lalettreducotentin

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/12/2014

Lettre au Père Noël

 

sazrko,apolline de malherbe,ruth elkrief,bové,duflot,mamère 

 

 

 

Les grands-pères ont ça de bon, c’est qu’ils adorent donner le bon exemple à leurs petits-enfants, alors moi aussi j’ai écrit au père Noël pour qu’il me fasse des cadeaux.

Il faut dire qu’à mon âge on n’a plus besoin de grand-chose, ce qui compte c’est surtout de voir les gens heureux autour de soi C’est la raison pour laquelle je suggère au vénérable bonhomme de m’apporter des cadeaux que je destine aux gens des alentours.  Ce sont malgré tout des vrais cadeaux susceptibles de me procurer  un plaisir intense et qui m’aideraient à passer l’hiver en paix.

« Cher père Noël,

« Les cadeaux que je désire ne te coûteront pas un sou : juste une minute de ton attention. Si tu ne peux pas me les apporter tous, prend les dans l’ordre de ma liste. Les premiers sont les plus importants et ainsi de suite.

1-    Envoie s’il-te-plaît un bouton sur le nez de Trierweiler pour l’empêcher de se montrer à la télé. Un bouton bien laid et bien vulgaire à l’image de sa désastreuse petite personne. Tu peux aussi lui suggérer de s’enrôler dans D.A.E.S.C.H pour faire kamikaze dans son ex- chambre à coucher de l’Elysée

2-    Pour le punir de son incroyable audace faites que les juges condamnent Nicolas Sarkozy à cinq ans de rééducation civique, culturelle et morale dans un centre spécialisé pour ex-présidents, si possible en Guinée équatoriale en pleine zone d’épidémie d’ Ebola . Il faut lui réserver un marigot où se bat depuis toujours un troupeau d’alligators hargneux et vindicatifs où seuls subsistent les plus grands et les plus  forts.

3-    Faites construire, s’il vous plaît Père Noël, une datcha en Sibérie pour Madame Marine, avec les sous que vous prendrez à son papa. Invitez Poutine et tous ceux qui pensent comme ces deux-là,  entourez un bon morceau de taïga avec des fils barbelés pour qu'ils soient bien chez eux et empêchez-les d’en sortir. Donnez-leur des armes à volonté, des fauves et du poison. Vous me direz merci, Père Noël parce qu’au réveillon 2015, tout ira beaucoup mieux.

4-    Invitez Mamère, Duflot, et Bové dans les mines de sel de Taoudéni au Sahara, au milieu de nulle part, avec une harde  de zadistes. Ils seront très heureux de vivre dans les ergs et les regs, sans pollution, sans agriculture, sans diesels, sans barrages, ni routes, ni électricité, avec juste quelques chèvres pour Bové, des chameaux (pour Duflot) et un vieux poste de télé cassé pour Mamère qui ne peut pas s’en passer.

5-    Réduisez au silence les chaînes d’information continue avec de l’eczéma sur le nez de Ruth Elkrief et un enrouement chronique d’Apolline de Malherbe.

6-    Redressez le dos de Gattaz, donnez-lui figure humaine. Faites qu’il cesse de prendre les autres pour des idiots et qu’il se rende compte qu’il n’est pas le patron de tout et de tous. Donnez-lui bonne mine au lieu de l’air d’un Pinocchio dont le nez s’allonge chaque fois qu’il prend la parole

7-    Pour le septième jour de la semaine et seulement si vous avez encore du temps, conduisez Mélanchon à Charenton et Hollande au Panthéon !

Tu vois vénéré vieillard,  que mes souhaits ne coûtent rien, juste un peu d’accointance divine, mais on m’a dit que de ce côté tu avais encore l’oreille du Père. A ce propos, dis-lui aussi deux mots sur les mabouls du Moyen Orient, ces sauvages du sabre et du lance-roquettes, sinistres barbares, sans oublier les sionistes inconditionnels qui voient partout la terre de leurs ancêtres et qui s’autorisent sans blêmir, le châtiment divin !

