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03/06/2012

Eloge du colleur d'affiches

 

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 Portrait de François Mitterrand par jacques de la Villéglé

 

L’œuvre de Jacques Villeglé, artiste vivant à la renommée internationale, se trouve actuellement conservée dans les lieux les plus prestigieux consacrés à l’art contemporain, le Centre Georges Pompidou à Paris, la Tate Modern à Londres et le Museum of modern art à New York. Particulièrement connu pour la collecte d’affiches lacérées, pratique qu’il débute en 1949 avec Raymond Hains, l’artiste récupère dans la rue des placards publicitaires déchirés et tagués pour les proposer comme œuvre d’art, laissant une large place à la thématique politique qui comporte des affiches syndicales, partisanes et électorales. (Extrait de la Lettre n°28 de l'Institut François Mitterrand)

On  dit souvent que les colleurs d’affiches sont les derniers des fantassins des batailles électorales. Ce rôle est souvent réservé aux esprits simples qui marchent sans penser et qui agissent sans rien demander. J’entends souvent les militants protester et qui disent « On n’est pas seulement des colleurs d’affiches », c’est à dire les humbles godillots d’une bande de petits malins qui eux savent tirer les marrons du feu, faire des plannings, proposer et répartir les tâches, et se mettre ainsi dans les pas des chefs pour se rendre indispensables. Ainsi fonctionnent les hiérarchies sociales et donc politiques, même à gauche.

 

Je dis moi qu’il ne faut pas caricaturer. Il y a des grandes chefs qui vont tracter et qui sont encore capables de préparer un seau de colle. Je pourrais, eu égard à mon âge certain m’épargner moi aussi les tournées cantonales de panneaux d’affichage. Tout au contraire  j’y prends un grand plaisir et pas pour tuer le temps croyez moi. Bien organisé il faut environ trois heures assidues pour passer en revue les seize communes concernées de notre canton. Cela suppose qu’on a une connaissance approfondie de l’emplacement des panneaux et une vision spatiale de leur répartition pour éviter de tourner en rond et s’épargner les kilomètres inutiles.  Il faut également avoir une colle juste assez épaisse et une vraie brosse professionnelle. N’est pas qui veut  un colleur d’affiches à haut rendement.

 

Les qualités techniques,  toujours nécessaires seraient insuffisantes si elles n’étaient pas accompagnées d’une conscience civique aigue. Il faut exclure les placardages hors panneaux libres ou officiels et proscrire les étalages invasifs et tonitruants qui manquent de respect au commun des mortels et s’apparentent à de la publicité forcée. Le paysage, rural ou urbain, ne doit pas être affecté outre mesure. Les publicités commerciales sont là pour nous rappeler que tout excès en la matière est gravement nuisible à l’état d’esprit de nos concitoyens. Ce qui me rappelle que sur la place de La Pernelle, face à la petite église, là où on peut jouir d’un spectacle somptueux sur les côtes du Val de Saire, du feu de Gatteville à la Pointe du Hoc,  un restaurateur indélicat a tracé sur les toits de son établissement des lettres blanches  d’un mètre de hauteur qui donnent à l’endroit des airs de centre commercial texan, absolument hors de propos avec l’ambiance qu’on vient rechercher ici. L’affichage électoral des campagnes politiques ne doit pas s’apparenter à celui des cirques de passage ou à celui des vide grenier et autres kermesses qui envahissent nos ronds points et nos croisements dès les beaux jours. L’affichage politique est subventionné par l’Etat et strictement encadré par les règlements municipaux.

 

C’est la raison pour laquelle avec mon rouleau d’affiches d’une main et mon seau de colle de l’autre, je redresse au mieux ma vieille silhouette pour montrer ma fierté et ma détermination. Il n’y a rien de plus stimulant que de porter haut ses idées face à des concitoyens habitués, en tout cas chez nous, dans nos campagnes, à les dissimuler. Comme le dit fort bien notre candidat B. Cazeneuve, un engagement solide n’a pas besoin d’outrance pour se faire reconnaître. La fermeté des convictions doit s’installer entre l’esprit de liberté et le respect de nos adversaires. Coller une affiche sur le panneau municipal réservé à son candidat, est un acte public de foi et de transparence dans l’action politique qui mérite le respect de tous, quand il est effectué dans la dignité et la responsabilité.

