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19/01/2013

Saint François secourez les Dogons !

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Les gens de droite sont verts de rage. Tout sourit à cet imbécile de gauche, le bon à rien indécis et amateur qui se fait rouler par le premier venu, y compris dans son ménage, un velléitaire sans ambition qui n’est arrivé au pouvoir que sur un malentendu. La Pécresse s’en trouve toute alourdie de ses poches sous les yeux, qu’elle porte douloureusement  et Copé ressemble de plus en plus à un truand repenti, sorti de prison il y a peu, et qui s’attend à se faire flinguer à chaque coin de rue.

 

C’est que Saint François de Tulle bénéficie plus que jamais de la baraka et est en train de donner une bonne leçon de gouvernance à tous ces petits prétentieux qui rivalisaient hier d’arrogance et de suffisance. La tentative de libération de notre otage des Chebbabs est bien sûr un échec mais les risques étaient tels qu’on crédite finalement le Président d’intrépidité, qualité pour le moins inattendue  du bonhomme François. Pour le Mali on lui sait gré de s’être décidé vite et au bon moment, celui  du rassemblement des pick-ups sur la piste de Mopti. L’effet de surprise escompté par les djihadistes a joué en notre faveur et on peut en féliciter notre dispositif de veille dans la région. On ne sait pas ce qui reste de l’armement de ses allumés de la charia mais ils ont dû laisser des plumes dans cette expédition ratée.

 

Je ne pense d’ailleurs pas que ces gens représentent  grand-chose sur le plan militaire. Même en se laissant impressionner par le vide administratif qui règne dans ce cœur de désert qu’est l’Azawad, il ne faut pas négliger les difficultés d’acheminer dans cet espace réputé pour sa vacuité hostile (on est sur la lune !) du matériel, des munitions, du carburant et des vivres en quantité. Les points d’eau sont eux même des contraintes qui obligent la géographie des parcours et des refuges. Le Sahara restreint à ses lieux habitables pour une certaine durée devient tout  petit et facilite de beaucoup les traques. Il n’y a rien de plus visible que des traces de pneus dans les regs sableux et les passages d’oued.

 

Ce qui est le plus à craindre c’est que cette troupe hétéroclite et obscurantiste se débarrasse au plus vite de ses barbes et de ses turbans après avoir caché les armes et se fonde à nouveau dans la population ordinaire. Il y a un temps pour l’action quand on est fort et un temps pour la dissimulation  quand on est vulnérable...  encore faut-il bénéficier de complicités dans les tribus et les villages petits ou grands... Dans ces familles élargies tout le monde se connaît et les solidarités sont puissantes et  négociées. Les « étrangers » sont faciles à repérer et il paraît difficile pour eux de se retrouver dans les sociétés locales comme des poissons dans l’eau.

 

Je ne crois donc pas que la reconquête des villes grandes ou moyennes demande beaucoup de temps, pas au de­-là de quelques semaines en tout cas. Je n’en dirais pas autant de la restauration du Mali comme état souverain, avec une administration et des institutions qui fonctionnent. Le malade aura besoin d’un certain temps de réanimation. C’est sans doute à ce moment que l’Europe pourra jouer son rôle de médecin en finançant les ONG pour nourrir, éduquer et remettre en activité les vieilles sociétés percluses de ce bout du monde, assurer le retour des exilés et des réfugiés, et maintenir partout les libertés et les sécurités indispensables. Il faudra aussi trouver un statut acceptable pour les Touarègues ces grands nomades qui sont depuis toujours tenaillés par les démons de leur fierté et de leur  liberté, qui ont toujours fait l’admiration de leurs amis et de leurs ennemis par leur élégance, leur culture, leur noblesse et leur poésie. Comment admettre qu’une ethnie qui est depuis toujours remarquée pour l’organisation matriarcale de sa société puisse aujourd’hui  se soumettre à une bande de soudards incultes et frustres comme ceux d’Aqmi ?

 

D’ailleurs c’est  tout le Mali qui doit être protégé pour la richesse de son patrimoine culturel et naturel, les gens de cette région sont modérés, ce sont des artistes, des musiciens et des poètes et ils sont d’une grande beauté. Alors je supplie encore une fois à genoux Saint François de Tulle, s’il vous plaît Monsieur le Président  sauvez les Touaregues ! sauvez les Songaï !  sauvez les Dogons ! sauvez   l’Azawad !    sauvez Tombouctou !   sauvez   Bamako ! et vous rentrerez dans l’histoire comme bienfaiteur de l’humanité .