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29/04/2013

Michel Onfray, dernier avatar de la philosophie du XXème siècle

 


Arcimboldo- Le bibliothécaire

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Notre philosophe bas-normand est très cultivé. Il a des idées sur tout. Ce qui lui permet de donner des leçons aux socialistes, qui n’ont d’idées sur rien, ni sur l’éducation, ni sur la santé, ni sur la culture, ni sur la bioéthique, encore moins sur la guerre à laquelle François Hollande ne comprend rien, écrit-il. Avec un rien de mégalomanie notre bavard impénitent qui connaît Homère, l’Iliade, Achille et Ulysse et même Clausewitz, prétend à propos du Mali que l’armée française a mené une « grande guerre » napoléonienne contre les va-nu-pieds djihadistes. Une erreur historique qui renverrait notre pauvre Président dans la lie des Chefs d’Etat et notre pays au ban des nations, bêtes et incapables.

Ces va-nu-pieds équipés de 4x4 et de lance-roquettes allaient pourtant finir de pourrir la situation politique au Sahel et l’interdire définitivement aux roumis et autres  étrangers,  sauf à s’en servir comme otages pour négocier des rançons. En détruisant ce début d’organisation à Gao et à Tombouctou, la France n’a pas mené une grande guerre. Elle a tout juste opposé aux pick-ups Toyota des véhicules blindés et des hélicoptères qui sont des armes archi-conventionnelles et justement appréciées partout pour mener des contre-guérillas dans tous les conflits asymétriques (d’Achille contre Ulysse dit le philosophe).

Tout à sa vindicte le penseur donne le beau rôle aux djihadistes, ces Ulysses malins et intelligents qui ont eux,  une pensée performante et victorieuse. En comparant la campagne française de dispersion des groupes terroristes à une guerre napoléonienne,  Onfray entre dans le non-sens. Il témoigne d’une ignorance totale de la réalité et d’une volonté d’enfumage polémique et idéologique. Après tout ce n’est pas la première fois qu’un « intellectuel » en sortant du domaine de sa compétence est conduit à asséner les plus grandes âneries. Ce qui est plus gênant, c’est qu’un grand journal du soir auquel je suis abonné depuis toujours, se serve de ce texte tordu pour faire un beau titre (1). Et dans quelle section s’il vous plaît ? Celle des idées !

Il est entendu que nous les démocraties républicaines sommes des brutes sans cervelles alors que les djihadistes sont des malins très avisés. Des malins très avisés qui prennent leurs recettes idéologiques dans un livre sacré vieux de plus de mille ans et qui vomissent la démocratie en professant le plus grand mépris pour la personne humaine. Monsieur Onfray est particulièrement odieux quand il fait mine de croire que la France n’a que ses blindés « napoléoniens » à mettre en œuvre pour lutter contre ces excités, bien nommés fous de Dieu. Il feint  d’oublier les services de renseignements, les actions internationales et les concertations entre démocraties, en particulier européennes. Les évènements de Boston nous montrent que toute base djihadiste qui a les mains libres peut trouver à distance d'autres mains criminelles pour réaliser des actions terroristes à distance.

Laisser s’installer au Mali des villes , voire un pays hors la loi, c’était assurément faciliter la constitution de bases armées et d’infrastructures susceptibles d’exporter la guérilla et le terrorisme dans les pays voisins, mais aussi à Paris, Londres ou New-York. Dans son analyse le philosophe grand public réincarné, maître à penser, se campe en digne successeur des Henri-Lévy, Glucksman et autres champions du PAF. Atteindre la notoriété et la célébrité impose certains devoirs de responsabilité et de vérité. Pour contribuer à éclairer l’opinion avec des idées dont manque cruellement le Parti Socialiste, Michel Onfray devra faire encore beaucoup de progrès et surtout s'abstenir de jouer les turlupins enfonceurs de portes ouvertes.