 Il faudrait si peu de choses pour dormir en paix après avoir secouru ceux qui ont faim et ceux qui ont soif et ouvert toutes grandes les écoles aux petits enfants qui rêvent, comme moi, du Père Noël et des Belles au bois dormant ! Merci de m’avoir écouté j’ai conscience que je n’aurai pas tout, mais le dixième serait déjà beaucoup."

11/11/2014

L'imposture du barrage de Sivens

 

 

puits à délou 2.jpg

 

Irrigation avec un puits à délou au Sahara

 

 

Le « barrage » de Sivens est un cas d’école. Au départ, il s’agit seulement de réguler le cours d’une modeste rivière. Nous avons tous appris  à l’école que le climat méditerranéen est particulièrement irrégulier, avec des pluies violentes aux saisons intermédiaires, comme on peut l’observer ces jours-ci et de longues sécheresses en été, que les Verts mettent à profit pour taper sur les producteurs de maïs qui « gaspillent » l’eau si précieuse. La construction de retenues permet de conserver un débit d’étiage significatif toute l’année et d’avoir des réserves pour irriguer en été. On peut ainsi cultiver  des fruits et des légumes à forte valeur ajoutée ou bien du maïs ou toute autre culture fourragère permettant de sécuriser l’alimentation des  troupeaux. De plus, Le « lac » réservoir attire les oiseaux et toute  la faune aquatique qui  trouve des conditions pérennes d’existence. Enfin, cerise sur le gâteau, la retenue est  un endroit de minéralisation des matières organiques et de dépollution bactérienne et chimique de l’eau. Le « barrage » de Sivens est donc un aménagement qui permet de tempérer de manière écologique les excès d’un climat contrasté pour le bénéfice de l’agriculture, mais aussi pour celui de la flore et de la faune, tout en protégeant l’environnement

Bien sûr, la retenue de Sivens tend globalement à remplacer un écosystème par un autre. C’est ce que refusent les écologistes qui considèrent l’existant comme naturel et donc légitime, bien supérieur aux autres. La contradiction se niche dans cette conception courante mais complètement erronée. Chacun sait que nos campagnes françaises ont toutes une longue histoire de fréquentation et d’exploitation par nos sociétés rurales et qu’aucune n’est « naturelle » qu’il s’agisse des bocages de l’Ouest ou des plaines labourées du Bassin parisien.  Partout, nos forêts sont plantées, nos flancs de montagne pâturés et nos marais « hortillonés » ! Nos paysages sont en tous lieux humanisés et les écosystèmes sont le résultat des pacages, des brulis, des défrichages, des épierrages, et des aménagements divers dus aux générations successives de moines et de serfs. Les écosystèmes naturels n’existent plus depuis bien longtemps. On connaît d’ailleurs beaucoup d’exemples dans lesquels la mise en défens aboutit à une régression de la biodiversité et se termine par l’invasion de végétaux  sans intérêt comme les roselières et les ronciers. La réalité est que nos écologistes primaires sont des conservateurs nés : ne rien toucher, ne rien bouger. La pire des attitudes !

Evidemment a Sivens, avec la régulation du débit les lieux vont changer considérablement. La sauvegarde d’un écoulement pérenne va provoquer des changements de la faune et de la flore, au moins en partie. Cependant, le nouvel écosystème sera tout aussi « naturel » que le précédent et il se pourrait d’ailleurs que la biodiversité en soit améliorée. Monsieur Bové, qui se campe en expert, déclare qu’à cause du réchauffement climatique cette pratique  est dépassée ! Et moi qui croyais qu’il fallait s’adapter à la sécheresse dont nous menacent les Verts chaque été. L’évidence est au contraire que l’agriculture irriguée est beaucoup plus productive et économe de moyens que les cultures en sec. Dans la chaîne de production agricole un seul facteur défaillant peut annuler tous les autres. Vous avez labouré, semé, fertilisé, payé la terre et le personnel, mais c’est en pure perte si la pluie attendue ne vient pas ! L’agriculture n’est qu’une longue lutte contre les aléas climatiques. Nul ne peut l’ignorer. Monsieur Bové est un drôle de coco agricole !

