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06/05/2011

Drôles de calculs...

 

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Sur la route de la santé (la RN13) qui mène à Caen, en face du Mémorial, je fus pris de violentes douleurs abdominales que j’attribuai à un croque-monsieur immonde,  ingurgité par commodité dans un snack d’autoroute. Je partais pour un œil,  j’arrivais pour une crise de foie. L’œil soigné, en arrière toute, retour à Pasteur, plié sur ma douleur. Merci à mon chauffeur, diligent et attentif.

 

La douleur si vous notez de 1 à 10, c’est quoi ? J’ai réfléchi deux secondes.

1 : je n’en parle pas

2 : ah oui, j’ai quelque chose là…

3 : tiens ça ne passe pas si vite que ça

4 : ça insiste, est-ce qu’il me reste du paracétamol ?

5 : j’ai du manger quelque chose de mauvais, j’ai envie de vomir…

6 : je n’arrive pas à vomir et je n’arrête pas d’y penser

7 : il me faut un médecin pour me soulager, au plus vite

8 : j’en ai marre de vos questions , j’ai mal

9 : je suis plié en deux, je geins, je m’insulte et ma mère aussi la pauvre…

10 : je pense aux tortures nazies, je hurle, j’avoue ma religion et tout le reste, je transpire, je perds connaissance

 

Bien sûr,  j’étais à 7 en arrivant devant un médecin compatissant. Il se reconnaîtra. Il m’a ouvert les portes d’une médecine dans laquelle souffrir n’est rien, quand souffle une petite brise d’empathie. Relisons histoires d’Ho à Pasteur (O2/11/2009) billet dans lequel je disais tout le mal que je pensais d’un séjour dans un service voisin et qui n’est pas sans rapport,  puisque c’est à cette occasion là qu’un chirurgien, peut-être un peu trop pressé,  a du oublier un mauvais calcul dans mon « colédoc ». L’objet s’est bloqué juste avant le Duo Denum.  Sacrée musique qui a duré avec ses pleins et ses déliés depuis deux ans ou presque. Cette fois-ci on était dans le final emphatique du concert.

 

La nuit, à la diète sur mon lit d’hôpital, j’ai rêvé de mon plateau de fruits de mer idéal :

  • 12 praires de belle taille, pêchées la veille à Chausey, nature.
  • 6 huîtres n°2 (de grande taille)  triploïdes de Saint Vaast, charnues, gratinées au beurre d’escargot
  • Une poignée de petits bulots de Carteret dégorgés, dessablés, cuits avec noblesse, accompagnés d’une once de mayonnaise maison.
  • Les deux grosses pinces d’un maître « clopoint » de Barfleur bouillis juste à point dans un court-bouillon parfumé de romarin.

 

Le tout accompagné d’un Bandol 2009 rosé, bien frappé, d’un Château de ma connaissance.

 

C’est vous dire !

 

PS/ merci à tous ceux qui m’ont si bien accueilli