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21/03/2010

Les naturopathes

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On pourrait dire que sans l'homme, la nature n'existerait pas...

 

En vieillissant on a des idées fixes, les miennes tournent autour des névrosés du retour à la nature,développant en même temps le syndrome stupide du c'était mieux avant. Les amoureux de la nature qui se prennent  pour des écologistes sont les pires ennemis de l'environnement. Prenez les maisons : sous prétexte d'aimer les prairies ou les plages ils vont planter leurs baraques au beau milieu de ce qui nous reste de vraie campagne. Après cela il faut multiplier les fils électriques, les poteaux, le bitume, les cars scolaires, les bagnoles....

 

Essayez ensuite de les déloger de nos dunes, de nos deltas,de nos bords de rivière, de nos étangs ! L'inondable (comme on dirait l'impensable) doit alors être protégé, et c'est à la collectivité de faire face avec  des digues, des machineries, et des ramparts en tous genres. Pour finir à la fin des fins avec des noyades et des destructions.

 

Nous autres humains, sommes toujours plus nombreux et nous avons sans cesse besoin  de nouvelles surfaces bâties pour notre activité et notre confort. Il faut aménager, urbaniser, rendre toujours plus vivable le monde de demain. Pendant ce temps là,  les mêmes qui se sont mis là où il ne faut pas,  vont plaider pour la décroissance, l'économie d'énergie, le pas de viande, le sans voiture, le moins d'eau et l'installation de la ville à la campagne. Moi je dis que pour faire un monde meilleur, et restaurer, sinon embellir et enrichir notre environnement naturel, il faut beaucoup de science et des quantités d'argent. Comme pour un jardin.

 

Oui, nous devrons faire de notre planète un immense jardin, comme le parc d'un universel château de la vie, où devront être stimulés et protégés les grands équilibres naturels, habitat par habitat, écosystèmes par écosystèmes, forêts polaires, forêts tempérées et forêts équatoriales, océans, lagons, deltas, déserts, montagnes ; fonctions par fonctions, photosynthèse et hétérotrophie, cycle du carbone et cycle de l'azote, vie végétale et vie animale, celle de l'homme tout particulièrement. Cette vie humaine indispensable au déroulement du tout et qui est qu'on le veuille ou non, l'énorme cerise sur le gâteau de l'évolution commandant notre obscur destin.

 

Et parce que l'humanité est cette grosse cerise, elle a le devoir de veiller sur son propre avenir d'abord mais aussi sur les richesses de la création qui l'entourent, richesses diverses, multiples, époustouflantes et indispensables, mais qu'elle est seule capable de mettre en valeur. La démonstration est faite depuis longtemps que la nature livrée à elle même est un impressionnant chaos, suite hasardeuse d'erreurs et de réussites, de destructions et d'éclosions, de disparitions et d'invasions, d'oublis et de miraculeux succès. Seul l'homme est capable de mettre un peu d'intelligence dans tout ça, de classer, de mémoriser, de conserver, de dupliquer ! La civilisation humaine peut entraîner des ravages sur les équilibres naturels , mais elle est aussi la seule à savoir réparer ses erreurs.

 

Alors,  que nos naturopathes cessent de se prendre les pieds dans le tapis et de nous promettre la fin du monde.L'homme doit mener à bien l'impérieux devoir du succès de sa destinée. Il a besoin pour cela de science, toujours plus de science, de génies, toujours plus de génies et de quelques miraculeuses poignées de dollars, qui ne se trouvent pas dit-on "sous les sabots d'un cheval"...La science est une énorme boule de neige que l'humanité pousse centimétre par centimétre à l'assaut des montagnes de l'ignorance. Quand on est contre la science on est contre l'homme.

 

On voit dès aujourd'hui se dessiner une marquetterie de réserves de la vie sauvage , de parcs naturels à protection rapprochée, de Natura 2000 désignées à toutes les attentions, qui préfigurent la nature domestiquée et gérée par notre seule intelligence . En 2100, la nature sera plus belle qu'aujourd'hui ou bien alors l'humanité, ce que je n'ose croire, aura précipité sa propre perte.Quand à la terre sauvage d'avant l'Homme que certains appellent de leurs voeux , il y a bien longtemps qu'elle n'existe plus.

 

Un parc dans les Sorlingues

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