 Je veux bien que Rémi Fraisse ait été un botaniste amoureux des fleurs et des arbres comme je le suis moi-même et des millions  de gens avec moi. Dans ce cas que faisait-il  à deux heures du matin au milieu de casseurs et des forces de gendarmerie ?  Maintenant c’est fait, on ne reviendra pas en arrière et les écolos ont leur martyr. Ils comptent bien l’exploiter jusqu’à l’os même si la cause de départ est injuste et erronée. Les Verts condamnent l’agriculture irriguée pour cause…de réchauffement climatique. Avec deux sous de bon sens, on conçoit que plus l’aridité menace, et plus la nécessité d’irriguer s’impose,  sauf à se reconvertir  dans l’élevage de dromadaires !

Pas un seul journaliste n’a relevé cette grossière contradiction des écolos. Seuls les agriculteurs savent que pour obtenir une bonne récolte il faut de la chaleur, de la lumière et de l’eau ! Quelle que soit la plante ! Bien sûr,  il y a des cultures d’hiver comme le blé et des cultures d’été comme le maïs mais les spécialistes savent bien que par kg de matière sèche, il faut grosso modo la même quantité d’eau. En hiver elle tombe du ciel, en été et sous ce climat, il faut taper dans les réserves, sauf pour la vigne qui est capable avec son enracinement profond de puiser l’eau phréatique.

Le procès agronomique instruit par le trio Bové-Mamère-Duflot est donc un très mauvais procès ! Soit !  Tout le monde peut se tromper et être victime de son idéologie ou de ses hormones. Ce qui est moins admissible, c’est l’alliance des prêcheurs moralisateurs verts avec les altermondialistes  et les casseurs, les fameux zadistes. Avec ces derniers, le combat change de dimension. Ils honnissent  la démocratie au nom d’un nihilisme asocial et anarchiste qui ne laisse aucune place à la négociation. Notre société, qui est heureusement une société de droit, a le devoir de se défendre. C’est ici que les apprentis sorciers entrent en jeu. Les Verts, tout en se désolidarisant des activistes se désignent comme les victimes de la répression et crient à la dictature. Le retournement est total et révoltant et il est doublé d'un délit de démocratie.

Ces gens-là sont d’une telle mauvaise foi qu’on espère bien qu’ils n’accéderont jamais aux commandes. Ce sont des imposteurs qui font beaucoup de mal à la véritable écologie intelligente et progressiste.  Malgré tout, ils parviennent par leurs techniques de communication démagogiques à imprégner l’opinion de leurs combats douteux, malthusiens et totalitaires. Pas de nucléaire, pas de gaz de schistes, pas d’OGM, pas d’autos même électriques, pas d’agriculture intensive, pas de camions, voire pas de transports du tout ! Une addition de refus qui ne sert aucune cause et bloque le dynamisme du pays. Après tout ça, allez-vous étonner que la France soit en panne !

30/11/2012

Robins des bois de nulle part

 

Grotte-Chauvet0815.jpg~470.jpg

 Peinture rupestre de la grotte Chauvet

En s’installant dans les bois de Notre-Dame-des-Landes, les opposants à l’aéroport de Loire-Bretagne réalisent un vieux rêve, celui du retour à l’âge des cabanes et de la vie en tribu. Il en suffit de cinq cents ou mille pour donner une apparence de réalité à un mouvement qui défie toutes les lois de la démocratie et de la vie en société. Ces gens, des jeunes pour la plupart qui répondent masqués aux journalistes viennent de différents pays d’Europe et de plusieurs régions de France. Quand on les écoute, on comprend qu’ils veulent une autre société, sans aéroports, sans autoroutes, sans agglomérations urbaines, sans travail et sans argent. C’est leur droit après tout, et chacun est libre de trouver sa propre vérité. Le hic c’est que ces bandes indisciplinées et autogestionnaires, ne représentent aucune collectivité responsable et qu’elles sont heureusement très minoritaires dans notre jeu social. Elles se forment et se dispersent au gré des circonstances au point que je n’oserais même pas leur confier la garde de mon petit chien, qu’ils seraient capables d’abandonner à la première occasion