(1) M. Hollande ne comprend rien aux guerres idéologiques du XXIe siècle

LE MONDE | 21.04.2013 à 19h42 • Mis à jour le 22.04.2013 à 12h43

09/02/2013

Coco au Hoggar

 

 

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Au moment où les troupes françaises pénètrent dans l’Adrar des Ifoghas, les marches montagneuses du pays touareg, il me paraît piquant de rappeler le livre «Le  Hoggar » de Claude Blanguernon. Né en 1913 à Cherbourg et élève de l’Ecole Normale d’Instituteurs à Saint Lô, ce compatriote a passé plusieurs années de sa vie professionnelle à Tamanrasset, la capitale algérienne du pays targui, pendant lesquelles il s’est efforcé de créer une école adaptée à une population nomade, qui vivait encore à cette époque sous la tente, du pastoralisme et du commerce des caravanes chamelières. « Puisque les petits touaregs ne veulent pas venir à nous, c’est notre école qui  va se déplacer avec eux » avait-il décidé.

 

Sa longue fréquentation des gens et des lieux lui a permis de publier le seul  ouvrage grand public sur le Hoggar que je connaisse, édité chez Arthaud en 1955 et réédité jusqu’en 1973. C’est le livre d’un homme de terrain qui a patiemment recueilli les données sur les bêtes et les gens. La peuplade touarègue est d’origine berbère comme les Kabyles, les Mozabites et les Chaouis d’Algérie ou les Chleus du Maroc. Ils se désignent  souvent comme des Imaghzighen (Amazigh au singulier) et ils sont les descendants des premiers habitants de l’Afrique du Nord , qui ont connu après le Néolithique, la grande civilisation Gétule, et les influences  phéniciennes, romaines et chrétiennes puis islamiques et arabes. Rappelons que Saint Augustin était un Berbère.

 

Les tribus touarègues furent  toujours remuantes, fières de leur culture avec des chefs aristocratiques souvent enclins à la guerre. Les hommes sont connus pour se voiler avec des beaux chèches bleus, leurs femmes jouent de la musique et chantent, leurs dromadaires sont élancés et fins coursiers, leurs chiens sont très rapides et ont servi de souche pour les races de compétition (les lévriers sloughis) et leurs vaches à bosse, les zébus, sont spécialement résistantes aux conditions désertiques. Depuis tous temps les Touaregs exercent une sorte de fascination sur les Européens et surtout sur les militaires français qui ont éprouvé leur valeur guerrière, lors de la conquête du Sahara. Le Hoggar, dont l’image fut renforcée par des gens comme le Père de Foucault ou l’écrivain Frison-Roche, est resté à nos yeux nostalgiques un pays légendaire aux paysages grandioses, parcouru  par un peuple mystérieux et de fière allure.

 

Cette image conventionnelle cache bien d’autres réalités moins romantiques. Les Touaregs n’ont pas de pays propre et on les retrouve au Mali, au Niger, en Libye et en Algérie. Ils sont divisés en grandes familles qui s’entendent difficilement entre elles, au gré des intérêts des uns et des autres. Chaque groupe était dans le passé représenté par un Amenokal, chef désigné après discussions entre les groupes les plus puissants. Le fonds de l’organisation est féodal teinté d’un matriarcat original, dans lequel les femmes bénéficient d’une liberté surprenante en milieu musulman. On y connaît encore les survivances d’un esclavage ancien avec des esclaves de tente (noirs iklane) et peut être aussi des paysans assujettis dans les jardins (harattins). Le déclin du nomadisme et la toute-puissance du pickup 4x4 de l’époque moderne, ont conduit  ces  commerçants aventuriers à s’employer dans le trafic transfrontière du tabac, des armes et sans doute aussi, de la cocaïne. Il eût mieux valu les encourager au tourisme et à l’artisanat traditionnel, mais ce ne sont pas Khadafi ou Bouteflika qui étaient susceptibles de les pousser vers une pareille évolution. Le djihadisme s’est rajouté en profitant du désert administratif et de la dispersion des familles.

