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16/03/2010

L'important ce n'est pas la rose, c'est le rosier...

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Je suis impressionné par la quantité de vulgarités intellectuelles qui envahit le petit monde audio-visuel de la politique, animé par les experts parisiens de la pensée unique. A tel point que l'abominable Georges Frêche me devient sympatique. Je le trouve même génial. Il est le seul a avoir su percer le monde du silence.

 

Je m'explique . Ces gens bien informés n'arrivent pas à imaginer que le succès socialiste aux régionales est avant tout du au travail des équipes sortantes et de leurs Présidents. C'est prendre les électeurs pour des gogos, car je ne crois pas qu'ils les auraient reconduits aussi massivement, s'ils n'en avaient pas été satisfaits. Modestement, sérieusement ces élus peu connus au plan national, ont pris leur tâche au sérieux. Comme Frêche ils ont appuyé les politiques de développement autour des universités, des transports, de l'environnement.

 

L'exemple de la Basse Normandie est frappant, alors qu'elle a été arrachée à la droite en 2004 à la faveur d'une triangulaire, les électeurs en 2010 ont  placé en tête sans hésiter Laurent Beauvais et son équipe. Le représentant de l'UMP qui n'est quand même pas inconnu, avec une bonne image en milieu rural (un vétérinaire !) est bel et bien dans les choux. On ne peut qu'être d'accord avec Ph. DURON qui note avec satisfaction que la sociologie politique évolue dans notre province à la mode bretonne, même si c'est avec quelque retard.

 

 

Le succès remarquable des socialistes est du à nos valeureux élus locaux, aux maires des villes petites et grandes, aux présidents de conseils généraux et bien sûr aux présidents sortants des régions. Tous inconnus du PAF, ces élus sont bien souvent sur leurs terres des leaders et des relais d'opinion importants. La droite ferait mieux de se taire plutôt que d'affirmer  bêtement  que les régions n'ont pas d'existence politique. Quand à savoir pourquoi on ne gagne pas au niveau national, il est ridicule comme le font beaucoup de commentateurs de laisser croire qu'il s'agit d'une règle. C'était la faute à Jospin en 2002 parce qu'il fut un mauvais candidat et c'est la faute à Sarkosy en 2007 parce qu'il en fut un excellent. Ce dernier fit preuve  à l'occasion des qualités d'un fabuleux camelot, qui commence seulement aujourd'hui à se montrer nu devant les citoyens.

 

Avec un peu de chance, dans les deux années qui viennent, la gauche va sortir de ses bataillons, l'homme ou la femme introuvable aujourd'hui, mais qui peut éclore sans crier gare demain,  à la faveur des combats annoncés. Un héros ou une héroïne qui devra se transcender en associant valeurs intellectuelles et valeurs morales pour élaborer une ligne politique de justice et de progrès tout en déjouant les traquenards tendus par ses ennemis et  plus encore par ses amis. Pour mes enfants et mes petits enfants j'en appelle au miracle et je fais des voeux (pieux ?).