 

Le gouvernement pourrait provisoirement ignorer ces adeptes de la vie sauvage et les laisser expérimenter le retour au néolithique, en  jouant à leur guéguerre ridicule, s’ils n’utilisaient pas une forme de violence et de terrorisme qui fait tort à la majorité des citoyens. Notre société est organisée  autour de voies légales de décision, qui respectent le fait majoritaire au sein de notre démocratie républicaine. Il est impératif de protéger ces procédures du vivre ensemble par-dessus tout. Il y a hélas dans notre casting politique des gros malins  prêts à faire feu de tout bois pour  arrondir leurs bas de laine idéologique. Je parle bien entendu de nos célèbres écologistes conduits par Mamère et Bové, qui trouvent toujours de bonnes raisons de soutenir l’illégalité en prenant des poses de belle-mère outragée, quand cela sert leurs intérêts. Ces troublions manient une sorte d’outrecuidance intellectuelle qui leur permet  de démonter un snack, faucher des maïs, s’enchaîner sur des rails, détruire du soja OGM à l’huile de ricin, pénétrer par effraction dans une centrale électrique nucléaire, en se justifiant par ce qu’ils appellent la bonne cause tout en réclamant justice et démocratie !  Ils se baptisent lanceurs d’alarmes en s’employant à les mélanger avec des cocktails Molotov.

 

J’imagine ce que pourrait devenir notre société, si chacun utilisait ces méthodes-là pour défendre ses idées. Méthodes qui se propagent assez vite chez les extrémistes de tout poil, à voir les violences lors des manifestations contre le mariage gay et des contre manifestations des « Femen ». Je ne sais pas où veulent en venir les écolos, mais je ne crois pas, lorsqu’on est élu de la République et qu’on appartient à un parti qui compte des ministres dans le gouvernement, qu’on puisse impunément se livrer à de telles provocations. Nous sommes habitués depuis longtemps aux contradictions politiques des écolos, mais parfois les bornes sont franchies, à tel point que même ce vieux provocateur de Bendix ne supporte plus !

 

Pour finir, il est assez comique de voir notre gardien de chèvres du Larzac, grimé en Astérix en chef, appeler à la mobilisation et à la résistance. Le résultat  est la concentration de dizaines de tracteurs fumants et pétaradants de la Confédération paysanne, qui se précipitent pour s’enchaîner autour de trois cabanes minables. Voilà des émissions de CO2 et des  mécaniques qui devraient pourtant rebuter nos guérilleros de l’absurde. J’ignore si l’aéroport du Grand Ouest est nécessaire ou pas. Pour être franc, j’ai plutôt tendance à faire confiance aux instances démocratiques et à toutes les collectivités locales et régionales pour donner des réponses. A priori, comme beaucoup de citoyens, je soutiens les démarches de décentralisation et d’aménagement du territoire qui peuvent déconcentrer une région parisienne apoplectique…Ma conviction est que ces pouvoirs et contre-pouvoirs de la vie démocratique ont vraiment plus de légitimité que les clameurs nihilistes, certes passionnées, mais simplistes, des quelques excités que je vois courir dans les broussailles de Notre –Dame-des-Landes.