 

Ces dernières considérations nous ramènent à « Coco » notre spécialiste saint-vaastais, reconverti à sa retraite dans le club de tennis (où il fut le parangon de la tenue blanche, chaussettes comprises) et l’histoire locale (il a publié un Gilles de Gouberville intéressant et une histoire de Saint-Vaast-La-Hougue). J’ai pu retrouver sur le web un vieux texte dans lequel notre instituteur plaidait pour  la création de ses écoles itinérantes tout en soulignant la nécessité de respecter la culture et le mode de vie des « hommes bleus » en soulignant que peu de gens seraient capables de survivre dans des conditions de sobriété aussi effroyables. Ce genre de paternalisme avait cours dans les années cinquante du siècle dernier. La réponse aujourd’hui est évidente : nulle civilisation, si brillante soit-elle, ne peut résister à la misère et à l’obscurantisme. La seule façon de la sauver c’est de lui donner les outils de la modernité. Ce que les écoles nomades de Claude Blanguernon n’ont pas eu le temps ni la volonté de faire. L’école française là aussi,  a échoué à former des cadres indépendants, créatifs et responsables. Ce que nous vivons aujourd’hui en est quelque part une conséquence assez logique.

 

25/01/2013

La droite KO debout


 

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Pablo Picasso. L'homme à la sucette


Au troisième round l’opposition de droite est sonnée pour le compte. Le match avait pourtant commencé fort, dès l’élection du Corrézien devant un public impatient. Au dire des connaisseurs, cet homme indécis, élu par défaut, allait nous mener dans le flou et le mou. La presse et les éditorialistes ont savonné pendant tout l’été la planche de départ du nouveau gouvernement. A droite on alimentait avec gourmandise le procès en inexpérience et en amateurisme, Pécresse, Lemaire, Bertrand prenaient des airs suffisants. Fillon et Copé avaient très peur pour la France, le gouvernement allait s’écrouler, la dette proliférer, les capitaux s’évaporer et je ne sais quoi encore. On allait assister à une explosion en plein vol, au chômage, à la misère…On se gaussait de couac en couac, le changement de premier ministre était pour demain. Les militants de l’UMP se moquaient et riaient, riaient…Le Président lui-même n’irait pas au bout du combat, c’est-à-dire de son mandat et irait rejoindre sa Trierweiler, rejetée dans la même opprobre. On s’étonnait même du calme olympien du nouveau Président qu’on finissait par qualifier d’optimiste béat.

 

 

Au lieu de s’inquiéter pour le pays, Copé et Fillon auraient mieux fait de s’inquiéter pour eux-mêmes. Contre toute attente, la spéculation sur les dettes souveraines  a été surmontée et nous avons pu dès lors emprunter sur les marchés à des taux historiquement bas. Cette nouvelle donne était un contre massif à l’estomac de tous les augures de droite et des économistes libéraux qui prévoyaient pour nous un destin à l’espagnole ou même pire, à la grecque. C’est pendant ce deuxième round de novembre et décembre que l’accident industriel de l’UMP est survenu. Nos forts en thème qui donnaient des leçons de gouvernance à tout va, nous ont joué impromptu, un remake du Bon, de la Brute et du Truand, jusqu’au classique duel final au pistolet à  36 coups. Il n'y’a pas eu de corps à corps avec la gauche, l’UMP s’est prise seule, librement, volontairement, les pieds dans le tapis.  Tous les leaders de droite ont reçu des coups, des horions aux effets durables qui ont affecté même Juppé et Sarkozy, tentés par l’arbitrage. Ces deux-là n’ont pas tiré un seul marron du feu, et ils se sont brûlé les doigts en prime.

 

Le troisième round a débuté après les fêtes de Nouvel An. Il a commencé par un direct du droit à la figure de l’UMP qui tentait de reprendre son souffle. La patronne du Medef, son alliée traditionnelle, va jusqu’à s’entendre avec trois syndicats pour débloquer un certain nombre de contraintes cruciales concernant la compétitivité des entreprises. La méthode Hollande a porté ses fruits. Les partenaires sociaux ont pris le temps de la discussion, de la concertation et de la négociation. On peut dire merci à Jacques Chérèque. Cet accord est porté au bénéfice du gouvernement et du Président. Dans les média on commence à s’interroger sur le bienfondé des critiques incessantes, dont peut-être, l’opinion se fatigue. On ne parle plus de dégringolade ou de chute abyssale dans les sondages. Malgré une succession de dévissages proclamés  les opinions favorables restent peu ou prou aux alentours de 40%.

