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13/11/2009

Les bons français et les autres

masques.jpgBadinter ce matin  à la radio a clairement résumé l’identité nationale dont on nous rebat les oreilles en ce moment : une communauté de culture d’Astérix aux Misérables, une communauté de valeurs, liberté, égalité, solidarité, laïcité, et bien sûr ce qu’on oublie trop souvent, une communauté de destin.

 

Façon élégante de dire que nous sommes, citoyens d’un même pays, embarqués dans la même galère. Voilà qui donne à réfléchir : les petits immigrés qui sifflent la Marseillaise dans les stades sont particulièrement visés. Nous sommes menacés par cette invasion de moricauds sans foi ni loi, qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs de la République, avec cette excuse cependant, que la République ne les reconnaît pas trop bien elle-même comme ses propres enfants.

 

La ficelle est un peu grosse pour retrouver les faveurs des racistes de l’extrême droite, incorrigibles nostalgiques des colonies, gros bras tatoués xénophobes et fanatiques d’uniformes à barrettes que la Marseillaise excite aux dernières extrémités. Quand je pense que c’est le fourbe Besson qui se charge de la basse besogne !

 

Mais posons nous la question : ceux qui s’installent en Suisse ou en Belgique pour payer moins d’impôts, ceux qui jouent les emplois de l’hexagone au casino financier de Londres ou de New York, ceux qui s’enkystent dans les paradis financiers, ceux qui jouent leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt général, sont-ils de meilleurs français ? Besson ferait bien de mettre cela sur le tapis. Le ministre du budget lui même a déclaré qu’il avait trois mille noms. Que ceux là viennent chanter la Marseillaise dans la cour de l’Elysée et ils seront pardonnés.