 

Pour gagner en crédibilité nos Fronts de Gauche, Communistes et Ecolos, devraient arrêter de faire de l’œil à la crémière, pour avoir le beurre et l’argent du beurre. On a compris qu’ils comptent bien récupérer les rouspéteurs de tout poil. Il y en a toujours qui trouvent qu’on en fait trop ou bien pas assez. Il y aura toujours des adeptes du « tous pourris », des révoltés et  des despérados. Il y aura toujours, comme ces Robins de bois de nulle part, des gens qui prennent leurs rêves pour des réalités et qui sont prêts à se battre becs et ongles  pour leur donner un semblant d’existence, c’est plutôt sympathique, mais leur confier l’avenir de nos enfants est tout bonnement  de l’irresponsabilité politique.

02/03/2012

Les écolos massacreurs de l'écologie



 

apocalypse.jpg


Apocalypse, selon  F. Berthou 2008

 

Nous avons besoin de l’écologie. Nous avons le devoir d’économiser les ressources naturelles et de traiter nos déchets. Nous devons respecter l’air et la terre, les rivières et les mers. Nous devons sanctuariser nos derniers  espaces naturels et  maintenir  la biodiversité, nous devons veiller à l’équilibre de nos paysages ruraux et urbains, nous devons concevoir la digne cohabitation des humains avec leur planète…Tout ce moderne catéchisme entre peu à peu dans les têtes, mais pour le faire rentrer dans les faits,  ça  coûte de l’argent  et ça nécessite des arbitrages, en particulier pour mettre en œuvre la transition énergétique. Une politique de l’écologie est donc une vitale nécessité. Elle est consubstantielle du projet d’organiser une vie harmonieuse pour les générations actuelles et futures.

 

On aurait pu penser que les écolos, légitimes détenteurs du corpus de ces principes fondamentaux auraient été en mesure d’entraîner l’opinion derrière eux,  pendant cette bataille des présidentielles 2012. Patatras, ils en sont loin, bons derniers dans les sondages,  ils ont laissé l’écologie disparaître  des débats. Les leaders EELV,  servis en circonscriptions électorales sont maintenant aux abonnés absents. Encore une magnifique occasion de ratée. J’accuse les écolos de massacre. Ils ont assassiné la politique écologique.

 

Toutes proportions gardées, le rôle actuel des écolos fait penser aux staliniens fossoyeurs du socialisme en leur temps. A trop vouloir sans expliquer, sans convaincre, on met en scène  des  khmers rouges de l’environnement, des ayatollahs du réchauffement, des talibans de l’antinucléaire. On nage du coup dans un océan de catastrophes climatiques, de tsunamis nucléaires, d’épidémies d’OGM, d’empoisonnements divers, d’assèchements, d’inondations. Nous sommes dans l’alerte permanente, dans les prêches de décroissance, les psaumes anti-nucléaires, les commandements anti-routes, anti-lumière, anti-chimiques, anti-colles, anti-vapeurs. Nous ne pensons plus que dans l’angoisse à  un salmigondis où chacun peut trouver chaussure à ses humeurs du moment.

 

Du temps des stals, on parlait de socialisme scientifique et on apprenait à compter droit, dans une science dévoyée, mise au service du léninisme. Aujourd’hui on a la même ambition, la science est l’ennemie des écolos. Ils la suspectent d’être officiellement à la solde des grands groupes qui préparent la fin du monde en secret. La Monsanto, qui n’a pas réussi à nous faire périr avec le Round-Up, tente cette fois ci de nous exterminer avec ses OGM. La science à l’oeuvre dans le nucléaire est tout simplement l’abomination qui va mener tout droit à l’extinction de l’espèce. Forts de leurs obsessions paranoïaques,  ils tranchent de tout  et brandissent en procession leurs angoisses, leurs  anathèmes et leurs prédictions… Ah le climat en 2100, quand tout le monde sera rôti !… Ah la fin du monde nucléarisée quand les hommes auront deux têtes ! …Comme si la simple réalité n’était pas suffisante pour convaincre. Dans mon enfance on parlait du péril jaune, aujourd’hui on a la menace écologique.