 

C’est à ce stade que le mariage pour tous semblait à l’UMP une occasion en or pour se refaire. Chacun de ses porte-parole s’est mis à faire des contorsions pour emboiter la démarche de protestation des catholiques. Malheureusement les figures de proue du mouvement ont donné une image bien rance d’eux-mêmes, componction des soutanes, conformisme des cathos bcbg et par-dessus tout, une Frigide Barjot qui est à elle seule une vraie caricature. Cette artiste a transformé les cortèges des manifestations en parades de carnaval. Dans cette opinion, gouvernée par les images, le mouvement « anti » a perdu ainsi beaucoup de sa respectabilité, qualité cardinale dans les confessionnaux, les églises et les cathédrales.

 

Mais cette passe d’armes aurait pu prendre un véritable élan,  sans l’épopée du Mali. L’armée française se voit du jour au lendemain contrainte de voler au secours de son ancienne colonie  et de bloquer les pick-ups djihadistes sur la piste de Mopti. L’opération bénéficie du consensus international et des vivats des Maliens eux-mêmes. On admire la rapidité d’exécution et la tournure martiale du bonhomme François. Coincée, l’opposition de droite, de Borloo à Le Pen, donne satisfecit au gouvernement et ne peut qu’approuver. Opportunément, l’attaque d’In Aménas vient rappeler à tout le monde l’urgence de mener une guerre radicale aux terroristes et preneurs d’otages, et elle contribue à conforter la France dans sa propre intervention au Sahel. Pour la première fois l’Algérie prête main-forte et ne peut que se féliciter d’une opération qui un mois plus tôt lui apparaissait prématurée et suspecte.

 

Après son bras d’honneur télévisé adressé à Alger, Gérard Longuet peut toujours essayer de donner des leçons à notre diplomatie. Pour violente qu’ait été la réaction de l’armée algérienne à In Amenas, la communauté internationale lui est quelque part reconnaissante d’avoir refusé d’entrer dans le jeu tragique des preneurs d’otages. On sait finalement que le rachat des captifs ne fait que préparer des rapts ultérieurs et alimenter les caisses du djihad. Bouteflika a accepté de prendre sur lui le poids de la cruauté et de la violence, mais il faut bien se rendre à l’évidence qu’aucune solution acceptable n’était à portée. Morts pour morts, les sacrifiés d’In Amenas auront participé à la lutte radicale contre cette terrible dérive dont la référence définitive est celle des milliers de victimes des tours de Manhattan.

 

Le combat droite-gauche, sur le ring de la politique intérieure est en train de tourner à l’avantage de notre Président. Le calme, la modération des propos, le respect de toutes les opinions, y compris celles de l’opposition la plus virulente, sont des ingrédients qui font merveille à moyen terme. Claude Sérillon qui vient d’accepter de travailler à l’amélioration de la communication me semble jouer un rôle utile. Je l’ai dit, Saint François est entré aux responsabilités sous le signe de la chance. Il semblerait que celle-ci ne soit pas encore prête à le lâcher.

 

PS/ et pour finir, voilà-t-il pas que F. Cassez sort de sa geôle et que les premières offres de négociation viennent de l’Azawad…

 

19/01/2013

Saint François secourez les Dogons !

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Les gens de droite sont verts de rage. Tout sourit à cet imbécile de gauche, le bon à rien indécis et amateur qui se fait rouler par le premier venu, y compris dans son ménage, un velléitaire sans ambition qui n’est arrivé au pouvoir que sur un malentendu. La Pécresse s’en trouve toute alourdie de ses poches sous les yeux, qu’elle porte douloureusement  et Copé ressemble de plus en plus à un truand repenti, sorti de prison il y a peu, et qui s’attend à se faire flinguer à chaque coin de rue.