 

Pour parler de moi, au moment ou je passe le pinceau sur les visages grand format des candidats, je leur parle en leur confiant mes encouragements et mes espérances. Vas-y Bernard on compte sur toi. Redresse-toi Geneviève le Cotentin t’est tout acquis ! Vous êtes nettement plus beaux que tous vos adversaires. Regardez les ces UMP, ces FN, la tête qu’ils ont. Ils ont l’air de faux témoins, de Judas, de bons à rien, leur programme ne vaut pas un clou, ils ont perdu d’avance. Ils voudraient nous renvoyer dans la préhistoire du sarkozysme ou pire encore. Ils n’ont rien compris à la modernité, au pari de l’intelligence et de  l’opiniâtreté humaine dans la marche vers le progrès et  la libération des esprits. Ils sont accrochés à leur conservatisme mesquin, à la protection de leurs petits biens ridicules et à leur soi-disant identité nationale,.. !  régionale… ! et locale… !!!  (pour faire bonne mesure).

 

Chaque collage devant chaque panneau est une réunion contradictoire et itérative des idées. Sur chaque place publique on sent aussi l’ambiance et le caractère du conseil municipal qui a décidé de l’emplacement des panneaux, aujourd’hui presque tous standardisés et normalisés. On voit bien que le niveau de débat public souhaité n’est pas partout identique. Parfois on se demande si tout en installant le dispositif réglementaire les municipalités n’ont pas souhaité leur donner un emplacement subalterne. Vous connaissez ? tous ces maires qui vous affirment « Moi je ne fais pas de politique ! » sont finalement de la droite bien assise.  On a envie de leur répondre « Alors, passez votre chemin monsieur le Maire… »

 

Dans le Cotentin, chaque village est bâti sur une trilogie, un triangle des pouvoirs : l’église toujours belle qui a traversé dix siècles, le château souvent imposant qui nous vient de l'ancien Régime et depuis la Révolution,  la mairie, siège de l’autorité municipale. Dans les petites communes ce triumvir est en voie de déshérence, l’église n’a plus de curé, le château est en ruines et la mairie est happée par la « COMCOM ». C’est un crève cœur de coller des affiches au cœur d’une agora que plus personne ne fréquente.


 Pendant ce temps, nos nouvelles cathédrales, les supermarchés,  confisquent des hectares de bitume à des fins privées d’où les manifestations publiques et collectives sont proscrites ! On pourrait tout à loisir transformer ces lugubres parkings en lieux de rencontres, avec des tilleuls ou des marroniers et des bancs publics accueillants. Il suffirait d'assortir les cahiers des charges de clauses initiant un nouvel ordre urbain imaginatif qui décide que les consommateurs ne sont pas seulement des détenteurs de cartes bancaires et de jetons de caddies ! Tout ça me fait dire que les choses finiront  par changer, y compris dans nos campagnes bien trop méprisées. Un bon colleur d’affiches a  le droit d’observer et de penser. L’affichage des hommes et des idées est aussi un dialogue avec les rouages intimes de nos petites sociétés villageoises ! Loin de  vouer le colleur d'affiches aux quolibets et au mépris, il serait bien plus intelligent  de lui reconnaître un rôle  positif dans le lien social en le plaçant au centre de la vie urbaine.

Du caddie au programme électoral le pas est vite franchi ! Affichons les ! affichons nous ! Il faut redonner de l'appétit aux gens pour la vie politique. En toute simplicité mon voisin, le brillant et sémillant responsable des jeunes UMP me confiait exactement la même envie. Jusque dans mon hameau,  on sait  se rassembler sur les grands enjeux du vivre ensemble.


22/05/2012

Le Printemps à la Rose

 Après le bain d'Auguste Renoir (1888)bernard cazeneuve,législatives,cotentin

J’entends déjà ricaner mes amis de droite qui ne désarment pas d’un clou ni d’une balle. Je dis ricaner parce que ces amis là n’ont pas le cœur à rire. Ils sont ulcérés par la défaite et contre toute évidence, prédisent les plus grands malheurs à la France. A l'instar de X. Bertrand qui lance sur France Inter que « Sarkozy disparu, la gauche va s’effondrer, car elle n’a tenu que par l’antisarkozysme » Et il augure « de beaucoup de malheurs et de beaucoup de déçus ». Cette droite arrogante joue contre la France, en torpillant sans motif évident  la confiance dans l’avenir. On se dit que l’UMP est groggy, incapable de se renouveler et encore moins prête à tirer une leçon rationnelle de sa défaite. Elle devrait d'abord se demander  de quoi est née cette vague anti-sarko qui a balayé le pays !

 

Il va leur falloir ensuite reconnaître que les électeurs ont élu à la présidence de la France un homme politique qui est l’exacte antithèse du sortant. Le contraste a été frappant à Berlin et à Chicago . François Hollande est apparu avec toute  la dignité et toute la réserve qui conviennent à un nouveau Président. Il s'est bien gardé  de critiquer l’ancien.  Malgré ses propres succès d’estime qui lui ont donné l'avantage,  il a résisté au plaisir de tacler ses adversaires qui lui avaient prédit les pires  scénarios dans lesquels il devait se ferait rouler dans la farine par les Germains et les Yankees. Là ou Sarko aurait expliqué que grâce à lui, à son énergie et à ses capacités personnelles, il rentrait au pays auréolé d'une victoire éclair et  couvert de gloire, en se moquant de l'opposition, Hollande lui, explique patiemment aux journalistes qui s’étonnent  de son assurance dans ces rencontres au sommet,  que « Lorsqu’on est Président de la France, on ne saurait avoir peur de rien, car la France est un grand pays, la cinquième puissance économique du monde ». Du même coup les succès ne sont pas ceux, personnels,  de Saint François, mais ceux du pays entier et de tout son peuple sans discrimination. C'est ce que j'appelle une démarche politique d'apaisement.

