux  adhérents du Parti. Je chausserais mes plus gros godillots, non pour marcher au pas comme le proclamaient les gaullistes, mais pour botter les fesses d'un certain nombre de responsables qui nous ont entraînés dans cet effrayant maelstrom, dans lequel le socialisme n'est  plus une idée, ni même un étendard, mais  seulement le cache-sexe (c'est le cas de le dire) d'un monde perverti et content de lui jusqu'au ridicule.

12:33 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, aubry, dsk, journalistes | |  Imprimer