 

Tout ceci est si vrai que les écolos ont choisi une candidate aux présidentielles absolument représentative de cette manière de voir, ignorante de l’écologie et qui a peur du noir. Une juriste qui a grandi dans les cabinets d’instruction et qui a fait sa renommée sur sa lutte contre la délinquance financière.  La petite elfe aux lunettes roses s’étonne aujourd’hui d’être la risée des éditorialistes et des pisse-copie. Comment en serait-il autrement ? L’écologie est une grande cause qui mérite d’être soutenue avec force et discernement, et qu’est-ce qu’on voit ? Une impétrante qui n’a ni légitimité politique, ni compétence écologique, victime désignée et consentante de l’incroyable aveuglement de ses amis d’EELV . Pour transformer la noble cause de l’écologie en roman noir cauchemardesque, les soudards de l’écologie politique ont vraiment eu la main heureuse. Nicolas Hulot en est tout triste dit-il. L’écologie a disparu totalement de la campagne présidentielle, merci Duflot, merci Voynet, merci Mamère, merci  Placé, merci Bendix, merci à tous, qui rivalisez dans l’insondable confusion. Vous êtes les croque-morts de l’écologie.

 

Même Bové, le gardien de chèvres, a réussi le tour de force de se mettre à dos les agriculteurs, ses amis de classe, maintenant adversaires résolus. Il a voulu leur faire croire que l’écologie consistait à élever des chèvres comme pépé,ou mémé, il y a un siècle. Qui peut gagner sa vie avec des méthodes à l’ancienne, le typographe avec ses plombs, le plombier avec ses fers à souder, et le boulanger avec son four à bois ? L’agriculture paysanne ne peut survivre que dans des niches très spécifiques et ce n’est pas parce qu’on la regarde à travers les verres flous du temps jadis que ça en fait une agriculture écolo.

Malheureux agriculteurs accusés de faire du poulet aux hormones, des pommes aux pesticides et des tomates sans saveur, du lisier dans les champs, des algues vertes sur les plages et du maïs aux OGM. Pendant ce temps là les bobos se gorgent de produits bio payés à prix d’or dont tout le monde sait qu’ils n’offrent aucun avantage par rapport à ceux de nos agriculteurs « normaux ».

 

Les agriculteurs en savent plus que tout le monde sur la protection de l’environnement et le fonctionnement des écosystèmes. Ils ont été les premiers à comprendre que l’écologie des citadins n’était qu’un échafaudage fantasmagorique et qu’on veut leur faire payer la panique savamment entretenue par les militants. Ils se sentent agressés, incompris, victimes du piège tendu par une opinion aux prises avec ses peurs et ses obsessions. Une opinion non pas étayée par des raisonnements rationnels et lucides basées sur un minimum de connaissance des mécanismes de la nature et des réalités industrielles, mais affolée par des oukases et des allégories millénaristes propagées par la foi entêtée des charbonniers écolos. Les agriculteurs devraient être les premiers à proclamer l’urgence de mettre fin aux produits dangereux, à la pollution des nappes et à la dégradation des sols. Les écolos les ont si bien dégoûtés par leurs outrances qu’ils voient rouge quand on leur propose de prévoir vert.

 

Aujourd’hui l’écologie c’est bon pour  les autres, surtout pas pour notre jardin, ni pour nos villas sur le bord de mer, ni pour nos vacances sous les tropiques, ni pour nos 4x4, ni pour nos impôts et nos taxes sur l’essence ! Je dis tranquillement aux Verts qu’ils portent la responsabilité de l’écrasement et de la disparition des politiques écologiques. Leurs emportements ont le résultat absolument contraire à celui qu’ils souhaitent, il est temps qu’ils cessent leur catastrophisme et leurs imprécations pour devenir des pédagogues et des leaders responsables. La modération sera sans doute le meilleur gage de leur efficacité. Un rassembleur de l’écologie est demandé…d’urgence.