 

Hollande a compris en homme politique accompli et expérimenté que rien ne sera possible pour lui en dehors de l'assentiment des citoyens de droite et de gauche. L’apaisement,  le rassemblement sont des préalables au retour à la confiance dans l’avenir industriel et économique du pays. Il faut redonner envie aux entrepreneurs d’investir, il faut rassurer les travailleurs sur l’emploi, il faut remonter le moral des   fonctionnaires  et renforcer leur intérêt pour le bien public. Le casting du gouvernement Ayrault correspond à cette idée de base du retour de la confiance sans laquelle rien ne se fera. Je me suis efforcé à plusieurs reprises d'inventer un meilleur choix pour tel ou tel poste et je n’ai rien réussi dans ma tête. Sans doute suis-je trop indulgent avec mon bon apôtre corrézien, mais j’ai compris que pour chacun  c' était un défi personnel qui leur était offert. Un défi pour Fabius, pour Moscovici, pour Peillon qui jouent leur destin politique dans leur ministère.

 

Et pour finir ce n’est pas moi qui vais contester le choix de Bernard Cazeneuve comme Ministre délégué aux Affaires européennes. Contre toute attente nous avons eu le bonheur de le voir arriver à la réunion publique de Quettehou hier soir, que nous avions organisée en lancement de sa campagne électorale pour les législatives. Beaucoup de sympathisants qui savaient que notre jeune Ministre était à Berlin le matin même en avaient conclu qu’il ne serait pas au rendez-vous, le laissant à la charge de Geneviève Gosselin sa suppléante , excellente au demeurant. Ils ont été démentis. Le nouveau ministre est arrivé par Maupertus, presque à l’heure, et il nous a déroulé un discours de simplicité et de sincérité qui a ému toute l’assistance, exceptionnellement nombreuse. Il a illustré son slogan de campagne que j’ai trouvé très bien choisi : Rassemblons nos forces !

 

Ce mot d’ordre est bien trouvé, parce qu’il offre à tous les gens d’ici qui se sentent concernés par l’avenir du Cotentin de participer à la créativité, à l’inventivité et à la continuité dans l’effort, propres à entraîner la prospérité de notre territoire. Bernard Cazeneuve qui est devenu un vrai Cotentinais s’est mis délibérément au service de Cherbourg et de sa région et on a senti chez lui une véritable passion  pour faire bouger les choses. Bernard Cazeneuve est un homme fidèle et loyal, respectueux des gens, aux qualités humaines remarquables et éminentes. Son discours d’hier était dans le droit fil de la politique du nouveau gouvernement, propre à susciter l’espoir et à faire naître la confiance. En tout cas, nous avons du même coup hérité d’un leader politique renforcé par l’honneur qui lui est fait d’appartenir au Gouvernement de la République, honneur qui rejaillit sur toute la presqu’île. Ce leadership ne manquera pas de faciliter le chemin difficile de la sauvegarde de nos industries traditionnelles et  de l’implantation des nouvelles.

 

Aujourd’hui je me sens bien. Je me sens libéré de l’affront insultant de Sarkozy qui se vantait d’être le DRH du Parti Socialiste. Nous avons vu ce qu’étaient devenus les Kouchner  et les Besson, ces politiciens en peau de lapin qui en sont réduits aujourd’hui à fuir et se cacher. En exacts contraires, les nouveaux ministres ne sont pas des phénomènes de foire médiatique, ce sont des gens comme vous et moi  qui ont le privilège d'associer leur puissance d’intelligence et de travail à leur passion pour le Service public. Comme l’a dit François de Tulle ils aiment les gens plus que les honneurs ou l’argent. Ouf ! L’alternance politique 2012, c’est aussi la grande lessive de Printemps.

 

 

15/05/2012

Réunion publique de Bernard Cazeneuve à Quettehou le 21 mai

Le 21 mai Bernard Cazeneuve, député maire de Cherbourg tiendra avec sa suppléante Geneviève Gosselin une réunionpublique salle des Expositions à Quettehou, à 20h30. Le débat sans sectarisme sera ouvert à tous et concernera les projets économiques et sociaux du Cotentin qui intéressent chacun d'entre nous quelles que soient nos opinions politiques .