 

C’est que Saint François de Tulle bénéficie plus que jamais de la baraka et est en train de donner une bonne leçon de gouvernance à tous ces petits prétentieux qui rivalisaient hier d’arrogance et de suffisance. La tentative de libération de notre otage des Chebbabs est bien sûr un échec mais les risques étaient tels qu’on crédite finalement le Président d’intrépidité, qualité pour le moins inattendue  du bonhomme François. Pour le Mali on lui sait gré de s’être décidé vite et au bon moment, celui  du rassemblement des pick-ups sur la piste de Mopti. L’effet de surprise escompté par les djihadistes a joué en notre faveur et on peut en féliciter notre dispositif de veille dans la région. On ne sait pas ce qui reste de l’armement de ses allumés de la charia mais ils ont dû laisser des plumes dans cette expédition ratée.

 

Je ne pense d’ailleurs pas que ces gens représentent  grand-chose sur le plan militaire. Même en se laissant impressionner par le vide administratif qui règne dans ce cœur de désert qu’est l’Azawad, il ne faut pas négliger les difficultés d’acheminer dans cet espace réputé pour sa vacuité hostile (on est sur la lune !) du matériel, des munitions, du carburant et des vivres en quantité. Les points d’eau sont eux même des contraintes qui obligent la géographie des parcours et des refuges. Le Sahara restreint à ses lieux habitables pour une certaine durée devient tout  petit et facilite de beaucoup les traques. Il n’y a rien de plus visible que des traces de pneus dans les regs sableux et les passages d’oued.

 

Ce qui est le plus à craindre c’est que cette troupe hétéroclite et obscurantiste se débarrasse au plus vite de ses barbes et de ses turbans après avoir caché les armes et se fonde à nouveau dans la population ordinaire. Il y a un temps pour l’action quand on est fort et un temps pour la dissimulation  quand on est vulnérable...  encore faut-il bénéficier de complicités dans les tribus et les villages petits ou grands... Dans ces familles élargies tout le monde se connaît et les solidarités sont puissantes et  négociées. Les « étrangers » sont faciles à repérer et il paraît difficile pour eux de se retrouver dans les sociétés locales comme des poissons dans l’eau.

 

Je ne crois donc pas que la reconquête des villes grandes ou moyennes demande beaucoup de temps, pas au de­-là de quelques semaines en tout cas. Je n’en dirais pas autant de la restauration du Mali comme état souverain, avec une administration et des institutions qui fonctionnent. Le malade aura besoin d’un certain temps de réanimation. C’est sans doute à ce moment que l’Europe pourra jouer son rôle de médecin en finançant les ONG pour nourrir, éduquer et remettre en activité les vieilles sociétés percluses de ce bout du monde, assurer le retour des exilés et des réfugiés, et maintenir partout les libertés et les sécurités indispensables. Il faudra aussi trouver un statut acceptable pour les Touarègues ces grands nomades qui sont depuis toujours tenaillés par les démons de leur fierté et de leur  liberté, qui ont toujours fait l’admiration de leurs amis et de leurs ennemis par leur élégance, leur culture, leur noblesse et leur poésie. Comment admettre qu’une ethnie qui est depuis toujours remarquée pour l’organisation matriarcale de sa société puisse aujourd’hui  se soumettre à une bande de soudards incultes et frustres comme ceux d’Aqmi ?

 

D’ailleurs c’est  tout le Mali qui doit être protégé pour la richesse de son patrimoine culturel et naturel, les gens de cette région sont modérés, ce sont des artistes, des musiciens et des poètes et ils sont d’une grande beauté. Alors je supplie encore une fois à genoux Saint François de Tulle, s’il vous plaît Monsieur le Président  sauvez les Touaregues ! sauvez les Songaï !  sauvez les Dogons ! sauvez   l’Azawad !    sauvez Tombouctou !   sauvez   Bamako ! et vous rentrerez dans l’histoire comme bienfaiteur de l’humanité .