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17/09/2011

Vider les écuries !

 


takieddine,balladur,politiciens véreuxTravail d’Hercule en vérité, mais il  est temps. Le mal atteint le cœur de la République. On sait maintenant d’où viennent les beaux yachts et les villas de la Côte. Ils sont les fruits empoisonnés du trafic de drogue, du chantage, de la corruption municipale, de la concussion régionale et nationale, des malversations ordinaires et des exactions interlopes. Toutes activités illicites ou criminelles qu’on doit aux mafias napolitaines et calabraises, aux bandits corses, aux rois Nègres, à la nomenklatura russe,  aux gangs moyen-orientaux et aux affairistes cosmopolites qui  s’approvisionnent sans retenue sur le grand marché véreux des hommes de paille politiques. Du crime ordinaire de la bande à Bonnot aux mallettes de billets de nos ripoux institutionnels, il y a une continuité.  Le truand Takieddine ,  en passant par les bons soins de Sarkozy (notre Président !) conduit directement aux bureaux feutrés de Balladur ; de même l’avocat marron Bourgi dépose ses liasses aux pieds du sabreur Villepin et du malheureux vieillard amnésique Chirac. Et encore nous ne savons presque rien, peut-être même ne voulons-nous pas savoir,  à cause de la honte qui nous envahit. La porte sur les malversations est seulement entrouverte.

 

Le mal remonte à trente ou quarante ans avec les chasses au gros de  Giscard et les chasses à courre de Grossouvre. Les vannes ont définitivement lâché avec Tapie, le roi des tricheurs qu’un certain peuple  a porté aux nues en son temps. On voit le résultat : pour prix de son amoralité on lui verse des millions ! On voit le petit télégraphiste Woerth, modeste imitateur, vendre des légions d’honneur et payer pour une embauche, on voit des procureurs véreux manipuler des enquêtes, des Papa Falcone faire du trafic d’armes et des Pasqua acheter des casinos. Il semble qu’il n’y ait plus de limites aux turpitudes malhonnêtes, au commerce d’influence, au mélange des genres et à la détérioration civique de nos politiciens. Même Guérini, élu socialiste, se livre au brigandage avec son frère et ses consorts.  Le Sénat notre grande assemblée, finit par devenir le nid suspect des passe-droit et des entourloupes illégales tout en dissimulant sa pelote, repue d’avantages de toute nature. On voit même le sinistre Servier marchand de médicaments décoré en haut lieu, devenir marchand de mort et  sombrer dans le crime par insatiable cupidité !

 

Pendant ce temps, il y a des hommes en costards sombres imperturbables qui osent nous dire que nous sommes ruinés, que les citoyens se sont octroyé des avantages indus, qu’ils fraudent à la sécu, qu’ils abusent de leurs indemnités de chômage et qu’ils font tout pour échapper à l’impôt. Nous les petits profiteurs, nous avons mis L’Etat en faillite ! Les finances sont déliquescentes et les traders vont  nous dévorer tous vivants, car ils ont décidé que nos bons du Trésor ne valaient plus un rond. Il va nous falloir payer des taux usuraires pour survivre. Nous retournons  au Moyen-Age. Nous sommes repartis dix siècles en arrière. Les nouveaux serfs vont marcher cul nu et rembourser des taxes et encore des taxes, sur le pain, sur l’aspirine, sur le pinard, sur la belote, sur les courses de chevaux et sur le bois de chauffage. On va décréter le retour à la gabelle. Demain il n’y aura plus d’école pour nos petits et nous, les vieux séniles et grincheux nous allons nous ruiner pour nous faire descendre dans notre caveau , sans fleurs ni musique.

Halte ! On sait qui va là,  avec les liasses de dollars dans les poches ! on sait qui tient les combinaisons de nos coffres ! on sait qui baise les femmes de la haute, où même les femmes de ménage dans les hôtels de luxe ! on sait qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes ! Il faut tirer à vue sans sommations,  inutiles désormais. Il faut fermer ces lupanars lubriques de la haute finance et de la démocratie affairiste et putride. On sait bien que la droite aime les chefs et qu’elle préfère les riches aux pauvres. Les belles villas sont tranquilles alors que les gredins grouillent dans les banlieues affirme-t-elle !  C’est son droit, mais visiblement cela fait trop longtemps que les mêmes sont au pouvoir. Sarkozy nous avait prévenus : il serait un Président décomplexé qui puise à pleines mains dans les avantages du pouvoir. Il a appris par cœur les ruses de Machiavel et s’est imaginé  dans la peau du Prince tout puissant.

 

Il faut un coup d’arrêt. Il faut changer d’équipes maintenant, il faut virer les voyous et ceux qui leur servent de paravent. Voter Hollande n’est plus une opinion, c’est une croisade. Nous allons le porter au pouvoir avec 80% de majorité qui lui donneront des ailes pour la grande lessive. Aujourd’hui,  les jours du petit Parrain sont comptés. Il faut balayer les écuries et tout passer à l’eau de Javel, avant que la gangrène se propage et nous conduise vers plus d’indignité.

 

 

« Il ne faut pas que l’on m’impute à présomption, moi un homme de basse condition, d’oser donner des règles de conduite à ceux qui gouvernent. Mais comme ceux qui ont à considérer des montagnes se placent dans la plaine, et sur des lieux élevés lorsqu’ils veulent considérer une plaine, de même, je pense qu’il faut être prince pour bien connaître la nature et le caractère du peuple, et être du peuple pour bien connaître les princes. »

— Nicolas Machiavel, Dédicace du Prince à Laurent II de Médicis  (notre illustration)